Voyager avec un VAE, des avantages et des inconvénients

par | Mis à jour le 05/03/2022 | Publié le 21/03/2021 | Choisir son matériel | 13 commentaires

Il n’est pas rare que nous ayons des retours sur le manque de présence du VAE sur notre blog. C’est vrai, il faut l’admettre, le vélo à assistance électrique a pris de l’ampleur et affirme chaque année davantage sa présence sur les véloroutes de France et d’Europe. Il concerne probablement un certain nombre de lecteurs et ne pas en parler est certainement une erreur. 

Pourtant, nous n’avons pas forcément envie de le mettre en avant. Tout simplement car nous restons persuadés qu’avec la technologie qui s’est développée sur les vélos traditionnels, l’effort demandé par la pratique du voyage à vélo est largement surestimé dans l’esprit des gens. On a tendance à croire qu’il faut subir un entraînement drastique pour réussir à pousser un vélo de randonnée chargé de 20kg de bagages. Pourtant, la réalité est bien moins compliquée que ça, la préparation physique est beaucoup plus souple qu’il n’y paraît !

Il est temps pour nous de vous donner notre position sur ce sujet et de vous expliquer pourquoi le voyage à vélo électrique n’a pas (encore) suffisamment d’avantages pour nous convaincre. Nous ne disons pas que nous avons raison, mais peut-être que notre avis vous apportera un éclairage sur ce sujet.

Le voyage à vélo électrique ouvre de nouvelles perspectives

Un public plus large grâce au VAE

Ce qui est chouette avec l’arrivée du VAE, c’est que cela rend le cyclotourisme envisageable pour des personnes qui n’y songeaient pas avant, qui ne pensaient pas cela possible. C’est une formidable opportunité par exemple pour des retraités sans entraînement qui peuvent prendre la route sans trop se poser de questions. Ça l’a aussi été pour nos amis de Envie Cap’ qui grâce à l’assistance ont pu réaliser un voyage incroyable. Le vélo à assistance électrique permet de ne pas souffrir en montée et de moins sentir le poids sur son vélo, ce qui enlève des freins non négligeables.

Il n’est pas rare que nous soyons doublés en montée par des personnes plutôt âgées qui au passage ne peuvent pas s’empêcher de nous lancer une boutade en nous voyant plus lents. On comprend qu’ils soient heureux de leur choix dans ces moments précis ! Ce sont exactement les moments où l’on regrette amèrement d’être là, avant d’oublier nos pensées négatives une fois arrivés en haut de la montée.

Par ailleurs, il a été prouvé que le VAE maintenait bien les gens en pleine forme et que c’était bon pour le souffle et le cœur. Voir ces personnes s’éclater sur leur vélo, même s’ils sont électriques ne peut que nous réjouir ! Et puis, c’est toujours une personne de moins dans une voiture et une personne de plus sur un vélo, c’est toujours, absolument toujours, positif.

Des perspectives d’itinéraires plus difficiles

Nos expériences dans le Mercantour et à Fécamp ont plutôt été révélatrices. Elles nous ont conduites à un véritable mal de fesses mais à certainement moins de douleurs en montée. Les montées de Fécamp ne m’auraient pas effrayées avec mon vélo. Mais, je dois admettre que les montées auxquelles nous avons été confrontés dans le Mercantour m’auraient parues insurmontables sans l’assistance. Avec une détermination de plomb et beaucoup de poussage, je serais probablement arrivée à bout, mais certainement non sans y avoir laissé toute mon énergie. 

Jusqu’ici, je n’avais pas imaginé m’engager sur un itinéraire qui aurait à tel point dépassé mes propres limites physiques. J’ai trouvé ça génial d’accéder à des endroits que je n’aurais pas pu voir facilement, ou apprécier comme il se doit, à cause de la difficulté de l’exercice. Le VTTAE a ajouté un vrai plus au voyage et je comprends alors l’attrait qu’il y a pour ce dernier.

Le transport de charges plus lourdes

Il y a également un cas de figure qui revient souvent. Le VAE permet d’ouvrir des possibilités aux familles ou aux parents en solo avec des enfants en bas âge ou même aux propriétaires de chiens. Il est vrai que les carrioles pour les enfants sont souvent lourdes. Comptez au moins 15kg auxquels on ajoute le poids non négligeable de l’enfant. Plus encore pour un gros chien (nous en sommes plus que témoins avec notre Ringo ) ! À cela s’ajoutent les sacoches. Si cela n’a pas effrayé la maman de Louise pour une traversée mère-fille des USA, je peux comprendre que ça en bloque plus d’un. 

Le voyage à vélo électrique permet de transporter plus facilement toute cette charge. Et les inventions ne manquent pas en la matière ces dernières années. Les vélos de trekking sont en train de se développer, de s’améliorer. Il suffit d’aller voir le prochain Pino Hase qui s’adapte à de nombreuses situations et est désormais disponible avec une assistance si on le souhaite.

Il y a des dizaines de raisons qui nous poussent à partir avec un VAE. Et nous ne sommes pas là pour les juger, bien au contraire. Toutefois, avant de foncer sur l’achat, c’est important de noter ses inconvénients car, selon nous, ils ne sont pas des moindres.

Les inconvénients d’un voyage à vélo électrique

  • La dépendance à l’électricité
  • Un voyage au rythme de l’autonomie de la batterie
  • Le manque d’énergie sur des itinéraires plats
  • L’accès limité aux transports
  • L’impact écologique du VAE

Selon moi, sauf exception, voyager à vélo à assistance électrique comporte davantage d’inconvénients par rapport au gain de confort. Mais il faut savoir que mon avis est celui de quelqu’un qui voyage généralement au long cours. Pour quelques semaines de vacances, la philosophie est certainement différente et l’on peut s’organiser autrement.

1. La dépendance à l’électricité

Le besoin de recharger sa batterie est pour moi le plus grand inconvénient du voyage à vélo électrique. Généralement, on apprécie le cyclotourisme parce qu’il offre une certaine liberté de mouvement, une autonomie complète et la possibilité d’aller loin sans dépendre de personne. 

Si l’autonomie des VAE augmente au fil des années, elle correspond encore à environ une bonne journée de vélo. Avec ça, la pratique du bivouac, cher à notre coeur, prend une toute autre forme et devient compliqué. Puis finis les jours en pleine nature sauvage. Il faudra chercher une prise électrique à un moment pour recharger les batteries. La dépendance à l’électricité nous accroche au monde moderne des Hommes tel un bernique sur son rocher.

Nos journées sans croiser habitation ou âme qui vive comme ce fût le cas en Norvège auraient été compliquées. À cela s’ajoute donc le coût qui accompagne le besoin d’électricité : la nécessité de prendre des logements, campings, etc.

L’autonomie de la batterie avant tout

Avec la batterie, fini les longues journées où, par plaisir ou par simple envie de se défier, on laisse notre corps continuer dans son élan. 80 km, 120 km, 150 km. Il suffit qu’il y ait un petit col dans la foulée et la batterie nous lâche. Mon vélo dans le Mercantour a lâché avant que nous arrivions à bout d’un col. 38 km au compteur et je l’avais économisée pendant tout. Une sacrée galère si je n’avais pas été avec une sacrée équipe. Une fois le vélo éteint, c’est la fin des haricots. 

Le vélo à assistance électrique, même à minima, utilise sa batterie, parce qu’il faut qu’il soit allumé pour rouler et réagir comme un vélo « traditionnel ». Quand il n’y a plus de batterie, on a (la plupart du temps, pas toujours apparemment) l’impression de pousser une vieille mobylette à pédales sur laquelle on a ajouté 40kg de bagages. En plein milieu d’un col, l’ascension devient compliquée. Mais au milieu d’une piste cyclable aussi, le vélo se transforme en veau à l’instant même où il s’éteint. Et là, c’est la galère qui commence. C’est arrivé à Denni lors de l’Échappée Belge, il s’en souvient encore.

Le manque d’énergie sur des itinéraires plats

Vous vous souvenez de notre anecdote rigolote sur le Canal de Nantes à Brest ? Nous, chargés comme des mules, impliqués dans une course à laquelle nous ne participions pas avec un VAE. Lors de notre épopée en Wallonie à l’occasion de l’Échappée Belge, nous avions eu la curiosité de tester des vélos électriques pour des journées qui tournaient autour de 90 km/jour. Heureusement, nos vélos étaient rechargés le midi, ils ne tenaient pas la journée. Mais ce qui nous a posé le plus problème dans notre groupement, c’est de suivre tout le monde car c’était plat et que nos vélos avaient étonnamment peu d’énergie. 

Malgré notre assistance, on a eu beaucoup de courbatures (ça nous a beaucoup surpris) car nous avons dû forcer pour tenter de suivre la cordée. Le fait d’être bridés nous a aussi posé problème. Avec le recul,  nous aurions été bien plus à l’aise et moins courbaturés sur des vélos traditionnels. L’assistance électrique se révèle vraiment sur des parcours vallonnés. Sur du plat, on trouve nos vélos bien plus efficaces ! 

Les transports

Le vélo électrique est souvent interdit dans les avions et dans les bus. Ça va sans doute bouger dans les prochaines années, mais pour le moment, c’est la règle. Déjà que c’est compliqué avec un vélo normal, là… ça devient très compliqué. Parce que le bus est une bonne (voire quasi la seule) alternative au train. Parce que l’avion est parfois nécessaire pour aller là où on le souhaite ou pour rentrer en urgence.

Aussi, le poids du vélo est plus élevé. Prendre le train, avec toutes les problématiques que l’on a relevées dans notre dossier train + vélo, doit être une mission encore plus désagréable. Déjà que suspendre mon Riverside Touring 520 de 16kg me paraît compliqué, je n’imagine pas ce que ça donne avec un VAE de 26 kg.

L’impact écologique du VAE

Évidemment, il y a aussi une question sous-jacente à cette présence de plus en plus massive du vélo à assistance électrique sur nos voies vertes et véloroutes. L’écologie. Parce que si les procédés de fabrication des vélos de voyage traditionnels ne sont pas parfaits, ils ont l’avantage de permettre de partir pour toute une vie, ou presque. Et surtout, d’avoir un impact limité sur l’environnement une fois la bicyclette acquise. 

Il y a quelque temps, je n’ai pas réussi à vendre mon propre VAE (gagné à une loterie) de la marque Arcade (une bonne marque donc). C’était une belle bête, mais déjà considérée comme obsolète. La batterie avait un souci, ne tenait plus et s’éteignait toutes les 5 minutes. Les technologies avaient tellement évoluées que mon vélo est parti dans une asso. Un gâchis vu le prix d’origine du vélo. C’est aussi ça le VAE : nous faire payer un vélo bien plus cher alors que dans 5 ou 10 ans, il n’aura plus de valeur sur le marché.

Et ça, c’est sans compter les problèmes d’extractions liés aux matériaux rares utilisés dans la batterie, les problèmes de recyclage de ces batteries, le besoin d’énergie électrique pas toujours propre. En bref, c’est pas joli joli tout ça. Mais ça reste mieux que d’autres moyens de transport, c’est certain.

Le voyage à vélo électrique oui, mais…

Nous comprenons l’utilisation du VAE pour voyager dans certains cas mais ne comptons pas le mettre spécifiquement en avant sur ce blog. Il ne faut pas nous en vouloir, ça ne correspond pas à notre manière d’aborder le voyage à vélo !

La pratique du vélo traditionnel est souvent sur-estimée. Il nous suffit de compter le nombre de « bon courage » que nous recevons chaque jour de la part de passants ou abonnés lorsque nous sommes sur les routes. L’admiration que l’on suscite est injustifiée, mais elle est nourrie par un discours ambiant du « dépassement de soi et de ses limites ». Je comprends dans ces conditions que l’on ait des difficultés à se projeter et à se dire que le vélo, c’est accessible à presque tout le monde.

Avec Denni, nous ne nous retrouvons pas dans ce discours parce que justement, nous avons rarement eu besoin de mental. Et quand on en a eu « besoin » pour ne pas faire demi-tour, c’est parce que l’on a cherché à se mettre au défi. Si le voyage à vélo était une souffrance pour nous, on ne serait pas là. S’il nous fallait du courage pour affronter chaque journée, croyez-nous, on aurait lâché prise depuis longtemps.

La vérité, c’est que le vélo souffre d’une image erronée, synonyme de sport, de sueur et d’endorphines. Certes, certains moments sont difficiles, il faut que le corps s’habitue au mouvement, à la position, à l’activité physique. Certaines montées piquent. Mais si l’on suit une véloroute comme l’EuroVelo 6, avec une bonne transmission sur son vélo de voyage, il n’y a pas de raison que ça soit difficile.

Alors voyage à vélo traditionnel ou voyage à vélo électrique ? La question se pose sincèrement et mérite une vraie réflexion car pour sûr, votre manière d’aborder le voyage ne sera vraiment pas la même ! C’est à vous de choisir !

Aller plus loin

13 Commentaires

  1. Bruno

    Bonjour
    Tombé par hasard sur cette page (excellente d’ailleurs) je me permet de donner mon avis sur le VAE, assez opposé au votre lol. Je voyage effectivement en VAE avec sacoches et remorque mono roue. J ai fait pour commencer Chateaulin (29) à la Mer noire Roumanie, cad le canal Nantes Brest + l’Eurovelo6. Retour en avion de Bucarest à Paris puis vélo pour rentrer en Bretagne par la Véloscénie et la V6. Depuis VeloOdyséee , Velo Francette, Irlande, Ecosse et plein de petites balades de quelques jours, plus velotaf velocourse et balades. Distance max en charge avec remorque 124 km en Allemagne, à vide Roscoff Concarenau (par les Mont d’Arrées donc pas plat) 136km. Aujourdh’ui j’ai 11000 km au compteur avec ce vélo et pas de soucis. A vide à plat et sans vent (Bretagne) le vitesse limitée à 25km/h et parfois embetante car je roule a environ 30km/h dans ces conditions. Mais en mode voyage c’est un plaisir de rouler à 20km/h alors que les vélos classiques avec la meme configuration que moi ne dapassent rarement les 14km/h. Gros avantage une journée type pour moi c’est 100 km, 5 heures de route + 2 heures de visites photos etc. Hormis le fait qu’a 14km/h je m’e….sur un voyage comme mon 1er ça fait gagner 15 jours sauf à vouloir pédaler toute la journée, mais j’aime visiter et prendre mon temps et non passer ma journée sur le velo. Recharge, pas de probleme je ne fait pas de camping sauvage et j’ai de toute facon besoin d’electicite pour une machine respiratoire contre l’apnée du someil. C’est égalemnt tres “securit” sur les routes les ronds point ou carrefour en particulier au demarge ( sauf en Allemagne ou les automobilistes sont d’une courtoisie exempleire avec les cyclistes). Le coup du trottoir m’a bien fait rire, j’y arrive avec une remorque . De plus sur les VAE equipés en moteur Bosch( la majorité) il y a une petite touche qui permet l’assisatance quand on marche ou que l’on monte un trottoir. J’alllais oublier, sur la Eurovléo 6 aprés Budapest le revettement tient parfois de la piste de VTT, la aussi un bonheur d’etre en VAE. Le coté écolo, profitant pendant le 1er confinement de la rarefaction des voitures je n’ai fait que du velo taf soit 600 km de voiture en moins ! Bonne journée Kenavo et vive le voyage en vélo

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    • Mila

      Bonjour Bruno,

      En effet, chacun y trouve son compte et cela n’est nullement un blâme de voyager en VAE. Je comprends ses avantages.
      Nous on lui trouve beaucoup plus d’inconvénients mais on se plaît aussi à faire peu de km par jour si besoin. Surtout en France, on trouve que si on fait trop de km, on loupe des choses.
      Pour le trottoir, je sais quel vélo avait Mathilde lorsque ça lui est arrivé et je ne suis pas étonnée de son retour. Effectivement certains VAE sont plus performants, mais certainement pas assez pour nous convaincre de louer un logement tous les soirs et de perdre notre autounomie. Encore une fois, c’est notre retour et nous voyageons au long cours.

      Merci pour cet autre point de vue !

      Mila

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    • Paul

      Bonjour, je suis intéressé par votre expérience sur le retour de Bucarest avec un VAE? Vous écrivez avoir fait un retour en avion. Il me semble que ce n’était pas possible avec un VAE? Quelle compagnie?
      Votre témoignage m’intéresse.

      Réponse
      • Mila

        Bonjour,

        Je pense que vous vous trompez avec un autre article que vous avez dû lire sur un autre support car nous n’avons jamais voyagé avec un VAE et ne sommes pas rentrés de Bucarest. Nous y sommes bien allés, dans le cadre de notre tour d’Europe, mais sommes revenus à vélo par les Balkans !

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    • LEDOUX ESTELLE

      Bjr , ns faisons l eurovelo6 cet été en vélo électrique et ne savons pas trop comment revenir en France, pourriez vs me indiquer la compagnie aérienne svp par laquelle vs êtes passé ?merci d avance

      Réponse
    • Magmag

      Bonjour, tombée par hasard sur votre article très intéressant, je me permets d’y ajouter mon grain de sel car nous avons acheté des VAE l’été dernier. L’arthrose d’un genou ( je dis bien d’un seul !) a eu raison de moi. Sans VAE, finies les voies vertes en itinérant et les campings du soir , et même les balades du week-end, j’avais trop mal, au point de me réveiller la nuit, pas top pour aller bosser le lendemain.
      On verra ce que ça donnera cet été, effectivement il faudra certainement bien réfléchir à la distance de façon à ne pas se retrouver en rade mais on ne compte pas faire plus de kilomètres sous prétexte qu’on a l’assistance. Par contre, au camping, on prendra l’électricité dont on se passait avant. Au quotidien, on s’en sert aussi beaucoup plus, je dois monter pour aller travailler et sans possibilité de prendre une douche, ça n’était guère possible.
      Bref, le VAE a des avantages !

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  2. gobois64

    Bonjour Mila et Denni,
    pour des raisons de santé je serai absent quelques temps ! Je crois savoir que vous partez vers le 15/04 pour votre grand voyage, je vous souhaite une excellente découverte de nouveaux paysages, prenez bien soin de vous et carpe diem !

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    • Mila

      Bonjour Gérard, je suis désolée de lire ça. Nous te souhaitons un bon rétablissement, tout notre soutien !
      Nous partons finalement début mai, nous sommes retardés par un nouvel imprévu.
      Courage à toi pour ces moments. Tiens nous au courant !
      Bonne journée,
      Mila

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  3. marie

    J ai un VAE acheté d occasion depuis 7 ans pour le vélotaf ( évite d arriver en sueur appréciable qd il n y pas de douches !)

    Pour les voyages tant qu on pourra ce sera velo musculaire mais si la sante venait à décliner ( on est largement plus vieux que vous )
    je préfère rouler en VAE , camper ( dans les campings voir quelques bivouacs car d ici la les batteries auront encore progressés ) et garder une certaines liberté que d alleger mes bagages et voyager avec juste ma CB .

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    • Mila

      Bonsoir Marie,
      Je comprends tout à fait ce point ! Je préfère pouvoir continuer en VAE si un jour j’en ai besoin que ne pas rouler du tout !
      Bonne route alors 😉

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  4. Mathilde

    J’ai qu’une petite expérience du VAE que j’ai pu tester seulement en vacances et comme vous je n’ai pas été convaincue. Déjà le truc est beaucoup trop lourd, honnetement rien que monter sur un trottoir pour l’attacher c’est l’horreur. Une fois j’ai voulu m’arreter prendre une photo, je pensais qu’il allait tenir en équilibre, et bien du coup il s’est écrasé de tout son poids sur moi ^^ et les 25kg on les sens bien quand il te tombe dessus ^^ et comme vous dites le problème de l’autonomie qui n’est pas incroyable. J’ai pas l’impression d’être une grosse athlète, mais ca m’arrive quand meme de faire assez facilement des sorties de 60-80km à la journée (je fais plus des sorties vélo à la journée que du vélo en itinérance) et avec un vélo mécanique j’ai pas la peur de tomber en rade et de devoir trainer un poids incroyable. Quand j’ai acheté mon nouvel vélo, j’ai été étonnée de voir tout le monde se demander autour de moi pourquoi j’avais pas pris un électrique^^ (cela dit j’ai pas mal hésité notamment car on a des grosses aides pour le VAE…)
    Et comme vous dites ca se traine sur le plat, le fait que ce soit bridé à 25km ca se sent bien (je dépasse rarement cette vitesse en vélo mécanique mais du coup c’est qd meme pénible quand on donne tout et que l’on se fatigue juste plus ^^).
    Après tant mieux si ca permet de donner le goût du vélo à des personnes qui n’ont pas la condition physique de faire du vélo mécanique. Après je pense qu’il faut pas se mettre plus de pression que ca avec le vélo, perso si je trouve la côté trop raide et bien je descend de mon vélo et je marche à côté (chez moi j’ai des côtés raides ,mais elles sont pas longues, pour un col de montagne je serais peut etre contente d’avoir un électrique ahah) et puis petit à petit on fini par les avaler meme si c’est à la vitesse d’un escargot.

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    • Mila

      Ah oui, c’est vrai que le trottoir, c’est quelque chose d’assez chaud parfois à passer. Ou même la lourdeur pour le mettre dans le train. Si en plus il est chargé, c’est la fin !
      C’est vrai que les aides pour le VAE sont importantes. J’ai toujours été assez frustrée par ça, car le vélo sans assistance en a bien moins. C’est dommage, ça me donne l’impression de favoriser un système qui reste dans l’hyper consommation car le VAE a une durée de vie bien moindre que le vélo normal. Certes, il reste toujours plus écologique que la voiture, mais a-t-on vraiment assez communiqué sur l’évolution des techniques sur les vélos traditionnels ?
      Et oui, encore oui, tu as tout à fait raison. C’est pas grave du tout de pousser, ça arrive et ce n’est pas grave du tout. Denni pousse rarement, mais moi ça m’arrive régulièrement. J’ai des côtes à 20% à côté de chez moi, il suffit que le vélo patine sur un gravier dans la montée pour que ce soit fini pour moi. On n’a pas les mêmes pneus et ça se ressent vraiment à ces moments là. Et puis, le corps s’y fait et on pousse de moins en moins sans s’en rendre compte. À Paris, j’étais gênée car j’avais un vélo de ville à 7 vitesses et que j’allais régulièrement à vélo au boulot. Je vivais en haut des Buttes-Chaumont, le soir, c’était la galère. Cet été, on a pris la rue de Ménilmontant chargés et angoissés à cette idée (en se remémorant nos expériences sur cette dernière), au final, même avec nos bagages, c’est passé crème. On a progressé depuis!
      Continue tes belles balades en tout cas, on aime beaucoup les suivre. Et merci pour ton retour !

      Réponse
    • Mamar

      Bonjour,

      meilleur pour lé vélo-taf, l’électrique l’est, c’est sûr. Quitte à partir plus léger et avec autonomie, je délaisserais le vélo tout court au profit de la randonnée.

      Même un vélo sans assistance électrique tombe en panne et ne réduit pas le bruit du moteur des voitures qui nous doublent.

      Réponse

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