Choisir son vélo de voyage est un véritable casse-tête, on vous l’accorde ! Preuve en est, c’est une question que l’on reçoit quasiment quotidiennement ! Tout d’abord, sachez qu’il n’y a pas une réponse unique à cette question. Chaque cyclovoyageur a sa bonne dose de conseils à ce sujet, mais ils varient selon la pratique et l’individu. Il faudra donc que vous preniez votre temps pour pouvoir trouver VOTRE solution adéquate, selon votre budget et vos préférences. 

Selon moi, le vélo de voyage qui vous conviendra sera finalement celui sur lequel vous serez le plus à l’aise. Peu importe si untel dit qu’il est trop lourd ou que le mono-plateau c’est absolument une mauvaise idée ou encore que le cadre en acier est obligatoire. Si vous vous sentez à l’aise sur votre vélo, c’est tout ce qui compte. N’oublions pas que les premiers cyclotouristes et cyclo-exploratrices (cf. Annie Londonderry) se sont lancés à la fin du 19ème siècle. Les deux-roues de l’époque ne les ont pas empêchés de faire le tour du monde !

Dans cet article, nous allons explorer les différents points à prendre en considération pour votre choix de vélo de randonnée. Nous espérons que ça vous aidera. Si des points vous semblent à approfondir ou vous posent question, n’hésitez pas à nous en faire part en commentaires !


Un vélo de voyage pour votre pratique


Avant de commencer, il est temps de se poser un peu et de réfléchir. Sur le marché du vélo de voyage, les choix sont nombreux. Et les prix varient du quitte au double au triple même ! On a tendance à vous recommander d’aller sur du haut de gamme parce que le prix est un gage de qualité. Mais, est-il vraiment nécessaire d’investir 1 500 à 2 000€ pour faire du cyclotourisme en Europe ou mieux, 2 semaines en Bretagne l’été prochain ? Et même pour faire le tour du monde ?

Vous vous en doutez, la réponse est non ! D’autant plus que vous n’aurez peut-être pas tout bon dès votre premier achat. Votre pratique évoluera sans doute avec le temps. Pour cette raison, il est important d’apprendre à vous connaître avant tout. Quelle est la position qui vous convient le mieux ? Est-ce-que vos appuis vous font mal ? Comment préférez-vous voyager : de manière légère et sportive ou lentement et chargé ? Où comptez-vous vous aventurer ? Quelle est la durée de votre projet de voyage ? Partez-vous pour le long cours ?

Ces réflexions à mener vont vous aiguiller sur le choix de votre vélo. Si vous partez pour un tour du monde, l’investissement pourra être plus conséquent. Mais, peut-être que le vieux VTT qui traîne au fond de la cave pourrait servir quelques temps avant d’investir.

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Si vous vous posez des questions sur le voyage à vélo d’une manière générale, consultez aussi notre guide complet sur le cyclotourisme


Quel type de vélo de voyage je souhaiterais ?


Vélo de randonnée traditionnel ? VTT ? Vélo de bikepacking ? Tandem ? Vélo couché ? Tandem semi-couché ? VAE ? Vélo pliant ?

La liste des possibles est longue ! Et elle s’adapte à de nombreuses situations. Il n’y a évidemment pas de choix idéal (sinon ce serait trop facile), juste un choix à faire qui changera un peu la forme et le confort de votre épopée, sans enlever l’aventure et vos envies de découvertes. 

Pour notre part, nous voyageons actuellement avec des vélos de randonnée prévus pour le voyage à vélo. Nous sommes restés simples !

Le VTC

Le vélo tout chemin, s’il est robuste, est déjà un bon compagnon de voyage. Il faudra sans doute l’adapter un petit peu à l’achat avec un porte-bagages adéquat, un guidon plus ergonomique, voire une nouvelle transmission, de nouveaux pneus et une nouvelle selle.

Toutefois, de base, la plupart d’entre eux font le job sur quelques semaines et même sur quelques mois. C’est un bon compromis pour partir sur les routes d’Europe à moindre frais.

 

Vélodysée - Hendaye - Pyrénées-Atlantique

Le vélo de randonnée

La gamme des vélos de randonnée offre un large choix de montures qui peuvent parcourir la terre entière.

Les entrées de gamme se trouvent aux alentours de 700 €. Mais les prix peuvent monter toutefois très vite selon l’amélioration des composants, des matériaux employés à la fabrication ou de la main d’œuvre. Idéal pour les longues distances, les vélos de randonnées sont censés réaliser le tour du monde (enfin si tout va bien) !

 

Vélos de randonnée Riverside Décahtlon

Le VTT

Les cadres des VTT s’adaptent eux-aussi très facilement au voyage à vélo. Si des œillets sont prévus pour installer des portes-bagages, alors tout est possible.

Dans le marché de l’occasion, on trouve assez facilement de vieux VTT avec un cadre acier largement adaptables au cyclotourisme. Avec ça, on peut trouver un très bon compromis pour partir au long cours avec un budget très serré.

 

Le gravel – vélo bikepacking

Prévu pour des aventures davantage off-road avec peu de chargement, les vélos de bikepacking ou les gravel peuvent vous amener sur des itinéraires loin du monde, en montagne par exemple.

Ils sont la plupart du temps bien plus légers que les vélos de voyage traditionnels. 

 

Vélo Gravel - Bikepacking

Le vélo de route

Le vélo de route n’est pas toujours adapté au voyage à vélo, mais certains y arrivent très bien ! Pour ce faire, ils traînent une remorque, ce qui permet de partir avec tout le nécessaire sans avoir à mettre de poids sur le vélo.

Le vélo de route est davantage adapté si on est en recherche de performance sur bitume !

 

Le vélo couché

Pour celleux qui souffrent de douleurs dans le dos ou qui ne supportent pas les douleurs parfois pénibles de la selle, le vélo couché est une bonne alternative au vélo de voyage traditionnel. Mais il peut l’être aussi parce que c’est ce que vous préférez.

L’effort est un peu différent, mais les utilisateurs disent apprécier la vue sur les paysages alentour grâce à ce dernier !

Des voyageurs à vélo couché :

Volun’tour – Giom

Foodorama

Le tandem

Et pourquoi pas partir à deux, ensemble !? Le tandem est un excellent moyen de répartir les forces, notamment lorsque le couple a des niveaux très disparates ou que l’on voyage avec des enfants (mais pas que).

Il existe également des tandems semi-couchés qui sont un bon compromis pour que les deux cyclistes puissent admirer le paysage ! 

Retrouvez le témoignage de Roulez Doudous en Pino Hase

Le VAE

Voyager à vélo à assistance électrique permet d’ouvrir des perspectives à beaucoup de monde. Dans l’ouest de l’Europe, il est assez facile de le recharger aisément.

Toutefois, le voyage change forcément et sera désormais lié à l’autonomie de la batterie.

Les technologies évoluent toutefois. Les vélos électriques solaires offrent de nouvelles perspectives pour le futur du cyclotourisme ! 

Nous avons listé quelques avantages et inconvénients du VAE pour approfondir le sujet 

VAE - vélo de voyage

Le vélo pliant

Il peut paraître contre-intuitif à première vue de mettre du poids sur un vélo pliant.

En réalité, c’est tout à fait possible de voyager avec ce type de bicyclette, sans que cela ne pose de problèmes. La team Brompton sera ravie qu’on en parle enfin !

C’est une manière d’aborder le cyclotourisme plutôt adapté à ceux qui souhaitent combiner leur itinérance avec d’autres moyens de transport facilement. 

Les caractéristiques à connaître pour choisir un vélo de voyage 

Les caractéristiques essentielles du vélo de voyage :

  • Le cadre
  • La taille du cadre
  • La position sur le vélo
  • Les freins
  • La fourche
  • La taille de roue

Les composants (modifiables au fil du temps) :

  • La transmission
  • Le porte-bagages
  • La selle
  • Le guidon
  • Les roues
  • Les pneus
  • La potence
  • Les pédales

Un vélo de voyage universel


On lit régulièrement (et je l’ai d’ailleurs moi-même écrit dans la première version de cet article) que pour partir, il faut un vélo avec des roues de 26’’, des freins V-Brake, un cadre acier et une transmission de 7 ou 8 vitesses au niveau du pignon. 

La vérité, c’est qu’en fait, ce n’est plus si simple… Les normes évoluent et l’universalité des modèles d’il y a 20 ans n’est plus la même aujourd’hui. Il en est de même pour les roues 28’’ qui sont de plus en plus faciles à trouver ou les cadres en alu, dont les process de fabrication ont évolué. En bref, plus rien n’est aussi sûr et vous pourrez être confrontés à un problème d’approvisionnement quelque soit le pays (surtout depuis le début de la crise du covid-19). Heureusement, il est toujours possible de se faire envoyer des pièces en poste restante ! 


Cadre aluminium ou cadre acier ?


Faut-il prendre un cadre en aluminium ou un cadre en acier pour son vélo de randonnée ? C’est l’éternel débat, mais c’est vrai qu’il vous faudra un vélo de voyage robuste. C’est important, surtout si vous partez pour un périple autour du monde. Mais si vous partez pour une telle épopée, dans tous les cas, vous avez peut-être prévu de mettre un peu de budget pour gagner en confort. De toutes manières, vous serez gagnant par rapport à n’importe quel autre moyen de transport (n’oubliez pas que les vélos se revendent si besoin 😉 ) !

Si vous partez pour des plus petits voyages à vélo, je ne vois pas toujours l’intérêt de mettre plus de budget pour investir absolument dans l’acier, plus cher (à moins que vous ayez prévu plusieurs voyages). L’acier est réputé plus robuste. L’argument phare en faveur de ce choix de matériel est que, si vous cassez votre cadre, l’acier est plus facilement réparable. J’ai toutefois pris un vélo avec un cadre aluminium pour notre tour d’Europe à vélo. Car ils sont souvent moins chers et qu’il faut quand même y aller pour casser son cadre. J’ai aussi lu des retours d’expérience de gens qui ont réussi à faire réparer leurs cadres en alu (plus difficiles à faire réparer, certes).

Ceci dit, l’acier absorbe mieux les chocs. Normalement, un vélo acier sera plus confortable sur les longues distances. Pour approfondir la question, je vous recommande tout spécialement l’excellent article de Noémie, qui va vous en apprendre beaucoup plus pour vous aider à choisir son cadre.

Ma conclusion 

Si vous partez pour un voyage en Europe ou dans des pays “développés”

Et qu’en plus, vous allez suivre une piste cyclable ou des routes à peu près normales, un bon vélo aluminium suffit. Surtout s’il est déjà dans votre garage ! Pas la peine de casser votre tirelire avec le vélo de voyage le plus fancy de la boutique… On a quand même vu des gens partir avec des vélos qui faisaient peur et atteindre Constanta avec !

Si vous partez pour un voyage à vélo au long cours et hors Europe

Si vous comptez voyager longtemps, hors Europe, hors itinéraires cyclables, voire dans des zones accidentées, prévoyez le budget et prenez un bon cadre acier. L’acier a fait ses preuves depuis bien longtemps ! Même si aujourd’hui, les processus de fabrication des cadres ont évolué et que l’aluminium devient de plus en plus fiable. Au fond, tout ce qui compte encore une fois, c’est que vous soyez à l’aise sur votre vélo !

Roumanie à vélo eurovélo 6

Choisir son cadre


Un cadre à sa taille

Lors de nos débuts, Denni a quand même eu l’audace de partir pour notre tour d’Europe avec un VTT vieux de plus de 10 ans. Il était taillé pour un petit bonhomme de moins de 1m70 plutôt qu’un grand gaillard comme lui. Il voulait absolument rendre hommage à la personne qui le lui avait offert et c’est tout à son honneur. Néanmoins, je pense que ce n’était pas forcément une bonne idée. Denni est quelqu’un de très résistant certes, mais je voyais son dos courbé comme jamais et j’avais mal pour lui à certains moments. 

Ça ne l’a pas empêché de réussir à adapter son vélo. Il avait un bon cadre et le VTT était de bonne qualité. On y a ajouté des pneus un peu plus fins, un bon porte-bagages, un guidon papillon et hop, on est partis. Il a quand même réussi à parcourir 12 000 km avec ! L’essentiel reste tout de même d’avoir un vélo à sa taille. Ne suivez pas forcément son exemple. De même, un vélo trop grand risque de poser des problèmes au niveau de vos appuis. Moi ça a été ma petite bêtise avec mon premier vélo de voyage, légèrement trop grand !

Notez toutefois que la taille peut s’adapter un petit peu avec les réglages de la selle et la potence pour rattraper ces quelques défauts du vélo.

vélo de voyage Denni
Plage Pléneuf Val André

Les oeillets

Lorsque vous choisirez votre vélo de randonnée, veillez à faire attention à ce que ce dernier ait des œillets , c’est-à-dire des « trous » qui permettent de visser des accessoires comme le porte-bagages (on les trouve sur la fourche ou sur le triangle arrière du cadre), les portes-bidons, etc. 

Toutefois, si vous n’en avez pas, les sacoches de bikepacking peuvent vous sauver la mise. Elles sont prévues pour les vélos qui n’ont pas les dispositions pour ajouter du poids. Seul hic, il faut être hyper minimaliste ;-). Dernière alternative, la remorque !


La position sur votre vélo de voyage


Si la position peut évoluer un petit peu avec la potence, le guidon ou les réglages de la selle, un vélo qui ne vous convient pas sera difficile à améliorer. 

En voyage à vélo, il est généralement conseillé d’être un peu en avant sur votre vélo. La position droite du vélo de ville, propre à l’usage pour lequel il est prévu, risque d’être douloureuse au long cours. En effet, si la position droite vous permet de mieux cerner votre environnement, tout votre poids se trouve sur la selle. À l’inverse, une position de route, à moins que vous ne recherchiez plutôt la vitesse, risque de vous imposer une posture trop penchée sur votre vélo. Ainsi tout le poids est sur le guidon, ce qui peut devenir douloureux au niveau des appuis. 

L’idéal pour la plupart des gens, c’est une position semi-penchée. Mais, comme toujours, certains peuvent préférer une autre position ! Pour la majorité, cela permet d’équilibrer davantage ses appuis et de ressentir moins de douleurs liées à l’inconfort d’une position que l’on garde 5 à 6h durant. Évidemment, les composants de votre vélo de cyclotourisme (que l’on traitera un peu plus bas dans l’article), vous permettront aussi d’améliorer votre confort en complément. 

Chemin d'halage, rives de Saoue - Voie Bleue
Denni a une position un peu penchée sur son vélo de voyage.
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Le saviez-vous ?

Plusieurs vélocistes proposent de faire des études posturales (exemple avec Alltricks.fr) pour régler votre vélo de randonnée au millimètre près, moyennant généralement quelques centaines d’euros selon la précision de l’étude.

C’est un investissement certes, mais ça peut peut-être aider si vous ressentez des douleurs chroniques. Et si vous voulez vraiment être au top, certains fabricants proposent même de réaliser des cadres sur mesure !


La fourche


Tout le monde nous disait, avant de partir, qu’il fallait prendre une fourche rigide. Encore une fois, je ne serais pas si radicale sur ce choix. Tout dépend de ce que vous et vous seul-e comptez faire.

Avantages fourche rigide

  • Plus légère et plus facile sur les routes. On sent que le vélo est plus fluide
  • Il est (souvent) possible d’y installer facilement un porte-bagage et de mettre du poids à l’avant
  • Elle est réputée plus fiable et présente moins de risques de casse

Avantages fourche suspendue

  • Amorti les chocs lorsque l’on est sur des terrains accidentés.

Je ne recommanderais toutefois pas les fourches suspendues si vous avez beaucoup de poids. À moins que la vôtre soit de très bonne qualité, car elles sont en général plus fragiles. Sinon, vous serez obligé de mettre tout votre poids à l’arrière comme Denni. Bilan : il a cassé deux fois sa roue arrière à cause de ses 28 kg de bagages. 


Les composants du vélo de voyage


La transmission

La transmission, c’est un peu le nerf de la guerre. Elle devra être adaptée car sur le vélo, il y a du poids ! Je vous admets qu’au début, tout ce qui comptait pour moi, c’était d’avoir beaucoup de vitesses ! Mal m’en a pris ! Mon premier vélo de voyage, utilisé pour le tour d’Europe, est si dur que même sans sacoches et en montée, je galère. 

En bref, 3 plateaux, 8 vitesses, ça ne veut absolument rien dire. Ce n’est pas grâce à ça que ça vous permettra de passer les cols aisément. Mon vélo actuel a 11 vitesses avec un mono-plateau. Bilan : il a beaucoup plus de développement, ça a été un soulagement de partir avec sur l’EuroVelo 3

Heureusement, la transmission se change selon vos besoins. Ce qui va être important à prendre en compte, c’est le braquet. C’est-à-dire le ratio de développement qui se calcule avec le nombre de dents du ou des plateaux avant avec les dents des pignons arrière. Si vous allez devoir grimper, l’important va être de calculer le petit braquet. C’est-à-dire le ratio petit plateau / grand pignon (je vous ai mis des petits exemples plus bas pour y voir clair). En bref, plus le chiffre sera petit, plus votre vélo moulinera en montée. Le grand braquet sera utilisé plus rarement, surtout lorsque vous aurez du poids sur votre vélo ! Pas la peine d’aller chercher à avoir un ratio de champion pour cette partie là !

Évidemment, le ratio est un indicateur. La taille des roues, le poids, votre chargement et la largueur des pneus de votre vélo de randonnée auront également un impact.

Calculer son braquet = nb de dents plateau / nb de dents pignon.

calcul braquet

Exemples de braquets sur nos vélos de voyage

vélo sécurité rétroviseur -eurovélo 6

Mon premier vélo de voyage est un Stevens Jazz Lite – Lady de 2017.

  • Plateaux : 48-38-28  
  • Pignons : 11-30
  • Petit braquet : 28/30 = 0,93
  • Grand braquet : 48/11 = 4,36

Ce vélo est plus fluide sur le plat qu’en montée, d’autant plus avec ses roues de 29 » et ses pneus fins ! 0,93 est limite en voyage à vélo.

Riverside Touring 520 - Décathlon

Mon vélo actuel est le RT520 – Riverside Touring de chez Décathlon.

  • Plateau : 36 dents
  • Pignons : 11-46
  • Petit braquet : 36/46 = 0,78
  • Grand braquet : 36/11 = 3,27

Mon vélo a un mono-plateau, mais déjà plus de développement que le Stevens. Je passe à peu près partout !

Vélo de voyage Touring 900 - Riverside - Décathlon

Le vélo de Denni est le RT900 – Riverside de chez Décathlon

  • Plateaux : 48/36/26
  • Pignons : 11/36
  • Petit braquet : 26/36 =0,72
  • Grand braquet : 48/11 = 4,36

Le vélo de Denni est celui qui le plus d’amplitude. Il a plus de développement que le mien et un gros braquet (peu utilisé au final).

Note : c’est un sujet qui mérite plus d’attention, un article à venir est prévu sur ce sujet !

Les freins

Il existe plusieurs types de freins : 

  • Les freins sur jante : Les freins V-Brake sont les freins les plus faciles à changer et à entretenir. Il suffit de prendre des patins de rechange avec soi, de regarder un ou deux tutos et le tour est joué. Ils sont plutôt efficaces mais c’est vrai qu’ils le sont moins que les freins à disques. L’inconvénient des freins sur jante est que, comme leur nom l’indique, ils utilisent les jantes comme surface de freinage. Ils usent donc votre roue. 
  • Les freins à disques hydrauliques : les freins à disques hydrauliques sont considérés comme les freins haut de gamme. Ils sont efficaces et demandent peu d’entretien au final. Ils freinent très bien avec du poids. En revanche, il faut les purger de temps à autre. Ce n’est pas simple de les entretenir sans le matériel adéquat (sous-entendu au milieu du Kirghizistan). 
  • Les freins à disques mécaniques : Les freins à disques mécaniques sont un peu plus faciles sur les routes car les plaquettes se changent très facilement. C’est pour cette raison que de nombreux voyageurs à vélo adoptent cette solution. En revanche, on conseille d’utiliser des plaquettes métalliques pour qu’elles ne s’usent pas trop vite.

La selle

La selle, c’est le nerf de la guerre de votre fessier ! C’est là que j’investirais en priorité sur un vélo de voyage. Rien de pire que de se tortiller quotidiennement sur son popotin des mois durant. 

Les selles ergonomiques de trekking ne sont pas très nombreuses et se situent à mi-chemin entre la selle de course et la selle de ville. 3 marques reviennent régulièrement chez les cyclovoyageurs :

  • Les selles Brooks : les modèles B17 et B17S sont les plus populaires. Ce sont celles que nous avons. Elles ont la particularité de se faire à notre anatomie, ce qui demande un peu de rodage et de patience avant de les trouver confortables. Mais une fois rodée, c’est votre selle pour la vie !  De notre côté, nous avons même pu enlever nos cuissards, ce n’est que du bonheur. Toutefois, il semblerait qu’elles ne conviennent pas à tout le monde et elles ne supportent pas très bien la pluie !
  • Les selles SMP : les selles SMP trekking ont la particularité d’avoir un trou au milieu afin d’éliminer les pressions. Je l’avais offerte à Denni pour la Vélodyssée, il en a été très satisfait, bien qu’il préfère désormais la selle Brooks. Contrairement aux Brooks, elles ont l’avantage de ne pas craindre la pluie !
  • Les selles Proust : moins « grand public », les selles Proust sont connues pour ne pas avoir de bec. Elles permettent ainsi d’éviter les pressions dans la zone périnéale et permettent de gagner du confort. Elles sont montées sur une tige mobile, ce qui permet de suivre les mouvements lorsque l’on pédale. 
Quel cadre pour son vélo de voyage

Le porte-bagages

Il est généralement possible d’installer un porte-bagages avant et un porte-bagages arrière sur son vélo. L’avantage d’avoir les deux, c’est que cela permet d’équilibrer un peu le poids sur le vélo. Les sacoches uniquement à l’arrière, si elles sont bien chargées, forcent beaucoup sur la roue et font que le vélo se « cabre » facilement en montée. Ce n’est pas très pratique ! 

Pour choisir son porte-bagages, il vaut mieux prendre un équipement de qualité, capable de supporter une charge à minima de plus de 25 kg pour l’arrière et de 18 kg pour l’avant. Si vous partez pour plus de 6 mois et/ou que vous serez très chargés (plus de 20kg de bagages) et/ou que vous comptez prendre pas mal de pistes accidentées, il est fortement recommandé de choisir un porte bagage en acier. L’aluminium est très susceptible à la casse sur des tubes aussi fin. Ceux de la marque Tubus ont fait leurs preuves .

En complément, il est possible d’avoir un rail à l’avant afin de poser des affaires comme la tente ou le matelas s’il est volumineux et qu’il ne rentre pas dans les sacoches.

Le guidon

Il y a de nombreuses formes de guidons. Comme depuis le début de cet article, il n’y a malheureusement pas de solutions toutes faites ! Les guidons de ville courbes ou les cintres plats ne sont pas particulièrement adaptés au voyage car ils n’offrent pas la possibilité de changer de position. Même si certains les ont adoptés malgré tout ! En général, quand on passe 4h d’affilée sur son vélo, on est bien content de pouvoir changer de position de temps en temps.

  • Le guidon papillon : il a l’avantage d’offrir de nombreuses positions, en haut, en bas, sur les côtés. Cela permet de changer régulièrement les appuis et ajoute un certain confort au voyage.
  • Les cintres VTT avec poignées ergonomiques : c’est ce qui nous convient le mieux pour le moment. La largeur du guidon nous donne de bons appuis et les poignées nous permettent quand même de changer régulièrement de position. 
  • Les cintres de route : ils conviennent davantage aux habitués ou à une pratique sportive du voyage à vélo. Si c’est ce que vous préférez, sachez que la transformation peut être fastidieuse car les freins ne se situent pas au même endroit.

Encore une fois, pour faire son choix, le mieux c’est de tester.

Sacoche fourre-tout Le Rouquin qui Roule

Les roues

Les roues de votre vélo de voyage doivent supporter votre poids et celui des bagages. Il va donc falloir qu’elles soient robustes et efficaces pour qu’elles vous suivent tout le long de votre aventure. 

La taille des roues que vous choisirez aura également une influence sur votre voyage. Ce n’est pas un hasard si les tailles de 28’’ sont de plus en plus communes et détrônent peu à peu le 26’’ sur les nouveaux modèles de vélos de voyage. Le vélo est certes plus haut (on sent le vécu…), mais le rendement est à priori meilleur. Reste que la taille de 26’’ est encore très présente et n’a jamais empêché qui que ce soit de voyager ! 

=> ce sujet mérite plus d’attention, un article est en cours de préparation.

Les pneus

Le pneu est à nouveau un composant essentiel (bien que comme tout le reste, on peut le changer au fur et à mesure). Reste que le cadre, les roues et le choix de votre vélo de voyage ne vous permettra pas de monter certains pneus. Notamment si vous changez de pratique et souhaitez élargir ces derniers afin d’aller davantage hors sentiers battus. 

La largeur, les crampons, le poids du pneu peuvent totalement vous changer la sensation sur le vélo. Il faut donc réussir à trouver un bon compromis : celui qui vous convient le mieux, mais surtout, celui qui ne crève pas tous les 500 m ! Pour faire face à toutes les situations, je pense qu’il est essentiel d’avoir un pneu assez large mais pas trop. Les miens sont en 28×1,75 (soit 45mm de largeur) et ça a été un régal de passer dessus. Lors de notre premier voyage à vélo, j’avais des pneus bien plus fins et ça m’a posé problème sur les petits chemins en terre.

Transmission - vélo Riverside - Décathlon

La marque au nom imprononçable mais reconnue par excellence des cyclovoyageurs est Schwalbe. Sa gamme réputée sont les Marathon Plus et les Marathon Mondial Double Defense. J’admets que l’on n’a pas à s’en plaindre car on dénombre une crevaison avec ces pneus en 3 fois 10 000km (montés sur mon ancien vélo, sur l’ancien vélo de Denni et sur le nouveau vélo de Denni). J’ajoute une note sur les pneus trekking de Décathlon qui, même s’ils sont très lourds, ne comptent qu’une crevaison pour le moment également, sur mon nouveau vélo. Vu le prix, c’est pas mal pour commencer !

Le moyeu dynamo

Parfois, les moyeux dynamo sont prévus de base avec votre vélo de voyage. C’est hyper efficace pour les lumières. Toutefois, je ne suis pas sûre de leur pertinence pour recharger les batteries. C’est une option qui me semble un peu gadget. Finalement, il faut réussir à pédaler à plus de 15km/h pour que ça commence à charger la batterie de votre téléphone. Je vous assure qu’avec 25 kg de bagages à bord, ça n’arrive pas aussi souvent qu’on peut l’imaginer !


Il n’y a pas de vélo de voyage parfait !


En réalité, il y a la bicyclette qui vous convient le mieux. Et comme vous pouvez le voir, ça peut être simplement une question de composants et d’adaptabilité du vélo. On peut tout changer, tout faire évoluer pour que ça convienne davantage à la manière dont vous pratiquez le cyclotourisme. Si vous n’avez jamais fait de voyage à vélo, ni même de vélo (comme nombre d’entre nous) avant de partir, ne foncez pas tête baissée acheter le vélo le plus cher du marché. Visitez les vélocistes près de chez vous, testez les vélos, faites une petite balade, louez un vélo de randonnée deux jours par-ci, 3 jours par-là. Prenez le temps de découvrir ce qui vous fait vibrer. Et pourquoi pas, en attendant, rafistoler un peu votre vieux VTT comme l’a fait Denni ? Ou commencer avec un vélo d’occasion ? 

On a peut-être mis 200€ dans le vélo de Denni avant de partir, mais maintenant, il sait ce qui lui convient ou ce qui ne lui convient pas. De mon côté, j’ai mis plus de 800 € dans mon premier vélo de randonnée (avec le changement de quelques composants). J’ai aujourd’hui une monture qui ne correspond plus du tout à ma pratique et qui prend la poussière dans le garage. Je pourrais le vendre mais l’émotionnel du premier vélo de voyage a pris le dessus ! Pourtant, je suis sûre qu’il a encore de la valeur car il a été très fiable pendant les 12 000 km parcourus avec ! Je n’ai rien à lui reprocher, seulement qu’il ne me convient pas. 

Alors, quel est le vélo de voyage qui vous fait rêver de votre côté ?

Aller plus loin pour choisir votre vélo de voyage