Choisir son vélo de voyage : le guide complet 

par | Mis à jour le 21/04/2022 | Publié le 16/01/2018 | Choisir son matériel | 24 commentaires

Choisir son vélo de voyage est un véritable casse-tête, on vous l’accorde ! Preuve en est, c’est une question que l’on reçoit quasiment quotidiennement ! Tout d’abord, sachez qu’il n’y a pas une réponse unique. Chaque cyclovoyageur a sa bonne dose de conseils à ce sujet, mais ils varient selon la pratique et l’individu. Il faudra donc que vous preniez votre temps pour pouvoir trouver VOTRE solution adéquate, selon votre budget et vos préférences. 

Le vélo de voyage qui vous conviendra sera finalement celui sur lequel vous serez le plus à l’aise. Peu importe si untel dit qu’il est trop lourd ou que le mono-plateau, c’est absolument une mauvaise idée ou encore que le cadre en acier est obligatoire. Si vous vous sentez à l’aise sur votre vélo, c’est tout ce qui compte. N’oublions pas que les premiers cyclo-explorateurs et exploratrices (cf. Annie Londonderry) se sont lancés à la fin du 19ème siècle. Les deux-roues de l’époque ne les ont pas empêchés de faire le tour du monde !

Dans cet article, nous allons explorer les différents points à prendre en considération pour choisir son vélo de voyage. Nous espérons que ça vous aidera. Si des points vous semblent à approfondir ou vous posent question, n’hésitez pas à nous en faire part en commentaires !

Choisir son vélo de voyage pour sa pratique

Avant de commencer, il est temps de se poser un peu et de réfléchir. Sur le marché du vélo de voyage, les choix sont nombreux. Et les prix varient du quitte au double au triple même ! On a tendance à vous recommander d’aller sur du haut de gamme parce que le prix est un gage de qualité. Mais, est-il vraiment nécessaire d’investir 1 500 à 2 000€ pour faire du cyclotourisme en Europe ou mieux, 2 semaines en Bretagne l’été prochain ? Et même pour faire le tour du monde ?

Vous vous en doutez, la réponse est non ! D’autant plus que vous n’aurez peut-être pas tout bon dès votre premier achat. Votre pratique évoluera sans doute avec le temps. Pour cette raison, il est important d’apprendre à vous connaître avant tout. Quelle est la position qui vous convient le mieux ? Est-ce-que vos appuis vous font mal ? Comment préférez-vous voyager : de manière légère et sportive ou lentement et chargé ? Où comptez-vous vous aventurer ? Quelle est la durée de votre projet de voyage ? Partez-vous pour le long cours ?

Ces réflexions à mener vont vous aiguiller sur le choix de votre vélo. Si vous partez pour un tour du monde, l’investissement pourra être plus conséquent. Mais, peut-être que le vieux VTT qui traîne au fond de la cave pourrait servir quelques temps avant d’investir.

Si vous vous posez des questions sur le voyage à vélo d’une manière générale, consultez aussi notre guide complet sur le voyage à vélo

Quel vélo pour quel voyage ?

Vélo de randonnée traditionnel ? VTT ? Vélo de bikepacking ? Tandem ? Vélo couché ? Tandem semi-couché ? VAE ? Vélo pliant ?

La liste des possibles est longue ! Et elle s’adapte à de nombreuses situations. Il n’y a évidemment pas de choix idéal (sinon ce serait trop facile), juste un choix à faire qui changera un peu la forme et le confort de votre épopée, sans enlever l’aventure et vos envies de découvertes. 

Pour notre part, nous voyageons actuellement avec des vélos de randonnée prévus pour le voyage à vélo. Nous sommes restés simples !

Le VTC

Le vélo tout chemin, s’il est robuste, est déjà un bon compagnon de voyage. Il faudra sans doute l’adapter un petit peu à l’achat avec un porte-bagages adéquat, un guidon plus ergonomique, voire une nouvelle transmission, de nouveaux pneus et une nouvelle selle.

Toutefois, de base, la plupart d’entre eux font le job sur quelques semaines et même sur quelques mois. C’est un bon compromis pour partir sur les routes d’Europe à moindre frais.

 

Vélodysée - Hendaye - Pyrénées-Atlantique

Le vélo de randonnée

La gamme des vélos de randonnée offre un large choix de montures qui peuvent parcourir la terre entière.

Les entrées de gamme se trouvent aux alentours de 700 €. Mais les prix peuvent monter toutefois très vite selon l’amélioration des composants, des matériaux employés à la fabrication ou de la main d’œuvre. Idéal pour les longues distances, les vélos de randonnées sont censés réaliser le tour du monde (enfin si tout va bien) !

 

Vélos de randonnée Riverside Décahtlon

Le VTT

Les cadres des VTT s’adaptent eux-aussi très facilement au voyage à vélo. Si des œillets sont prévus pour installer des portes-bagages, alors tout est possible.

Dans le marché de l’occasion, on trouve assez facilement de vieux VTT avec un cadre acier largement adaptables au cyclotourisme. Avec ça, on peut trouver un très bon compromis pour partir au long cours avec un budget très serré.

 

Le gravel – vélo bikepacking

Prévu pour des aventures davantage off-road avec peu de chargement, les vélos de bikepacking ou les gravel peuvent vous amener sur des itinéraires loin du monde, en montagne par exemple.

Ils sont la plupart du temps bien plus légers que les vélos de voyage traditionnels. 

 

Vélo Gravel - Bikepacking

Le vélo de route

Le vélo de route n’est pas toujours adapté au voyage à vélo, mais certains y arrivent très bien ! Pour ce faire, ils traînent une remorque, ce qui permet de partir avec tout le nécessaire sans avoir à mettre de poids sur le vélo.

Le vélo de route est davantage adapté si on est en recherche de performance sur bitume !

 

Le vélo couché

Pour celleux qui souffrent de douleurs dans le dos ou qui ne supportent pas les douleurs parfois pénibles de la selle, le vélo couché est une bonne alternative au vélo de voyage traditionnel. Mais il peut l’être aussi parce que c’est ce que vous préférez.

L’effort est un peu différent, mais les utilisateurs disent apprécier la vue sur les paysages alentour grâce à ce dernier !

Des voyageurs à vélo couché :

Volun’tour – Giom

Foodorama

Le tandem

Et pourquoi pas partir à deux, ensemble !? Le tandem est un excellent moyen de répartir les forces, notamment lorsque le couple a des niveaux très disparates ou que l’on voyage avec des enfants (mais pas que).

Il existe également des tandems semi-couchés qui sont un bon compromis pour que les deux cyclistes puissent admirer le paysage ! 

Retrouvez le témoignage de Roulez Doudous en Pino Hase

Le VAE

Voyager à vélo à assistance électrique permet d’ouvrir des perspectives à beaucoup de monde. Dans l’ouest de l’Europe, il est assez facile de le recharger aisément.

Toutefois, le voyage change forcément et sera désormais lié à l’autonomie de la batterie.

Les technologies évoluent toutefois. Les vélos électriques solaires offrent de nouvelles perspectives pour le futur du cyclotourisme ! 

Nous avons listé quelques avantages et inconvénients du VAE pour approfondir le sujet 

VAE - vélo de voyage

Le vélo pliant

Il peut paraître contre-intuitif à première vue de mettre du poids sur un vélo pliant.

En réalité, c’est tout à fait possible de voyager avec ce type de bicyclette, sans que cela ne pose de problèmes. La team Brompton sera ravie qu’on en parle enfin !

C’est une manière d’aborder le cyclotourisme plutôt adapté à ceux qui souhaitent combiner leur itinérance avec d’autres moyens de transport facilement. 

Vous cherchez un vélo de voyage ?

 

Nous avons mené une enquête auprès de plus de 300 voyageurs à vélo. Enquête grâce à laquelle nous avons fait ressortir 25 modèles de vélos de voyage fiables et d’excellente qualité.

Les caractéristiques pour choisir son vélo de voyage 

Les caractéristiques essentielles du vélo de voyage :

  • Le cadre
  • La taille du cadre
  • La position sur le vélo
  • Les freins
  • La fourche
  • La taille de roue

Les composants (modifiables au fil du temps) :

  • La transmission
  • Le porte-bagages
  • La selle
  • Le guidon
  • Les roues
  • Les pneus
  • La potence
  • Les pédales

Un vélo de voyage universel

On lit régulièrement (et je l’ai d’ailleurs moi-même écrit dans la première version de cet article) que pour partir, il faut un vélo avec des roues de 26’’, des freins V-Brake, un cadre acier et une cassette de 7 à 8 vitesses couplé avec un triple plateau. 

La vérité, c’est qu’en fait, ce n’est plus si simple… Les normes évoluent et l’universalité des modèles d’il y a 20 ans n’est plus la même aujourd’hui. Il en est de même pour les roues 28’’ qui sont de plus en plus faciles à trouver ou les cadres en alu, dont les process de fabrication ont évolué. En bref, plus rien n’est aussi sûr et vous pourrez être confrontés à un problème d’approvisionnement quelque soit le pays (surtout depuis le début de la crise du covid-19). Heureusement, il est toujours possible de se faire envoyer des pièces en poste restante si vous rencontrez un problème à l’autre bout du monde.

Cadre aluminium ou cadre acier ?

Faut-il prendre un cadre en aluminium ou un cadre en acier pour son vélo de randonnée ?

C’est l’éternel débat, mais c’est vrai qu’il vous faudra un vélo de voyage robuste. C’est important, surtout si vous partez pour un périple autour du monde. Mais si vous partez pour une telle épopée, dans tous les cas, vous avez peut-être prévu de mettre un peu de budget pour gagner en confort. De toutes manières, vous serez gagnant par rapport à n’importe quel autre moyen de transport (n’oubliez pas que les vélos se revendent si besoin 😉 ) !

Si vous partez pour des plus petits voyages à vélo, il n’y a pas forcément d’intérêt de mettre plus de budget pour investir absolument dans l’acier, plus cher (à moins que vous ayez prévu plusieurs voyages). Si l’acier est réputé plus robuste, l’argument phare en faveur de ce choix de matériel est que, si vous cassez votre cadre, l’acier est plus facilement réparable. J’ai toutefois pris un vélo avec un cadre aluminium pour notre tour d’Europe à vélo. Car ils sont souvent moins chers et qu’il faut quand même y aller pour casser son cadre. J’ai aussi lu des retours d’expérience de gens qui ont réussi à faire réparer leurs cadres en alu (plus difficiles à faire réparer, certes).

Ceci dit, l’acier absorbe mieux les chocs. Normalement, un vélo acier sera plus confortable sur les longues distances. Pour approfondir la question, je vous recommande tout spécialement l’excellent article de Noémie, qui va vous en apprendre beaucoup plus pour vous aider à choisir son cadre.

Ma conclusion 

Si vous partez pour un voyage en Europe ou dans des pays “développés”

Et qu’en plus, vous allez suivre une piste cyclable ou des routes à peu près normales, un bon vélo aluminium suffit. Surtout s’il est déjà dans votre garage ! Pas la peine de casser votre tirelire avec le vélo de voyage le plus fancy de la boutique… On a quand même vu des gens partir avec des vélos qui faisaient peur et atteindre Constanta avec !

Si vous partez pour un voyage à vélo au long cours et hors Europe

Si vous comptez voyager longtemps, hors Europe, hors itinéraires cyclables, voire dans des zones accidentées, prévoyez le budget et prenez un bon cadre acier. L’acier a fait ses preuves depuis bien longtemps ! Même si aujourd’hui, les processus de fabrication des cadres ont évolué et que l’aluminium devient de plus en plus fiable. Au fond, tout ce qui compte encore une fois, c’est que vous soyez à l’aise sur votre vélo !

Roumanie à vélo eurovélo 6

Choisir son cadre de vélo de voyage

Un cadre à sa taille

Lors de nos débuts, Denni a quand même eu l’audace de partir pour notre tour d’Europe avec un VTT vieux de plus de 10 ans. Il était taillé pour un petit bonhomme de moins de 1m70 plutôt qu’un grand gaillard comme lui. Il voulait absolument rendre hommage à la personne qui le lui avait offert et c’est tout à son honneur. Néanmoins, je pense que ce n’est pas forcément une bonne idée. Denni est quelqu’un de très résistant certes, mais je voyais son dos courbé comme jamais et j’avais mal pour lui à certains moments. 

Ça ne l’a pas empêché de réussir à adapter son vélo pour en faire un vélo de voyage. Il avait un bon cadre et le VTT était de bonne qualité. On y a ajouté des pneus un peu plus fins, un bon porte-bagages, un guidon papillon et hop, on est partis. Il a quand même réussi à parcourir 12 000 km avec ! L’essentiel reste tout de même d’avoir un vélo à sa taille. Ne suivez pas forcément son exemple. De même, un vélo trop grand risque de poser des problèmes au niveau de vos appuis. De mon côté, ça a été ma petite bêtise avec mon premier vélo de voyage, légèrement trop grand !

Notez toutefois que la taille peut s’adapter un petit peu avec les réglages de la selle et la potence pour rattraper ces quelques défauts du vélo.

vélo de voyage Denni
Plage Pléneuf Val André

Les oeillets

Bien choisir son vélo de voyage, c’est aussi faire attention à ce que ce dernier ait des œillets , c’est-à-dire des « trous » qui permettent de visser des accessoires comme le porte-bagages (on les trouve sur la fourche ou sur le triangle arrière du cadre), les portes-bidons, etc. 

Toutefois, si vous n’en avez pas, les sacoches de bikepacking peuvent vous sauver la mise. Elles sont prévues pour les vélos qui n’ont pas les dispositions pour ajouter du poids. Seul hic, il faut être hyper minimaliste ;-). Dernière alternative, la remorque !

La position sur votre vélo de randonnée

Si la position peut évoluer un petit peu avec la potence, le guidon ou les réglages de la selle, un vélo qui ne vous convient pas sera difficile à améliorer. 

En voyage à vélo, il est généralement conseillé d’être un peu en avant sur votre vélo. La position droite du vélo de ville, propre à l’usage pour lequel il est prévu, risque d’être douloureuse au long cours. En effet, si la position droite vous permet de mieux cerner votre environnement, tout votre poids se trouve sur la selle. À l’inverse, une position de route, à moins que vous ne recherchiez plutôt la vitesse, risque de vous imposer une posture trop penchée sur votre vélo. Ainsi tout le poids est sur le guidon, ce qui peut devenir douloureux au niveau des appuis. 

L’idéal pour la plupart des gens, c’est une position semi-penchée. Mais, comme toujours, certains peuvent préférer une autre position ! Pour la majorité, cela permet d’équilibrer davantage ses appuis et de ressentir moins de douleurs liées à l’inconfort d’une position que l’on garde 5 à 6h durant. Évidemment, les composants de votre vélo de randonnée (que l’on traitera un peu plus bas dans l’article), vous permettront aussi d’améliorer votre confort en complément. 

Chemin d'halage, rives de Saoue - Voie Bleue
Denni a une position un peu penchée sur son vélo de voyage.

Le saviez-vous ?

Plusieurs vélocistes proposent de faire des études posturales (exemple avec Alltricks.fr) pour régler votre vélo de randonnée au millimètre près, moyennant généralement quelques centaines d’euros selon la précision de l’étude.

C’est un investissement certes, mais ça peut peut-être aider si vous ressentez des douleurs chroniques. Et si vous voulez vraiment être au top, certains fabricants proposent même de réaliser des cadres sur mesure !


La fourche


Tout le monde nous disait, avant de partir, qu’il fallait prendre une fourche rigide. Encore une fois, je ne serais pas si radicale sur ce choix. Tout dépend de ce que vous et vous seul-e comptez faire.

Avantages fourche rigide

  • Plus légère et plus facile sur les routes. On sent que le vélo est plus fluide
  • Il est (souvent) possible d’y installer facilement un porte-bagage et de mettre du poids à l’avant
  • Elle est réputée plus fiable et présente moins de risques de casse

Avantages fourche suspendue

  • Amorti les chocs lorsque l’on est sur des terrains accidentés.

Je ne recommanderais toutefois pas les fourches suspendues si vous avez beaucoup de poids. À moins que la vôtre soit de très bonne qualité, car elles sont en général plus fragiles. Sinon, vous serez obligé de mettre tout votre poids à l’arrière comme Denni. Bilan : il a cassé deux fois sa roue arrière à cause de ses 28 kg de bagages. 

Les composants du vélo de voyage

La transmission

La transmission, c’est un peu le nerf de la guerre. Elle devra être adaptée car vous transporterez du poids sur votre vélo de voyage ! Ne faites pas l’erreur de ne regarder que le nombre de vitesses. Avoir beaucoup de vitesses ne veut pas dire avoir un vélo qui passe partout ! Mon premier vélo de voyage est le meilleur exemple. Il avait beaucoup de vitesses, mais peu de développement en montée. Ce n’est pas ce qui vous permet de passer les cols. D’ailleurs, mon vélo de randonnée actuel a 11 vitesses avec un mono-plateau.

Heureusement, la transmission peut évoluer selon vos besoins. Ce qui est important pour bien choisir son vélo de voyage, c’est le braquet. C’est-à-dire le ratio de développement qui se calcule avec le nombre de dents du ou des plateaux avant sur le nombre de dents des pignons arrière. Si vous allez devoir grimper, l’important va être de calculer le petit braquet. C’est-à-dire le ratio petit plateau / grand pignon (je vous ai mis des petits exemples plus bas pour y voir clair). En bref, plus le chiffre sera petit, plus votre vélo de voyage moulinera en montée. Le grand braquet sera utilisé plus rarement, surtout lorsque vous aurez du poids sur votre vélo ! Pas la peine d’aller chercher à avoir un ratio de champion pour cette partie là !

Évidemment, le ratio est un indicateur. La taille des roues, le poids, votre chargement et la largueur des pneus de votre vélo de randonnée auront également un impact.

Calculer son braquet = nb de dents plateau / nb de dents pignon.

calcul braquet

Exemples de braquets sur nos vélos de voyage

vélo sécurité rétroviseur -eurovélo 6

Mon premier vélo de trekking est un Stevens Jazz Lite – Lady de 2017.

  • Plateaux : 48-38-28  
  • Pignons : 11-30
  • Petit braquet : 28/30 = 0,93
  • Grand braquet : 48/11 = 4,36

Ce vélo est plus fluide sur le plat qu’en montée, d’autant plus avec ses roues de 29” et ses pneus fins ! 0,93 est limite en voyage à vélo.

Riverside Touring 520 - Décathlon

Mon vélo de voyage actuel est le RT520 – Riverside Touring de chez Décathlon.

  • Plateau : 36 dents
  • Pignons : 11-46
  • Petit braquet : 36/46 = 0,78
  • Grand braquet : 36/11 = 3,27

Mon vélo a un mono-plateau, mais déjà plus de développement que le Stevens. Je passe à peu près partout !

Vélo de voyage Touring 900 - Riverside - Décathlon

Le vélo de Denni est le RT900 – Riverside de chez Décathlon

  • Plateaux : 48/36/26
  • Pignons : 11/36
  • Petit braquet : 26/36 =0,72
  • Grand braquet : 48/11 = 4,36

Le vélo de randonnée de Denni est celui qui le plus d’amplitude. Il a plus de développement que le mien et un gros braquet (peu utilisé au final).

Les freins

Les freins sont importants pour choisir son vélo de voyage car ils ne sont pas modifiables aisément (un cadre est prévu pour les freins à disque ou les freins sur jantes).

Il existe plusieurs types de freins : 

  • Les freins sur jante : Les freins V-Brake sont les freins les plus faciles à changer et à entretenir. Il suffit de prendre des patins de rechange avec soi, de regarder un ou deux tutos et le tour est joué. Ils sont plutôt efficaces mais c’est vrai qu’ils le sont moins que les freins à disques. L’inconvénient des freins sur jante est que, comme leur nom l’indique, ils utilisent les jantes comme surface de freinage. Ils usent donc votre roue. 
  • Les freins à disques hydrauliques : les freins à disques hydrauliques sont considérés comme les freins haut de gamme. Ils sont efficaces et demandent peu d’entretien au final. Ils freinent très bien avec du poids. En revanche, il faut les purger de temps à autre. Ce n’est pas simple de les entretenir sans le matériel adéquat (sous-entendu au milieu du Kirghizistan). 
  • Les freins à disques mécaniques : Les freins à disques mécaniques sont un peu plus faciles sur les routes car les plaquettes se changent très facilement. C’est pour cette raison que de nombreux voyageurs à vélo adoptent cette solution. En revanche, on conseille d’utiliser des plaquettes métalliques pour qu’elles ne s’usent pas trop vite.

La selle

La selle est l’une des priorités pour votre vélo de randonnée. Rien de pire que de se tortiller quotidiennement sur son popotin des mois durant. 

Les selles ergonomiques de trekking ne sont pas très nombreuses et se situent à mi-chemin entre la selle de course et la selle de ville. 3 marques reviennent régulièrement chez les cyclovoyageurs :

  • Les selles Brooks : les modèles B17 et B17S sont les plus populaires. Ce sont celles que nous avons. Elles ont la particularité de se faire à notre anatomie, ce qui demande un peu de rodage et de patience avant de les trouver confortables. Mais une fois rodée, c’est votre selle pour la vie !  De notre côté, nous avons même pu enlever nos cuissards, ce n’est que du bonheur. Toutefois, elles ne supportent pas très bien la pluie !
  • Les selles SMP : les selles SMP trekking ont la particularité d’avoir un trou au milieu afin d’éliminer les pressions. Je l’avais offerte à Denni pour la Vélodyssée, il en a été très satisfait, bien qu’il préfère désormais la selle Brooks. Contrairement aux Brooks, elles ont l’avantage de ne pas craindre la pluie !
  • Les selles Proust : moins « grand public », les selles Proust sont connues pour ne pas avoir de bec. Elles permettent ainsi d’éviter les pressions dans la zone périnéale et permettent de gagner du confort. Elles sont montées sur une tige mobile, ce qui permet de suivre les mouvements lorsque l’on pédale. 

Quel cadre pour son vélo de voyage

Le porte-bagages

Il est généralement possible d’installer un porte-bagages avant et un porte-bagages arrière sur son vélo de randonnée. L’avantage d’avoir les deux, c’est que cela permet d’équilibrer un peu le poids sur le vélo. Les sacoches uniquement à l’arrière, si elles sont bien chargées, forcent beaucoup sur la roue et font que le vélo se « cabre » facilement en montée. Ce n’est pas très pratique ! 

Pour choisir son porte-bagages, il vaut mieux prendre un équipement de qualité, capable de supporter une charge à minima de plus de 25 kg pour l’arrière et de 18 kg pour l’avant. Si vous partez pour plus de 6 mois et/ou que vous serez très chargés (plus de 20kg de bagages) et/ou que vous comptez prendre pas mal de pistes accidentées, il est fortement recommandé de choisir un porte bagage en acier. L’aluminium est très susceptible à la casse sur des tubes aussi fin. Ceux de la marque Tubus ont fait leurs preuves .

En complément, il est possible d’avoir un rail à l’avant afin de poser des affaires comme la tente ou le matelas s’il est volumineux et qu’il ne rentre pas dans les sacoches.

Le guidon

Il y a de nombreuses formes de guidons. Comme depuis le début de cet article, il n’y a malheureusement pas de solutions toutes faites ! Les guidons de ville courbes ou les cintres plats ne sont pas particulièrement adaptés au voyage car ils n’offrent pas la possibilité de changer de position. Même si certains les ont adoptés malgré tout ! En général, quand on passe 4h d’affilée sur son vélo, on est bien content de pouvoir changer de position de temps en temps.

  • Le guidon papillon : il a l’avantage d’offrir de nombreuses positions, en haut, en bas, sur les côtés. Cela permet de changer régulièrement les appuis et ajoute un certain confort au voyage.
  • Les cintres VTT avec poignées ergonomiques : c’est ce qui nous convient le mieux pour le moment. La largeur du guidon nous donne de bons appuis et les poignées nous permettent quand même de changer régulièrement de position. 
  • Les cintres de route : ils conviennent davantage aux habitués ou à une pratique sportive du voyage à vélo. Si c’est ce que vous préférez, sachez que la transformation peut être fastidieuse car les freins ne se situent pas au même endroit.

Encore une fois, pour faire son choix, le mieux c’est de tester.

Sacoche fourre-tout Le Rouquin qui Roule

Les roues

Les roues de votre vélo de voyage doivent supporter votre poids et celui des bagages. Il va donc falloir qu’elles soient robustes et efficaces pour qu’elles vous suivent tout le long de votre aventure. 

La taille des roues que vous choisirez a également une influence sur votre voyage. Ce n’est pas un hasard si les tailles de 28’’ sont de plus en plus communes et détrônent peu à peu le 26’’ sur les nouveaux modèles de vélos de voyage. Le vélo est certes plus haut (on sent le vécu…), mais le rendement est à priori meilleur. Reste que la taille de 26’’ est encore très présente et est quand même très robuste ! 

Les pneus

Le pneu est à nouveau un composant essentiel (bien que comme tout le reste, on peut le changer au fur et à mesure). Reste que le cadre, les roues et le choix de votre vélo de voyage ne vous permettra pas de monter certains pneus. Notamment si vous changez de pratique et souhaitez élargir ces derniers afin d’aller davantage hors sentiers battus. 

La largeur, les crampons, le poids du pneu peuvent totalement vous changer la sensation sur le vélo. Il faut donc réussir à trouver un bon compromis : celui qui vous convient le mieux, mais surtout, celui qui ne crève pas tous les 500 m ! Pour faire face à toutes les situations, je pense qu’il est essentiel d’avoir un pneu assez large mais pas trop. Les miens sont en 28×1,75 (soit 45mm de largeur) et ça a été un régal de passer dessus. Lors de notre premier voyage à vélo, j’avais des pneus bien plus fins et ça m’a posé problème sur les petits chemins en terre.

Transmission - vélo Riverside - Décathlon

La marque au nom imprononçable mais reconnue par les cyclovoyageurs est Schwalbe. Sa gamme réputée sont les Marathon Plus et les Marathon Mondial Double Defense. J’admets que l’on n’a pas à s’en plaindre car on dénombre deux crevaisons au total de nos périples avec ces pneus (on les as bien entendu changés à deux reprises). J’ajoute une note sur les pneus trekking de Décathlon qui, même s’ils sont très lourds, ne comptent qu’une crevaison en 9 000km. Vu le prix, c’est pas mal pour commencer !

Le moyeu dynamo

Parfois, les moyeux dynamo sont prévus de base avec votre vélo de voyage. C’est hyper efficace pour les lumières. Toutefois, je ne suis pas sûre de leur pertinence pour recharger les batteries. C’est une option qui me semble un peu gadget. Finalement, il faut réussir à pédaler à plus de 15km/h pour que ça commence à charger la batterie de votre téléphone. Je vous assure qu’avec 25 kg de bagages à bord, ça n’arrive pas aussi souvent qu’on peut l’imaginer !

Il n’y a pas de vélo de voyage parfait !

En réalité, il y a le vélo de voyage qui vous convient le mieux. Et comme vous pouvez le voir, ça peut être simplement une question de composants et d’adaptabilité du vélo. On peut tout changer, tout faire évoluer pour que ça convienne davantage à la manière dont vous pratiquez le cyclotourisme. Si vous n’avez jamais fait de voyage à vélo, ni même de vélo avant de partir, ne foncez pas tête baissée acheter le vélo le plus cher du marché. Visitez les vélocistes près de chez vous, testez les vélos, faites une petite balade, louez un vélo de randonnée deux jours par-ci, 3 jours par-là. Prenez le temps de découvrir ce qui vous fait vibrer. Et pourquoi pas, en attendant, rafistoler un peu votre vieux VTT comme l’a fait Denni ? Ou commencer avec un vélo d’occasion ? 

On a peut-être mis 200€ dans le vélo de Denni avant de partir, mais maintenant, il sait ce qui lui convient ou ce qui ne lui convient pas. De mon côté, j’ai mis plus de 800 € dans mon premier vélo de randonnée (avec le changement de quelques composants). J’ai aujourd’hui une monture qui ne correspond plus du tout à ma pratique et qui prend la poussière dans le garage. Je pourrais le vendre mais l’émotionnel du premier vélo de voyage prend toujours le dessus ! Pourtant, je suis sûre qu’il a encore de la valeur car il a été très fiable pendant les 12 000 km parcourus avec ! Je n’ai rien à lui reprocher, seulement qu’il ne me convient pas. 

Alors, quel est le vélo de voyage qui vous fait rêver de votre côté ?

Aller plus loin pour choisir votre vélo de voyage

24 Commentaires

  1. Mathieu F.

    Bonjour, ravi de voir un retour d’expérience sur du monoplateau.

    Je suis en train de restaurer un vieux VTT cro-mo en monoplateau 32 avec une cassette 10 vitesses 11/42.
    Pour 150€ j’ai pu prendre un mix deore/xt complet (dérailleur, manette, chaine, pédalier, boitier de pédalier).

    L’amplitude sera courte de 0.72 à 2.91 mais en rando on a pas besoin d’un gros braquet.

    Le petit braquet est équivalent à un 24/32 souvent conseillé pour les grosses montées.

    Pour le gros bracket 2.91 à 90 tours minutes sur un 26″ c’est environ 33km/h … Une vitesse que je ne me vois pas atteindre avec les 12-15kg de matériel et de nourriture que j’aurais.

    Avoir un braquet supérieur à 3 me parait assez inutile pour la pratique, autant en profiter pour avoir une mécanique et un poste de pilotage plus simple.

    Réponse
    • Mila

      Bonjour Mathieu,

      Merci pour ton retour !
      Tout à fait, le gros braquet n’est pas forcément intéressant en voyage. De tous les vélos que nous avons utilisé, nous n’avons jamais utilisé le gros braquet ou vraiment à l’occasion, en descente, pour aller plus vite. Mais ça ne sert pas forcément à grand chose !
      Bonne route à toi 🙂

      Réponse
  2. Thomas

    Bonjour, pour quel modèle de nouveau vélo avez-vous opté ?

    Réponse
  3. Bernard

    Et avez vous testé les remorques vélo ?

    Réponse
    • Mila

      Non, pas pour le moment, nous voyageons avec des sacoches !

      Réponse
  4. Christophe

    Bonjour,
    J’arrive un peu tard mais j’ai quelques commentaires sur l’article et certains commentaires..

    “Dernier point important, en faveur du cadre acier. Sachez que ce dernier absorbe mieux les chocs. Normalement, un vélo acier sera plus confortable sur le long terme. Mais plus lourd !”
    Dans l’absolu non l’acier n’est pas plus confortable que l’aluminium, il est beaucoup plus rigide : prenez une barre d’acier et une autre d’aluminium ayant exactement la même dimension, la barre d’acier est nettement plus rigide mais nettement plus lourde. La différence de poids permet d’utiliser des tubes d’aluminium plus gros et plus épais et donc de gagner en rigidité.
    Le poids de l’acier… pour un ensemble cadre + fourche la différence de poids entre acier et aluminium ne dépasse pas les 300 – 400 grammes (et encore…) sur des vélos qui au final tout chargés vont tourner autour des 30kg ou plus l’impact est négligeable, l’équipement emporté est beaucoup plus important.
    Et enfin les vélos acier ne sont pas vraiment plus chers que les alu (à part si vous prenez du sur-mesure) un Genesis ou un Surly correctement équipé tourne à 1000 / 1200 euros pour un vélo “indestructible” (l’aluminium ne vieillit pas très bien).

    Et il y a des commentaires sur les vélos couchés. Je n’en ai jamais utilisé mais le principal frein à leur utilisation me semble être leur dangerosité dans la circulation. En effet ils sont très bas, plus bas que les capots de voitures, en particulier avec les 4×4 et SUV de plus en plus nombreux et donc encore moins visibles dans la circulation. Autre point je m’interroge aussi sur leur maniabilité, en particulier sur du non goudronné) et sur leur facilité d’utilisation, mais là c’est vraiment une interrogation.

    Sinon je suis 100% d’accord sur la taille, la simplicité mécanique, l’idée d’avoir du matériel le plus standard possible. Les points à privilégier pour moi sont : confortable, fiable (solide) et stable (sécurité).

    Réponse
    • Mila

      Merci beaucoup pour ces précisions. Cela fait 3 ans que j’entends un peu de tout sur l’acier et l’aluminium. Pour le coup, je ne sais plus trop où donner de la tête. Sincèrement, nous n’avons jamais tenté l’acier non plus depuis, donc on n’a aucune idée toujours de ce que ça donnerait. Cet article devrait être mis à jour prochainement.

      Concernant les vélos couchés, les voyageurs disent qu’ils sont beaucoup plus confortables en général et en sont ravis. Il suffit de mettre un petit drapeau visible par exemple. C’est sûr que ce n’est pas pratique en Europe, mais à l’étranger je pense que c’est différent, d’autant plus que l’on évite généralement les routes. En revanche, ils semblent assez mous dans les montées et on peut donc un peu oublier le off-road.

      Réponse
  5. Louis

    Suite à notre projet de partir à l’étranger l’année dernière (mais je l’ai acheté en 2012) nous devions prévoir tout le nécessaire à l’avance. Nous avions besoin de vélos costauds, équipés, solides ! C’est chose faite avec l’acquisition de deux vélo 26pm3, le voyage s’est maintenant terminé et je l’utilise désormais au quotidien (même si c’est assez rigide pour le quotidien, on a pas du confort à 100% en ville 24h24) Sinon zéro problèmes, très bien pour le voyage. je suis très content de mon achat. Merci blanc marine.

    Réponse
    • Mila

      Ok super, on note la référence, merci pour le retour !

      Réponse
  6. Sylvain

    Bonjour,

    J’ai effectué mon tout premier voyage à vélo l’année dernière en VTT et remorque monoroue. Cette année, toujours avec la même remorque, mais en fat bike, sur un Beach Cruiser Electra Lux Fat avec des roues de 26 x 3.50. Ce vélo pèse 20Kg environ. Certes, il est plus lourd que le VTT, mais j’ai allégé considérablement le poids de ma remorque. Elle pesait 25Kg l’année dernière. Cette année elle ne fera que 12Kg au total. L’assise sur le Beach Cruiser est ultra confortable. Le dos reste droit. Dans le style et la forme du cadre, c’est un peu comme une Harley Davidson, mais sans le moteur. 😀

    Réponse
    • Mila - Entreprendre le Monde

      Oh voyager en Fat Bike ! C’est quelque chose !!! C’est complètement différent j’imagine. C’est pour aller sur des petits chemins que tu as fait ce choix ? Car sur la route, ça ne doit pas être très roulant. En tout cas, on te souhaite un superbe voyage !

      Réponse
  7. Vince

    Tout est vraiment simple dans la vie!!
    Bein non!

    Le vélo couché pose quelques fois d’autres problèmes. Il est adapté à certains, pas forcément à tous.
    Un vélo dit droit, bien réglé ne pose pas forcément de problèmes. Pourquoi vouloir résoudre des problèmes qui ne se posent pas?
    Par contre, quelqu’un qui a des problèmes de dos (j’en connais) peut trouver dans le vélo couché une bonne solution. La personne que je connais aurait du arrêter le vélo et elle a pu continuer grâce au vélo couché.
    Quand on voit le prix d’un vélo couché, heureusement qu’on a pas tous besoin d’un vélo couché pour se faire plaisir!

    Réponse
  8. Vince

    Je suis admiratif pour cet article (et d’autres).
    Tu es assez novice sur le sujet et pourtant tout ce que tu dis est plein de bon sens et juste. C’est très utile pour d’autres nouveaux.
    J’ai un peu d’expérience et j’insisterai sur 2 points que tu as abordés:
    1) la bonne taille de cadre
    C’est effectivement très important. Mais il ne faut pas oublier la suite: les bons réglages des pièces mobiles ou “changeables” sur un cadre donné (selle, potence, guidon). De petites différences de quelques mm peuvent avoir un énorme impact.
    Certains voudraient faire croire qu’en prenant vos mensurations précises et un programme informatique, ils pourront régler parfaitement votre vélo. Ca n’est qu’en partie vrai. C’est un bon point de départ. Mais il faut absolument apprendre à écouter son corps et surtout, faire des essais de petites variations de hauteur de selle, d’avancement de la selle sur le charriot, de réglage de la hauteur de la potence quand elle est réglable. On finit par trouver la bonne position mais elle est toujours un peu différente de celle qu’on a en sortant du magasin.
    2) le guidon (ou cintre)
    La plupart des gens pensent que le guidon de course est pour les coureurs. Erreur! Un cintre course peut être très adapté au cyclotourisme car il permet de varier les positions. Le cintre papillon aussi. Mais il a d’autres inconvénients. Donc ne pas éliminer d’emblée le cintre recourbé vers le bas en pensant que vous ne cherchez pas la vitesse mais le confort.

    Autre point: de nombreux vélos type vélo de randonnée, par ailleurs tout à fait adaptés, ont un cintre dit “plat”. Fuyez! Il faut le changer.
    Ma femme a eu des tendinites chroniques à cause de cela. Quand je l’ai forcée à changer de cintre, en en prenant un qui a les mains avec un minimum de 15° (mais 20 ou 30 c’est encore mieux), ses douleurs sont parties instantanément. L’explication est très simple: tendez les bras devant vous, poings fermés avec un crayon dans chaque main. Observez l’angle que forment les 2 crayons. Vous comprendrez qu’en serrant les poignées d’un guidon “plat”, vos muscles et tendons des bras seront en tension permanente car ils ne seront jamais en position “neutre”.
    Alors, essayez de changez le cintre au moment d’acheter un vélo neuf. C’est le meiux et le moins cher (on peut négocier). Car cela influe sur tous les autres réglages voire le choix de la taille du cadre.
    Le cintre papillon c’est pas mal, mais je leur reproche le fait que la position standard la plus fréquente (celle qui permet de freiner) est souvent proche de 90° avec l’axe du vélo, ce qui n’est pas bon. Donc, effectivement, on peut changer les mains de place. Mais si on prend un cintre avec le bon angle et de bonnes poignées, on n’a pas forcément besoin d’un guidon multi-positions.

    Voilà mes contributions.

    PS: je n’ai que des vélos en acier mais le débat auquel tu fais allusion acier/alu est totalement surfait. Non pas qu’il n’y ait pas de différences, mais il y a tant d’autres paramètres que le réduire à dire qu’un cadre acier est mieux qu’un cadre alu, c’est absurde.
    Ceci dit, j’ai dans mon entourage proche connu 2 cadres fendus et les 2 étaient en alu. Aucun n’était un vélo bas de gamme à 3 balles. Statistiquement, les cadres alu posent plus de problèmes, c’est certain (mon frère métallurgiste spécialiste de ce matériau a été contacté par une grande parque de distribution de vélo qui fait fabriquer ses cadres et ils voulaient être formés pour mieux contrôler la qualité car ils avaient des problèmes sur ce plan; l’alu est très sensible au respect des températures au moment de la fabrication des tubes et c’est là que ça pêche avec des cadres qui sont pour 90% de la production mondiale fabriqués en Asie). Donc je ne dis pas qu’un cadre alu n’est pas solide. Je dis qu’avec un cadre alu, on a plus de risque de tomber sur un cadre qui casse. Ca n’est pas tout à fait la même chose. Quand on part autour du monde, ça compte. Pour un voyage de quelques jours près de chez soi, moins.

    Réponse
    • Mila - Entreprendre le Monde

      Wow ! Merci beaucoup pour toutes ces précisions complètes et bien développées. C’est chouette !
      Je pense que j’aborderai les éléments point par point à l’avenir. Enfin, que je demanderai à des professionnels d’intervenir je crois, car en réalité, la technique n’est pas ma grosse tasse de thé pour le moment. Je préfère parler de voyage et des parcours que l’on a effectué 🙂

      Réponse
      • Pascal

        Merci beaucoup pour ce blog, que je lis avidement! Je me suis aussi pas mal intéressé aux périples d’Alee (@Cyclingabout sur Youtube, vous m’en direz des nouvelles), le gourou des tours du monde à vélo, qui a contribué à la conception du guidon Denham https://www.cyclingabout.com/koga-denham-bars/ de la marque Koga, qui offre tout ce que Vince demande dans son commentaire :-). Evidemment, un modèle World Traveller chez Koga, c’est 5000 euros, mais pour certains voyageurs au long cours, c’est apparemment le nec plus ultra!

        Réponse
        • Mila

          Hello Pascal,

          Cet article date un peu – beaucoup. Depuis, nous avons TANT appris sur le vélo, le voyage à vélo et le positionnement sur le vélo. Évidemment, nous suivons Alee de loin. Franchement, je ne suis pas certaine que le guidon Koga soit véritablement essentiel, même s’il est idéal. C’est vraiment dans le cas d’une recherche d’ultra optimisation. Finalement, nous réalisons que nous nous trouvons très bien avec des guidons larges type VTT. 😉

          Réponse
          • Mila

            PS : évidemment, on compte bien remodeler cet article sous peu, il a bien besoin d’un rafraîchissement 😉

    • Roselyne Vivier

      Bonjour,
      Votre avis sur le cintre des guidons m’intéresse mais pouvez vous joindre des photos d’un guidon avec 20 ou 30° pur voir concrètement ce qu’ il faut prendre.
      Merci
      Roselyne

      Réponse
  9. Philippe

    “le vélo de voyage qui te conviendra sera finalement celui sur lequel tu seras le plus à l’aise” : dans ce cas, cela signifie forcément… un vélo couché !!!

    Réponse
    • Mila - Entreprendre le Monde

      Hehe, sans doute ! Je n’ai pas vraiment abordé ce point ! Il y a tellement de vélos différents, mais c’est vrai que les retours sur les vélos couchés sont plutôt unanimes pour le confort 🙂

      Réponse
    • REMI

      C’est tellement vrai qu’après une période d’expansion liée à la nouveauté, ils ont quasiment disparu des horizons. Pour quel motif, selon toi ?

      Réponse
    • Jean-michel Collaud

      Hello, pour revenir sur le sujet cintre”, je suis ancien coureur la position en bas du guidon et sur les cocottes sont pour une meilleure pénétration dans l’air, la position sur la partie plate et plus confortable ,alors devenu cyclotouriste j’ai obté pour un cintre plat avec ” cornes de vaches”rambourées de cuir
      Pour varier et détendre les poignets , côté cadre je courrais en carbone, mais j’utilise l’acier chromo pour mes voyages on a rien fait de mieux!
      Bon vent à tous, et merci pour votre passion partagée
      Jean Michel
      ( Besançon)

      Réponse

Trackbacks/Pingbacks

  1. [ Test & Avis ] - Les vélos de voyage Riverside - Décathlon - […] lorsque l’on en fait l’acquisition. C’est un point essentiel car si à l’achat, le vélo que j’avais acheté pour…

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.