voyage à vélo : notre guide complet pour partir à vélo

par | Mis à jour le 09/12/2025 | Voyage à vélo | 23 commentaires

Le voyage à vélo ou le bikepacking est un formidable moyen de découvrir de nouvelles régions ou pays. Il laisse l’opportunité aux cyclovoyageurs d’être libres. Libres de s’arrêter lorsqu’ils le souhaitent, de prendre le temps de faire des rencontres et de profiter de l’instant présent.

Pendant notre premier tour d’Europe à vélo en 2017, nous avons réalisé une chose : le voyage à vélo, c’est accessible ! Et pourtant, ça semble encore être un véritable défi impressionnant pour beaucoup. Cette envie de partager notre passion pour le bikepacking, c’est la raison pour laquelle nous avons créé ce blog.

Ces dernières années, le voyage à vélo a le vent en poupe. Notamment, grâce au développement des routes EuroVelo, mais aussi à la pandémie qui a boosté le slow tourisme. Pour autant, il peut être difficile de savoir par quoi commencer lorsque l’on se prépare pour une randonnée. À travers cet article, nous souhaitions partager toutes les informations qui sont à notre disposition pour vous aider à partir, vous aussi, pour une belle épopée à vélo.

Comment définir le voyage à vélo ?

À première vue, le voyage à vélo semble avoir une définition simple ! Concrètement, il s’agirait de partir pour un voyage au moyen de la bicyclette. En réalité, tout comme dans le gris, il existe 50 nuances de cyclotourisme (ou presque).

En effet, le voyage à vélo peut prendre tellement de formes différentes que ça peut même paraître difficile de trouver ce qui nous conviendra le mieux lors des préparatifs.

Il peut être différent selon :

  • Les envies du voyageur (aventure sportive, grands espaces, déambulation, etc.)
  • Les obligations en terme de temps / d’argent
  • Les contraintes du voyage (enfants, animaux, travail sur les routes, etc.)
  • Le matériel

Le vélo de voyage

Il existe une multitude de possibilités dans le cyclotourisme. Chaque monture vous fera vivre une expérience différente, bien entendu.

Vous pouvez par exemple :

  • Opter pour une beau vélo droit en acier
  • Partir à vélo couché
  • Choisir de voyager en tandem
  • Jeter votre dévolu sur un tricycle
  • Et pourquoi pas tenter l’aventure à trottinette ?

Le poids du vélo

On distingue actuellement deux courants assez répandus dans le voyage à vélo :

 – le “cyclotourisme conventionnel” où l’on part généralement avec des sacoches ou une remorque

 le bikepacking qui est un mouvement plus récent qui tend à diminuer au maximum le poids que l’on transporte sur le vélo et à utiliser des sacoches qui se fixent directement sur le vélo, sans porte-bagages.

Les envies du voyageur

Il y a toutes sortes de voyageurs à vélo, c’est pourquoi il est si difficile de les définir. Qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, ils partent parfois pour deux semaines, parfois pour 5 ans, parfois même ils ne reviennent pas !

Il y a aussi ceux qui partent pour un voyage organisé ou ceux qui tentent de tout faire par eux-même. Ceux qui bivouaquent, ceux qui dorment à l’hôtel et ceux qui alternent !


Pourquoi opter pour le voyage à vélo ?


Récemment, nous vous parlions des bonnes raisons de partir pour un voyage à vélo. Elles sont toujours d’actualité, bien entendu.

En bref, voici les différents points qui peuvent faire pencher la balance :

La rencontre

Le cyclovoyageur attise facilement la curiosité des locaux, ce qui favorise la rencontre. Le fait d’être à hauteur humaine, non enfermé dans un véhicule permet de partager encore plus avec les autochtones. C’est vraiment ce qui va faire la richesse du voyage, car même un voyageur timide pourra échanger !

Un voyage économique

Le voyage à vélo est très économique. Entre le bivouac, l’accueil chez l’habitant, le camping, les dépenses sont davantage limitées. Le gros du budget sera en effet la nourriture, le “carburant” du cyclovoyageur ! Certes, le mode de transport est lent, mais le budget s’épuise aussi plus lentement

Un voyage éco-responsable

C’est la raison principale pour laquelle nous avons opté pour la Petite Reine. Nous voulions voyager mais ne souhaitions pas consommer l’énergie de la planète en utilisant des véhicules à moteur. Le voyage à vélo offre l’opportunité, si on le souhaite, de partir de chez soi pour revenir chez soi, sans avoir à utiliser d’autres moyens de transport.

Une liberté infinie

Le vélo permet généralement de transporter un peu plus de poids qu’un sac à dos. C’est ce qui offre l’opportunité de prendre une tente, un matelas, un bon sac de couchage et de bivouaquer, le cas échéant.

En voyageant de la sorte, c’est le présent qui prend le dessus : on roule, on se nourrit et on cherche un endroit où dormir.


Tout le monde peut voyager à vélo ?


Mais évidemment, tout dépend du voyage et de son objectif.

Pour les petits voyages, nous aurions tendance à dire que tout le monde peut partir. Sur les routes, nous avons croisé des enfants, des familles, des femmes enceintes, des mamies de plus de 80 ans… Des profils (féminins qui plus est) qui nous ont particulièrement marqués !

Une chose est sûre, l’âge ne semble pas freiner les cyclovoyageurs. Nous rencontrons d’ailleurs bien plus de jeunes retraités sur la route que de jeunes baroudeurs. Une tendance qui semble néanmoins se lisser avec l’émergence du gravel et du bikepacking.

Le voyage à vélo permet à chacun d’aller à son rythme, de tenter des défis fous ou non, de se dépasser ou non. Avec le développement des itinéraires cyclables type EuroVello en Europe ou encore des itinéraires tels que La Loire à Vélo et la Vélodyssée en France, le tourisme à vélo est véritablement accessible à tous.

Évidemment, si l’objectif est de partir pour un tour du monde sans avion, gravir les montagnes et dépasser toutes ses limites, un bon mental et une bonne condition physique sont essentiels ! Quoi que, finalement, l’essentiel c’est d’y aller à son rythme !

Le voyage à vélo solo

Comme souvent, le voyage à vélo en solo n’est pas un voyage solitaire. Le fait que vous soyez seul.e attire la curiosité. Au final, vous vous retrouvez facilement à échanger avec les locaux. Et puis, si ce n’est pas les locaux, vous rencontrerez probablement d’autres cyclovoyageurs sur la route.

En bref, le cyclotourisme vous offre l’opportunité de faire selon vos envies !

Voyager à vélo avec des enfants

Le voyage à vélo avec des enfants demande quelques adaptations, un rythme plus doux, des activités plus centrées sur les enfants (les pauses dans les parcs de jeux devenant notre nouvel eldorado), mais est tout à fait possible. Depuis peu, nous voyageons avec notre fille qui adore sa remorque depuis qu’elle a quelques mois. Même tous petits, à condition de ne pas être trop ambitieux sur les étapes, les bébés testent plein de nouveautés et s’éveillent bien en voyage. Retrouvez notre guide complet sur le voyage à vélo avec bébé ou d’autres liens pour approndir le sujet à la fin de l’article.

Voyager à vélo avec des amis

Ou des membres de la famille, au choix. Finalement, on voit de tout sur les deux roues et c’est tant mieux.

Lorsque l’on pratique le cyclotourisme avec plusieurs amis, l’essentiel, c’est d’être vraiment d’accord sur le projet de base. Parfois, partager l’intimité de quelqu’un au quotidien, c’est comme un couple, ça peut devenir difficile. Donc, l’important, c’est d’être sur la même longueur d’onde et d’en parler avant pour pouvoir s’adapter à l’autre et vivre de très bons moments !

Le voyage à vélo en couple

Partir à vélo à deux, c’est merveilleux !

Évidemment, ça demande un peu d’adaptation de partir en couple. Tout d’abord parce qu’avant de partir, de sortir de sa zone de confort et de vivre H24 avec la même personne, on ne sait pas vraiment comment l’autre peut réagir. Finalement, le voyage à vélo nous apprend à nous connaître l’un et l’autre et à composer.

Certains diront que l’inconvénient d’être à deux, c’est de devoir faire des concessions. Finalement, si c’est quelque chose qui pèse sur votre voyage, c’est que la personne avec qui vous le partagez n’a tout simplement pas les mêmes envies. Il faut aussi pouvoir s’accorder des temps à soi, si le besoin se ressent et savoir s’adapter. Des couples peuvent préférer vivre leurs expériences chacun de leur côté et se retrouver le soir, d’autres sont inséparables. À vous de trouver votre rythme !

Une chose est sûre, si vous partez en couple, c’est souvent plus forts que vous reviendrez.

Si cela vous intéresse, nous avons évoqué les bienfaits du cyclotourisme sur notre relation dans cet article : le voyage nous change-t-il vraiment ?

Voyager à vélo avec son chien

Partir à vélo avec toutou peut avoir de nombreux avantages. Notamment la nuit, si vous n’êtes pas rassuré.e par le bivouac. Puis, forcément, partir avec lui évite d’avoir à le faire garder.

Quelques éléments sont à prendre en compte pour voyager à vélo avec son chien. Tout d’abord, cela veut dire plus de poids, entre croquettes et poids du chien (qui ne pourra pas courir toute la journée à côté de vous…). Ensuite, il vous faudra un passeport pour lui avec une vaccination bien à jour pour pouvoir rentrer dans les pays que vous comptez visiter. Enfin, cela demande un petit investissement car il vous faudra une remorque pour le transporter.

Aujourd’hui, il y a une belle offre de remorques vélo pour chien. L’important, c’est de vérifier que les roues et pneus soient solides et durables.

Si vous souhaitez approfondir le sujet, nous avons aussi expérimenté le voyage à vélo avec un chien pendant des mois !


Un projet de voyage à vélo ? Par quoi commencer ?


Comment passer du projet de voyage à vélo au voyage ?

Maintenant que vous êtes convaincu.e, il va falloir se lancer dans la préparation de votre premier voyage à vélo. Si les suivants seront bien plus faciles à organiser, le premier reste quand même plus compliqué ! Surtout si vous n’êtes pas cycliste au moment où vous vous lancez.

Ne vous en faîtes pas de trop ceci dit, le corps est une merveille. Il s’adapte vite et se fera à l’itinérance aisément. Puis, ne vous prenez pas la tête avec les listes de matériel infinies. Si elles peuvent servir, sachez que l’on trouve très facilement ce dont on a besoin au cas où.

Tous nos conseils pour préparer un voyage à vélo se trouvent dans cette section. Cependant, le sujet est tellement vaste que nous n’avons pas du tout fini de traiter les points que nous voulions aborder avec vous !


1. Poser le projet sur papier !

Préparer son premier voyage à vélo demande une petite organisation. Comme une petite entreprise que l’on lance, pour mener à bien le projet, il est essentiel de se poser les bonnes questions.

Nous conseillons de coucher tout ça sur papier. Ce n’est évidemment pas obligatoire, mais cela permet de savoir où vous en êtes dans la préparation de votre projet cyclotourisme.

Evidemment, selon la nature de votre voyage à vélo, il y aura plus ou moins de préparation à faire en amont!

En clair, il va falloir se demander quand partir? Avec qui? Sur quel itinéraire cyclable? Pour combien de temps? Quel budget? Quel équipement? Etc.


2. Financer son voyage

Une fois le projet de voyage à vélo posé sur papier, il va donc falloir le financer. Évidemment, cela va concerner ceux qui partent plus longtemps, pour un tour d’Europe à vélo ou un tour du monde par exemple.

Il est possible de financer son voyage de différentes manières :

  • Ses économies : c’est toujours la partie que l’on “maîtrise” le plus !
  • La vente/location de ses biens : quand c’est possible !
  • Le sponsoring : mais c’est devenu de plus en plus compétitif, il faut donc avoir un projet d’enfer pour être soutenu
  • Le crowdfunding : à condition d’avoir un projet solide, des contreparties matérielles à offrir ou encore, que la collecte ait un petit objectif
  • Les bourses de voyage : il en existe encore quelques-unes selon les départements, les structures et surtout, bien souvent votre âge.

3. S’équiper

Parmi les voyageurs, il y aura toujours ceux qui diront qu’il suffit d’un vélo pour pratiquer le cyclotourisme ! Nous, nous ne sommes pas vraiment de cet avis. D’ailleurs, nous sommes bien placés pour en parler car nous sommes partis mal équipés. Ça a évidemment des incidences sur le confort du voyage à vélo et sur l’envie de continuer ou non. Ce n’est pas vrai que tout le monde peut voyager à la dure !

Alors, selon nous, il faudrait trouver un compromis entre le matériel que vous choisirez, votre budget et votre confort.

L’équipement est un sujet vaste auquel nous tentons de répondre sur ce blog (cf. nos articles pour vous équiper). Ils sont tous bien complétés et vous pouvez également consulter nos tests de matériel pour vous aider. Pour compléter nos tests, je vous recommande ce site !


4. Gérer le départ

Pour ceux qui partent plusieurs mois voire plusieurs années, il va falloir penser à la période où vous serez absent.

Il y a évidemment pas mal de choses à prendre en considération, comme par exemple que faire de son logement ? De ses meubles ? Comment gérer l’assurance maladie ? Faut-il prendre une assurance pour son voyage à vélo ? Et la banque ?

De notre côté, nous avons fait simple : nous avons tout vendu et avons rendu notre appartement à Paris. Libérés de nos engagements, mais désormais à nouveau dans un logement, nous louons désormais notre bien lorsque nous partons plusieurs mois. 


5. S’entraîner

Lorsque l’on part pour un long voyage à vélo, le corps s’habitue au fur et à mesure des kilomètres que l’on parcourt. Mais, même s’ils sont nombreux à partir sans entraînement spécifique, pratiquer le cyclotourisme de la sorte, ce n’est pas pour tout le monde !

Le mieux, pour vous connaître, savoir quoi prendre avec vous avant le départ, c’est déjà de partir pour un petit voyage à vélo : un ou deux jours vous donnent déjà une idée.

Et puis, roulez avant le départ ! Le poids des bagages aura un impact sur votre rythme et risquent de vous causer des douleurs aux genoux au début si vous n’êtes pas entraîné.e. Si vous partez pour une ou deux semaines de vacances, ce n’est pas génial d’avoir mal.

Notre article complet sur l’entraînement avant de partir en voyage à vélo

 

Entrainement - voyage à vélo et cyclotourisme

Voyager à vélo en France


La France est un pays idéal pour le voyage à vélo. Elle regorge de véloroutes qui s’améliorent, s’optimisent et se développent au fil du temps. Sur ce site, nous avons répertorié pas moins de 15 000 km d’itinéraires vélo en France, testés et approuvés… Pourtant, nous sommes loin d’avoir tout visité !

Selon Vélo et Territoires, le schéma national compte aujourd’hui 25 900 km de véloroutes dont 46% en site propre. C’est conséquent et ce chiffre s’améliore beaucoup d’années en années. De plus, 10 EuroVelo européens parcourent le territoire (cf. Point sur le voyage à vélo en Europe un peu plus bas).

Outre la variété de ses paysages, son patrimoine extrêmement riche et sa gastronomie variée, la France est également dotée d’un réseau important de petites routes secondaires. Même sans suivre un tracé balisé, elle se visite de manière très confortable.

Logo Accueil Vélo

La marque Accueil Vélo

En France, il existe une marque dédiée au cyclotourisme : les services Accueil Vélo !

Cette dernière concerne les hébergements, les réparateurs et loueurs de vélo, les restaurants et les accueils touristiques. En règle générale, les établissements qui ont rejoint la marque proposent un accueil adapté aux cyclistes, comme un endroit pour poser les vélos, de quoi faire une machine à laver, un kit de réparation cyclo, etc.

Lors de nos voyages à vélo, nous étions toujours ravis de trouver un Accueil Vélo sur la route, gage de qualité.

    Voyager à vélo en Europe

    En théorie, d’ici 2030, il sera possible de voyager un peu partout en Europe par le biais de 17 itinéraires cyclables. On les appelle les véloroutes EuroVelo.

    Si certains EuroVelo sont encore en construction, d’autres sont déjà bien développés et balisés. Il est donc possible de les emprunter dès à présent ! Pour les plus aventureux d’entre nous, il est aussi largement possible de voyager à vélo en Europe sans emprunter un itinéraire cyclable. Les petites routes sont nombreuses et souvent tout aussi agréables. C’est à vous de voir quelle est la forme que prendra votre voyage à vélo !

    Le bikepacking en Europe a de beaux jours devant lui. À ce jour, 17 itinéraires cyclables européens sont en cours de développement. Ils sont numérotés de 1 à 19.

    Pour mieux comprendre le système de numérotation, les itinéraires « nord – sud » ont un numéro impair quand les itinéraires « ouest-est » ou les boucles sont numérotés avec des chiffres pairs. C’est la raison pour laquelle, l’EuroVelo 16 n’existe pas sur le site officiel eurovelo.com alors qu’existent les EuroVelo 15 et 17 !

    De nouveaux itinéraires sont venus s’ajouter au réseau ces dernières années. Notamment l’EuroVelo 14, la véloroute qui connectera les points d’eau de l’Europe Centrale et l’EuroVelo 19 qui suit la Meuse entre les Pays-Bas et la France. Pour retrouver un article complet à ce sujet, nous avons réalisé un gros dossier sur les véloroutes EuroVelo, indiquant l’état d’avancement de ces dernières !


    Partir pour un tour du monde à vélo


    Pour le moment, nos voyages à vélo se sont limités à l’Europe. En 2020, alors que nous devions rallier la Chine, nous avons été bloqué par la pandémie. En 2021, nous avons finalement réussi à partir mais sommes restés bloqués à la frontière de l’Iran ou de la Géorgie. Ce que l’on note tout de même, c’est qu’un tour du monde à vélo ne se fait pas en un an ou en quelques mois (à moins d’être Mark Beaumont). En tout cas, pas sans l’aide de l’avion. Globalement, les tourdumondistes à vélo partent pour plusieurs années (3 ans, 5 ans, parfois même 25 ans !)

    D’autres voyageurs ne partent pas forcément pour un tour du monde à vélo, mais pour un grand voyage. Un « itinéraire » souvent emprunté est celui des routes de la Soie, direction la Nouvelle-Zélande ou l’Australie ou un pays de l’est de l’Asie. D’autres itinéraires sont fréquents en Amérique du Sud ou encore sur des traversées nord-sud ou sud-nord du territoire américain. Ces épopées prennent déjà un an ou deux ! Eh oui, à vélo, tout est bien plus long. Pour notre plus grand bonheur !


    Où dormir pendant un voyage à vélo ?


    L’une des questions primordiales de notre quotidien est de trouver un lieu pour dormir.

    Certains réservent tout à l’avance, d’autres, comme nous, préfèrent vivre les choses au jour le jour, tant le cyclotourisme nous réserve toujours quelques surprises.

    Partir avec ou sans tente ?

    C’est l’une des questions qui m’a été posée. Selon moi, tout dépend de la durée du voyage et de ce que vous en attendez. Pour de petites vacances organisées en chambres d’hôtes avec des distances raisonnables à parcourir chaque jour, je trouve ça logique d’économiser le poids de la tente, des matelas et des sacs de couchage. Puis, tout le monde n’est pas férus de matelas gonflables et de camping !

    En revanche, si vous partez pour un voyage au long ou si vous aimez être totalement libre et écouter votre corps, pour moi la question ne se pose pas : il faut le matériel de bivouac. Avec des étapes au jour le jour (c’est vraiment ce qui fait le beau du voyage à mon sens), les réservations à la dernière minute, il nous est arrivé plusieurs fois de ne pas avoir d’autres solutions que de poser la tente.

    Dans de nombreux pays, le bivouac est interdit. Mais en général, il est toléré à partir du moment où vous faites attention à respecter les lieux et surtout si vous restez discret. 

    Comment bivouaquer ?

    Bivouaquer c’est le fait de poser sa tente pour une nuit avant de repartir. Le bivouac, c’est quelque chose d’éphémère finalement. On ne s’installe pas ! Fréquemment pratiqué par les cyclovoyageurs, vous êtes nombreux à vous demander si vous devez le pratiquer ou non.

    Selon moi, il y a la loi (très compliquée, jamais équivalente selon un pays ou un autre) et les faits. Le bivouac est strictement interdit en Allemagne, Suisse, Autriche, Hollande, etc. Néanmoins, dans les faits, le bivouac est souvent toléré, si on démontre un comportement respectueux. Et surtout, lorsque personne ne nous voit ! 

    Les règles sont simples :

    • Montrez que vous ne vous installez pas, que vous allez juste passer la nuit
    • Soyez discret, attendez le soir pour poser la tente
    • Ramassez vos déchets, évitez de faire un feu si vous êtes à proximité d’un village, etc.
    • Si vous avez un doute, demandez aux locaux où vous pourriez camper. Ils sont toujours de bon conseil (et on finit souvent par échanger avec eux).

    Pour en savoir plus, nous avons réalisé un dossier sur le bivouac en voyage à vélo

    Dormir au camping

    L’une des solutions les plus simples pour le voyageur à vélo, c’est le camping. Il permet à la fois de se doucher aisément et de recharger les batteries quand on en a besoin. Son prix est plus abordable qu’une chambre d’hôtes !

    Toutefois, le camping ne garantit pas le calme. C’est surtout problématique dans les zones touristiques. En effet, à vélo, nous n’avons pas le même rythme que la plupart des vacanciers car il nous faut bien souvent partir assez tôt le matin. Privilégiez les campings tous simples, sans chichis pour bien dormir ! Dans certaines zones touristiques, il est parfois préférable de bivouaquer que d’aller en camping pour s’assurer une nuit vraiment calme !

    Dormir chez l'habitant

    Nombreux sont les voyageurs à vélo qui souhaitent vivre avant tout l’expérience de la rencontre avec l’autre. Dormir chez l’habitant est l’un des moyens les plus efficaces. Encore faut-il réussir à dépasser la barre de la timidité !

    En voyage à vélo, vous vous rendrez vite compte qu’il y a des pays bien plus accueillants que d’autres. Lorsque cela fait partie de la culture, c’est plus simple d’aller demander l’hospitalité en direct. C’est arrivé à plusieurs reprises pour nous et les locaux nous ont toujours aidé à trouver une solution !

    Par ailleurs, il existe des sites internet pour trouver des hôtes prêts à vous accueillir :

    • Warmshowers : un site dédié aux voyageurs à vélo ! Il y en a partout dans le monde, mais l’application est payante. Pour notre part, nous préférons utiliser le site internet en ligne, toujours gratuit à priori.
    • Couchsurfing : nous l’avons peu utilisé, mais Couchsurfing est toujours un bel outil pour être hébergé chez l’habitant. L’inconvénient, c’est que les hôtes ne connaissent pas toujours les problématiques du voyage à vélo et ont souvent envie de vous amener à faire la fête alors que vous rêvez d’une douche
    • Welcome to my Garden : un site qui permet de planter une tente dans un coin de jardin, chez l’habitant ! Plutôt actif dans les pays francophones (France, Belgique, Suisse).

    En France, il existe aussi des réseaux d’hôtes dans les associations comme Cyclocamping International ou FFVélo.

    Dormir à l'hôtel, en chambres d'hôtes ou louer un appartement

    Louer une chambre, c’est parfois la solution pour laquelle on a envie d’opter. Surtout lorsque l’on a besoin d’un peu de repos et d’être un peu tranquille. Pour notre part, c’est une fois tous les 4 jours !

    Selon moi, le plus efficace (même si ce n’est pas éthique), c’est de passer par des plateformes comme Booking.com !  Ainsi, vous êtes à peu près assurés d’être accueillis dans votre logement. Par ailleurs, en ville, je configure toujours ma recherche pour n’avoir que des hébergements accessibles aux personnes à mobilité réduite. Ainsi, on s’évite de monter 6 étages avec les vélos chargés. Hormis cet aspect d’accessibilité, après 8 ans de voyage, on ne dénote qu’une vraie mauvaise expérience avec les vélos (refus complet d’un hôtel à Gênes).

    Nous avons eu plusieurs problèmes suite à des réservations sur Airbnb. Du coup, nous trouvons que ce n’est pas adapté à notre mode de voyage au jour le jour. Parfois, les offres de dernière minute et bon marché sont celles de nouveaux hôtes qui ne savent pas utiliser la plateforme. Alors, forcément, on se retrouve dans des situations délicates : personne n’est au RDV, logements sales car pas préparés, annulations de dernière minute, etc. En bref, on a eu pas mal de mauvaises expériences !

    Enfin, le mieux quand on réserve à la dernière minute, c’est d’utiliser booking ou Google pour connaître les logements environnants et savoir ce qui est dispo puis de se rendre directement sur place sans avoir réservé. Parfois, c’est moins cher (pas toujours) et on fait vivre l’hôtelier plutôt que les plateformes.

    Comment dormir pas cher ?

    Le voyage à vélo peut être très économique en pratiquant le bivouac et/ou en dormant chez l’habitant. De notre côté, nous avons beaucoup alterné entre toutes les solutions de logement. Nous étions en Europe, les prix étaient donc très disparates. Nous avons favorisé l’habitant lorsque vraiment, nous avions fait la bonne rencontre ou envie d’aller échanger, jamais pour des questions économiques même si on doit avouer qu’au-delà de l’expérience, ça pèse un peu dans la balance !

    Le souci du voyage à vélo au long cours, c’est la réservation à la dernière minute (ça n’est pas le cas pour des vacances vélo organisées en amont bien sûr). Ce n’est pas forcément un avantage, car on peut se retrouver à payer le prix fort. Mais globalement, avec un peu l’âme d’aventurier et les bons codes, les bivouacs sont parfois bien plus agréables que des campings 3*** (au moins, on n’a pas les voisins qui font joyeusement la fête à côté).

    En moyenne, nous avons dépensé 700€ à 2 par mois pendant notre tour d’Europe, en alternant quand même pas mal avec les nuits en hôtel, surtout dans les pays où l’on pouvait se le permettre davantage ! Si on compte bien, c’est moins que le budget d’une semaine de vacances n’importe où en général.


    Prendre les transports


    Parfois, lors d’un voyage à vélo, nous devons prendre un moyen de transport. Que ce soit pour éviter une zone où le trafic est trop dense, avancer un petit peu sur notre itinéraire, etc.

    Pour l’instant, dans les transports, le vélo n’est pas franchement favorisé ! Souvent, on doit démonter le vélo pour pouvoir le prendre avec nous, ce qui est pénible. Surtout quand on a 4 sacoches à côté !

    Puis, les vélos »hors normes » (tricycles, tandem, avec remorques, etc.) posent parfois encore davantage de problèmes. Nous avons espoir que les choses bougent dans les années à venir avec le développement du cyclotourisme en Europe 😉

    De notre côté, nous limitons au maximum les transports. Nous préférons parfois faire deux jours de vélos en plus que de prendre un train. Tout dépend de la philosophie et de l’humeur du moment.

    Le bus

    Il n’est pas toujours garanti de pouvoir embarquer avec son vélo dans un bus. Mais la plupart du temps, il suffit de se présenter avec le vélo emballé pour qu’il soit mis en soute. Quelques sociétés l’autorisent non démonté comme Flixbus sur certains trajets, mais attention : entre la théorie et la pratique, il y a un gouffre… Même en achetant un billet vélo. C’est souvent à voir au cas par cas et il vaut mieux se préparer à une potentielle négociation avec le chauffeur ! Un point : plus on s’éloigne de nos contrées très normées, plus c’est simple !

    En France, la plupart des bus locaux autorisent le transport de vélos si vous partez sur des petits trajets.

    L’avion

    Prendre l’avion avec son vélo n’est pas de tout repos. Tout d’abord, il faut trouver la compagnie aérienne qui acceptera de prendre votre vélo à prix décent (il va falloir aller lire les conditions tarifaires de chaque compagnie, bon courage ).

    Une fois trouvé, il faudra faire attention au poids des bagages car c’est souvent très limité.  Lisez bien les conditions de la compagnie pour accepter le vélo. Certaines exigent qu’il soit dans un carton par exemple.

    Pour en savoir plus, je vous invite à aller lire les articles de Lucie & Max à ce sujet :

    Le train

    Le train est le mode de transport privilégié lors d’un voyage à vélo. Même s’il peut parfois être synonyme de complications.

    Comme souvent, il faut voir au cas par cas pour savoir s’il est possible de prendre le train avec son vélo. Il peut arriver que non, comme en Roumanie où nous avons dû rouler sur l’autoroute car les vélos étaient interdits à bord du train. Pourtant, sur une autre ligne la semaine précédente, cela n’avait posé aucun problème !

    En France, les vélos sont généralement acceptés dans les TER. Dans les TGV il faut les démonter et les mettre dans une housse. Peu pratique, mais c’est toujours une solution de secours. Les vélos exceptionnels quant à eux (tandem, vélos couchés, remorques, etc.) ne sont pas toujours acceptés…

    Le bateau

    Finalement, ça reste le moyen de transport le plus simple ! Généralement, les vélos sont acceptés non démontés à bord, il y a juste à les attacher. On laisse les sacoches dessus, le temps de la traversée. Les cyclistes rentrent souvent avant les voitures. Et pendant le trajet, il n’y a qu’à se reposer.


    Le passage des frontières


    Si vous voyagez à vélo en Europe, il se peut que vous ne voyiez même pas certaines frontières. Nous n’avons jamais su, par exemple, quand nous sommes passés en Allemagne depuis la Suisse !

    Évidemment, lorsque l’on quitte l’espace Schengen, le retour à la réalité peut être brutal. Ce fut le cas pour nous en Hongrie où l’on m’a littéralement refusé de sortir du territoire. Quand je dis littéralement, avec fermetures des barrières et des rideaux. Attention, il y avait une attaque potentielle de criminels habillés en jaune fluo sur leurs vélos !

    Bref, autant vous dire, les douaniers ne sont pas toujours compréhensifs ou sympas. Mieux vaut éviter ce genre de désagréments, se mettre en règle avant le départ et ne pas faire de blagues au moment du passage de la frontière.

    Des papiers en règle !

    L’extension de la durée de validité de 5 ans de la carte d’identité n’est pas reconnue partout. Et même si elle a été officiellement reconnue valide par le pays où vous vous rendez, les douaniers ne sont pas toujours à la page ou de bonne humeur. Alors, il faut qu’ils vérifient (s’ils en ont envie).

    Au lieu d’en avoir pour cinq minutes, vous restez une heure à la frontière à vous demander si vous allez passer. Et ça peut arriver que vous ne passiez pas, comme en Hongrie pour moi, même si j’avais 100% tout bon.

    Du coup, mon meilleur conseil, ce serait de “perdre” votre carte d’identité pour en refaire une autre avant de partir !

    Demander les visas

    Il est conseillé de faire les visas sur la route lorsque l’on part pour un long voyage à vélo. En réalité, il y a deux raisons à cela. Tout d’abord, la durée de validité du VISA. Le cyclotourisme étant un mode de voyage lent, il se peut que vous n’arriviez pas à temps. Ensuite, les changements de trajectoires qui arrivent souvent lors de longs périples.

    Chaque pays est différent ainsi que les délais d’obtention du sésame. Il vaut mieux se renseigner auprès des ambassades avant d’arriver sur place !

    La frontière terrestre

    Avant votre passage des frontières, essayez de vérifier quelles sont les frontières environnantes que vous pouvez passer. Certaines peuvent être réservées aux locaux par exemple !

    Parfois, les douaniers vous poseront plusieurs questions : que comptez-vous faire dans le pays ? Avez-vous réservé un logement ? Avez-vous un billet de sortie du territoire ? Ou encore, avez-vous une preuve de vos fonds ?

    Si la frontière est connue pour être compliquée, préparez des réponses à ces questions. S’il le faut, réservez un billet de bus ou train de sortie annulable et quelques hôtels, annulables également.

    Enfin préparez-vous à contrer les manigances des douaniers corrompus à certaines frontières. Notamment, en restant le plus simple possible et en n’exposant pas vos objets de valeurs.

    Note : attention si vous avez un drone, il peut parfois être confisqué. Vérifiez bien les autorisations avant d’entrer dans le territoire.


    Gérer son itinéraire


    Les cartes

    Les cartes ont l’avantage de ne jamais vous laisser tomber. Elles n’ont pas besoin de batterie. En revanche, elles sont plus lourdes à transporter et nécessitent donc souvent un peu de logistique (se les faire envoyer par la poste, s’en séparer sur le chemin, etc.)

    Où se procurer les cartes ?

    Généralement, et surtout si vous êtes sur un itinéraire Eurovélo par exemple, il est possible de se procurer des cartes à l’Office du Tourisme local.

    Sinon, vous pouvez aussi les chercher en librairie ou les commander sur cartovelo.fr, une librairie spécialisée sur le voyage à vélo !

    Les GPS

    Aujourd’hui, le plus simple, c’est d’utiliser son smartphone, parfois aussi performant qu’un GPS. Avec Maps.me par exemple, il est possible de télécharger un tracé puis de l’insérer sur l’application. Ça permet de toujours pouvoir retrouver son chemin si besoin !

    Comment réaliser ou trouver un tracé GPX ?

    Pour ma part, j’utilise principalement Bikemap.net, un site qui a déjà une sacrée communauté de cyclistes. En général, je trouve toujours un itinéraire qui me convient et je le suis. Sinon, je le crée. D’ailleurs, ce que j’apprécie, c’est de pouvoir comparer avec l’itinéraire proposé par Maps.me et de choisir celui qui me paraît le plus convenable.

    En France, il existe aussi Mountnpass, qui est un peu différent car en plus, il présente les itinéraires.

    Sinon, on peut trouver les tracés GPX des routes EuroVélo en cherchant bien. Souvent, lorsqu’ils sont réalisés, les sites touristiques officiels les fournissent.


    Les petits tracas du voyage à vélo


    Si le sujet vous intéresse, il y a quelques temps, nous avions déjà dédié un article au sujet des petits inconvénients de notre mode de voyage.

    Les automobilistes

    Les conducteurs de véhicules motorisés sont parfois de vrais dangers pour les cyclistes. C’est pourquoi, il est souvent préférable d’éviter les grands axes routiers.

    Malheureusement, ce n’est pas toujours possible et nous sommes parfois confrontés à la circulation dense.

    Nous avons toujours des difficultés à rester calmes dans ce genre de situation, mais nous avons trouvé une solution qui fonctionne pas mal : le stick, dont on vous parle dans notre article sur la sécurité à vélo.

    Les vols

    À plusieurs reprises, on nous a demandé que faire des bagages lors que l’on est en voyage à vélo et que l’on souhaite visiter un lieu. Malheureusement, il n’y a pas vraiment de solution miracle. C’est d’ailleurs l’élément qui nous a causé le plus de frustrations depuis le début de nos voyages à vélo.

    Le plus simple, c’est souvent de s’arrêter dans un hébergement lorsque l’on souhaite visiter une ville par exemple. Ainsi, on décharge toutes nos affaires, met le vélo en sécurité pendant nos visites.

    Les problèmes mécaniques sur le vélo

    On conseille souvent de prendre un vélo simple à réparer. La raison c’est pour que vous puissiez faire quelque chose, même si vous êtes au milieu du désert !

    Le mieux, c’est quand même de se rapprocher d’une association ou d’un mécanicien vélo avant le départ pour apprendre à réparer votre vélo vous-même. Au moins les bases en tout cas. Mais aussi de bien l’équiper (avec du matériel de qualité) pour éviter les casses !

    De notre côté, nous avons eu la chance de n’avoir aucun gros problème technique ou presque sur les 35 000km parcourus.

    Les blessures et douleurs

    Il y a une douleur qui est bien connue des cyclistes : la tendinite du genou. Une douleur aux genoux qui vient pour différentes causes, comme celles de l’augmentation des heures de cyclisme d’un coup (c’est la raison pour laquelle partir sans entraînement peut être compliqué) ou celles d’une selle ou d’une pédale mal réglée.

    Ces douleurs finissent généralement par passer avec un ralentissement du rythme et du temps. Tous les voyageurs à vélo ou presque l’ont connue, mais mieux vaut tenter de l’éviter en vous entraînant avant de partir !

    Les autres blessures majeures peuvent être les chutes du vélo. Avec les sacoches, le vélo est généralement plus stable et on chute donc plus doucement. Mais on peut aussi se faire très mal. C’est pourquoi, mieux vaut souscrire à une assurance voyage pour éviter les frais excessifs d’hospitalisation en cas de blessure.

    Les chiens agressifs

    Lors d’un long voyage à vélo, il peut arriver d’être confronté à des chiens agressifs. Ces derniers nous courent derrière à vive allure, l’air menaçant, prêts à croquer.

    Sachez une chose : les chiens sont des grandes gueules. Ils sont souvent simplement en train de protéger leur territoire et s’assurent que vous vous en alliez :-).  En bref, très rares sont ceux qui iront jusqu’à vous croquer !

    Après 4 ans de voyages, nous avons réalisé un article complet pour gérer les attaques de chiens à vélo. Nos conseils sont ceux que nous appliquons au quotidien.


    Aller plus loin !


    Manuel du voyage à vélo
            • LE LIVRE !

            Cet article n’a pas la prétention de vous donner toutes les informations existantes au sujet du voyage à vélo ! À vrai dire, cela dépasse largement nos compétences.

            Et puis, il y en a encore tellement à dire qu’il nous faudrait écrire un livre.

             

            Mais à quoi cela servirait car il existe un livre super complet à ce sujet : Le Manuel du Voyage à Vélo !

            Véritable bible du cyclovoyageur, on se l’est procuré avant de partir à vélo en 2017 et ça nous a bien aidés.

             Les assos sur le cyclotourisme

             

            • Cyclo Camping International 

            C’est, selon nous, l’association la plus active concernant le voyage à vélo. Elle est d’ailleurs à l’origine du Manuel du Voyage à vélo.

            Mais pas que ! Elle édite aussi une revue qui permet de suivre les aventures d’autres voyageurs à vélo. De plus, elle est derrière le festival du voyage à vélo qui a lieu tous les ans à côté de Paris, en janvier.
            Enfin, il est possible d’échanger avec de nombreux membres sur son forum.

            En bref, une mine d’or pour tout cyclovoyageur !

            www.cyclo-camping.international/fr

             

            • La Fédération Française de Cyclotourisme

            La FFvélo est une autre association dynamique dans le cadre du cyclotourisme. Plus axée sur les courts séjours à vélo et les circuits VTT, la Fédération Française de Cyclotourisme est aussi derrière Cyclotourisme-Mag.

            ffvelo.fr

             Des livres pour s’évader 

             De beaux carnets de voyage

              Nos interviews de voyageurs

              De temps à autre, il nous arrive d’interviewer d’autres voyageurs à vélo. Comme on le dit souvent, il y a autant de voyageurs à vélo que de manières de voyager. Alors, c’est toujours sympa d’avoir leurs retours !

              Découvrez donc les interviews de :

              Mila - rédactrice Un Monde à Vélo

              À propos de l’autrice

              Mila

              En 2017, à l’occasion de son premier tour d’Europe à vélo, Mila commence à partager ses expériences de baroudeuse. Passionnée de photographie et engagée, elle lance le média Un Monde à Vélo. Son objectif : rassurer dans un discours ambiant du dépassement de soi et rendre la thématique du cyclotourisme accessible à tous et surtout à toutes. 

              23 Commentaires
              1. Richard

                Merci pour ce tuto voyage !

                Réponse
              2. Demai

                Bonjour, Merci pour toutes ces infos, j’envisage de partir quelques jours et ça m’a bien aidé.

                Réponse
                • Mila

                  Super ! Merci pour ce retour, je suis ravie de savoir que mon travail peut être utile à quelqu’un 😀

                  Réponse
              3. HEROUET

                Super blog, avec plein d’infos qui donnent envie de partir à la conquête du « monde », selon ses envies et ses capacités

                Réponse
                • Mila

                  Merci beaucoup ! Il ne reste plus qu’à vous souhaiter bonne route 😉

                  Réponse
              4. Flo

                Bonjour,

                Déjà merci pour votre guide intéressant et complet !

                Par rapport au financement, je suis un jeune travailleur de 21 ans et j’aimerai partir environ 6 mois d’ici 1 ou 2 ans pour faire l’Eurovélo (je ne sais pas encore lequel je réfléchis sur le sujet).

                J’ai juste une crainte pour le futur. Si je pars 6 mois, cela veut dire que je dois quitter mon entreprise. Une fois les 6 mois écoulés, j’ai peur de ne pas retrouver un travail avec d’une part la situation actuelle et d’autre part le fait que je sois jeune et donc peu d’expérience.
                Pourriez-vous me donner un retour ou conseil ? Merci !

                Réponse
                • Mila

                  Salut Flo,

                  Je ne peux pas prendre cette décision à ta place car tout dépend de ton secteur d’activité et de ta confiance vis-à-vis de ça. Je ne pousserais jamais quelqu’un à quitter un emploi. Mais, je peux te faire part de notre expérience personnelle : nous avons monté un beau projet autour de notre voyage, un projet que l’on aurait pu valoriser professionnellement si on avait voulu repartir dans le monde du travail. Mais on n’a pas voulu car le voyage nous a poussé à aller faire autre chose de nos vies et à nous reconvertir !

                  C’est un peu ça aussi finalement, on n’est pas du tout obligé de revenir, le voyage peut ouvrir des portes, on peut aussi être convaincu et chercher à nouveau dans notre domaine d’activités. Je suis certaine que tu sauras faire en fonction des pour et des contre et que si le virus du voyage te titille, tu trouveras le moyen de te lancer. Aussi, il est parfois possible de négocier un congé sabbatique avec son entreprise, je ne sais pas si tu connais, mais ça te permet d’avoir la sécurité de l’emploi au retour !

                  Mila

                  Réponse
              5. Lardeux

                Bonjour,
                Etpour les vaccins : lesquels avez-vous fait ?

                Réponse
                • Mila

                  On avait commencé la série : rage, encéphalite, etc. Mais à cause de la situation sanitaire, impossible de faire les rappels à temps. Nous sommes donc partis non vaccinés (en Europe, ça pose peu de problème, tout dépend de la destination finalement).

                  Réponse
              6. DAVID LEFEBVRE

                Bonjour

                Je souhaite des renseignements car je vais faire un voyage en vélo, je pars de l’iles de France pour allez en Auvergne.

                je souhaite savoir sur mon itinéraire j’ai principalement des voies verte, es ce de la terre ou du bitume généralement

                Cordialement

                MR LEFEBVRE David

                Réponse
                • Mila

                  Bonjour David,

                  Je vous conseille de vous rendre sur le site de l’AF3V qui a réalisé un travail de dingue sur les voies vertes existantes en France. Vous pouvez compléter le tout par Komoot qui est super pour planifier ses itinéraires et connaître le revêtement.

                  Bonne journée,

                  Mila

                  Réponse
                  • Filipovic

                    Bonjour Mila,
                    J ai envie partir en velo de Paris à Belgrade en juin 2022. La date ne pas fixe. Sur quel site je peux trouver un groupe pour partir avec eux, c’est mon premier aventure en vélo

                    Réponse
                    • Mila

                      Bonjour, je n’en ai aucune idée maheureusement. Peut-être que certaines agences de voyage pourraient proposer de voyager en groupe ?
                      Bonne aventure à vous,
                      Mila

                      Réponse
                    • David

                      Bonjour, où avez-vous trouvé cette carte de France très complète ? Celle avec toutes les voies en vert .
                      Merci

                      Réponse
                      • Mila

                        Bonjour,

                        C’est une carte sous creative commons trouvée sur Wikimédia 🙂

              7. Sophie

                Merci pour votre site ! Ça fait 2 heures que je suis dessus et c’est un vrai bonheur. C’est complet, on trouve pleins d’informations, et on vit avec vous le plaisir des voyages à vélo.
                Je suis en train de me tâter pour faire avec des amis le canal de Nantes à Brest l’été prochain. Ce serait notre premier voyage à vélo. Il me semble tout indiqué pour des débutants, non ? En tout cas vos pages sur ce parcours me donnent vraiment envie de le faire.
                Merci pour ce site !

                Réponse
                • Mila

                  Bonjour Sophie,

                  Merci beaucoup pour ce commentaire qui nous fait chaud au coeur. Savoir que notre blog est utile à d’autres et permet de collecter de précieuses informations est un chouette cadeau. Le Canal de Nantes à Brest est assez facile en effet, il est tout à fait accessible à tous et bien roulant. C’est très bien pour un premier voyage (en général, les canaux, c’est plutôt cool pour ça) !

                  Très bonne route alors 😉

                  Mila et Denni

                  Réponse
              8. tamet

                bonjour
                Avez vous fait l’aller retour ? si non comment êtes vous revenu (train, car avion) ?
                merci
                robert

                Réponse
                • Mila

                  Bonjour Robert,

                  On est rentrés à vélo en passant par les Balkans ! 🙂

                  Réponse
              9. Mathilde Poussin

                Super article ! Merci beaucoup !

                Réponse
              10. MILLA

                Cet article est vraiment complet, sans compter tous les sous-articles que je n’ai pas encore lu ! (sa va me prendre un certain temps…). Merci pour ce travail !
                Il y a juste une petite chose que je ne trouve pas : vous ne parlez que du vélo « musculaire » et n’abordez pas du tout la possibilité de prendre un vélo électrique, j’imagine car vous n’avez pas d’expérience dans ce sujet, mais ce serait intéressant d’en parler (tout le monde n’est pas forcement sportif ou a envie de suer lol). J’imagine que ce type de vélo annule presque totalement le risque de développer des douleurs aux genoux ? (mais malheureusement ne change rien aux douleurs au fessiers haha !)
                J’ai également lu votre article sur la sécurité e vélo : c’est vraiment hallucinant d’avoir à mettre en place autant de tactique car les conducteurs sont trop c*** pour ralentir suffisamment… mais j’avoue que j’ai les même astuces que vous quand je fais du vélo à Grenoble… (rouler au milieu des petites rues, faire des signes avec les bras, etc)

                Réponse
                • Denni Delfino

                  Salut Milla,

                  Merci beaucoup pour ton retour, ça nous fait super plaisir !
                  En effet, nous n’avons pas du tout entamé la thématique vélo électrique, car c’est un sujet un peu à part, directement lié au choix du vélo, un thème que l’on a à peine effleuré pour le moment. Il merite que l’on s’y penche sérieusement car il y a plein de problématiques directement liées à l’utilisation de la batterie.

                  Concernant les genoux, c’est souvent lié au temps que le corps s’habitue (c’est une petite histoire de semaines en règle générale). Je ne sais pas vraiment si le vélo électrique l’évite car le mouvement répétitif reste bien present même s’il demande moins d’effort. En tout cas, une chose est sûre, si douleur il y a, elle doit être moins intense 🙂

                  Pour les mesures de sécurité, c’est quand même rare que l’on utilise tout. Souvent le stick est largement suffisant (on montre bien la pointe, les gens ont trop peur de rayer leur voiture…). En fait, toutes nos astuces en même temps, c’est arrivé principalement en Croatie et en Roumanie à vrai dire, deux pays que l’on a moins appréciés à vélo ! Mais c’est vrai qu’en ville c’est indispensable de rester bien au milieu de la route ^^

                  Réponse

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