Lorsque nous partons en voyage à vélo au long cours, nous favorisons généralement le bivouac. Pour des raisons de budget ou parce que c’est plus calme. Au fil des années, nous avons développé des petites astuces pour nous permettre de repérer les meilleurs endroits. Si nous aimons aller prendre une bonne douche au camping de temps à autre, le bivouac est bien souvent une garantie d’être au calme et respecte mieux nos horaires de cyclistes !

Mais alors comment bivouaquer ? Quel matériel pour le bivouac ? Comment protéger ses affaires et notamment nos vélos ? Ce sont toutes les questions que vous nous avez posées ! Nous allons tâcher d’y répondre dans cet article !


Bivouac ou camping sauvage ?


Les deux termes existent dans le vocabulaire commun. Légalement, il n’y a pas de différence. Pourtant, nous avons tendance à les différencier dans la philosophie. Le bivouac est un campement temporaire que l’on installe à la fin du jour et que l’on enlève tôt le lendemain matin, le temps d’y passer la nuit. Cela se passe généralement dans le cadre d’une itinérance non motorisée. C’est ce qui va nous intéresser dans cet article ! 

Le camping sauvage lui a, selon les courants de pensées, une définition un peu différente. Nous avons tendance à considérer que l’installation du campement est moins temporaire et qu’il est moins pratiqué dans le cadre d’une itinérance non motorisée. 


Le bivouac, c’est légal ?


Dans les deux cas, qu’il s’agisse de camping sauvage ou de bivouac, de nombreuses restrictions existent. En France, il est interdit sur le littoral, dans les forêts à proximité des habitations, et généralement très restreint dans les parcs naturels régionaux et parcs nationaux. 

Des espaces dédiés aux randonneurs à pied sont souvent mis en place sur les GR. Notamment en montagne, à proximité des refuges. Mais le voyage à vélo étant une pratique qui se popularise depuis peu, rares sont les endroits aménagés pour nous.  

De notre côté, quelque soit le pays que nous traversons, nous partons du principe que c’est illégal. Sauf lorsque c’est de notoriété publique que le bivouac est autorisé comme en Norvège, Suède, ou différemment au Danemark où les installations pour randonneurs sont nombreuses. Toutefois, c’est difficile d’être véritablement au courant de toutes les législations locales. C’est déjà assez compliqué de réussir à comprendre où il est autorisé ou non de poser sa tente en France !

Mais rassurez-vous, entre la théorie et la pratique, il y a un fossé. Le bivouac est pratiqué par un grand nombre de voyageurs à vélo et de randonneurs. Sur les itinéraires très fréquentés, il peut arriver que l’on nous demande d’évacuer un campement. Mais, en règle générale, il y a peu de chances que ça pose souci si vous suivez les « règles » d’un bon bivouac.

Bivouac - Loire à Vélo

Les règles d’un bon bivouac 


Être discret (selon les circonstances)

Il y a plusieurs manières de voir les choses et tout dépend de chacun. De notre côté, nous partons du principe « pas vu, pas pris ». Nous cherchons donc un endroit discret, loin de tous et tentons de cacher notre campement avec une tente qui était verte jusqu’à présent. 

Arrivés à bout de notre tente après 5 étés d’utilisation intensive, nous avons récemment commandé une nouvelle tente. Nous l’avons reçue de la couleur orange, le dernier modèle disponible avant longtemps. Ce qui nous a poussés à demander aux membres de notre groupe « voyageurs et voyageuses à vélo » ce qu’ils pensaient que nous devrions faire. Nombre d’entre eux nous ont répondu que ce n’était pas forcément le meilleur choix mais d’autres ont fait valoir d’autres arguments. Selon eux, être visible dans certaines situations c’est mieux. Surtout si on pose la tente à l’entrée d’un champ, afin d’éviter de se faire broyer le matin ! En tout cas, ils nous ont affirmé ne pas avoir eu davantage d’ennuis. 

Nous allons donc partir avec notre jolie tente d’un orange bien flashy (les photos seront belles au moins). Dans les situations où nous devrons être discrets, nous la cacherons sous notre bâche si besoin. Nous trouvons qu’effectivement, les arguments se tiennent aussi : affirmer sa présence peut être une bonne idée dans certaines circonstances. Bilan d’ici quelques mois !

Respecter les lieux

Pour le coup, je crois que ça mettra tout le monde d’accord. Bien tenir son campement, respecter les lieux, c’est la base d’un bon bivouac. Si les locaux vous voient vous étendre, en mettre partout et faire un bordel monstre, ça risque de poser problème. À contrario, s’ils voient que vous êtes là tranquillement avec vos vélos, que vous vous installez pour une nuit, que vous ramassez vos déchets, ça se passera bien et ils vous diront bonjour avec le sourire.

D’ailleurs, ça vaut aussi pour les toilettes. Une petite pelle, ce n’est pas bien lourd et ça permet de recouvrir ses traces. Et on ne laisse pas le papier trainer dans la nature (cf. l’article de biclous et bidouilles à ce sujet ) ! Il n’y a rien de pire que d’arriver sur les endroits park4night pour ça et ça nous a amenés à fuir les spots notés dans cette application. Merci aux irrespectueux de faire de la nature des toilettes publiques abominables. C’est grâce à ça qu’on met tout le monde en pétard et que l’on finit avec des interdictions.


Comment repérer un bon spot de bivouac en voyage à vélo ?


Les spots, on les repère avec l’expérience. Certains endroits sont tellement chouettes qu’il nous est même arrivé de nous installer, juste parce que c’était le bivouac idéal.

Trouver un coin à l’abri des regards

Lorsque l’on cherche un coin pour bivouaquer, nous tentons la plupart du temps d’emprunter les petites routes parallèles, les petits chemins, toute piste qui s’engouffre dans un bois. Ça nous permet de nous éloigner des grands axes et d’aller vers des endroits plus reculés. 

 

Nous, c’est ce que l’on préfère. Passer une soirée seuls et avec les bruits des bois environnants. Certains cyclo-campeurs s’affichent clairement sans trop se prendre la tête et vivent leur voyage à vélo tout aussi bien, comptant sur la bienveillance de la population. À chacun sa philosophie !

Trouver un endroit plat

C’est souvent ce qui pose le plus de problème lorsque l’on cherche un endroit où poser sa tente. C’est aussi à ça que l’on repère un bon spot. C’est assez désagréable de passer la nuit à glisser dans la tente mais malheureusement ça ne peut pas être toujours parfait !

Prêter attention aux bruits environnants

Combien de fois avons-nous vu le spot parfait, déballé nos affaires, installé le campement puis écouté les alentours ?

Rien de pire que de se retrouver avec une autoroute non loin ou un chien qui aboie ! Car, si on peut penser que le trafic sera moins dense la nuit ou que le chien s’épuisera, malheureusement les camions seront toujours là et les chiens ne cesseront jamais d’aboyer s’ils ont l’impression que vous êtes sur leur propriété. 

Suivre son instinct

Il y a des fois où votre instinct vous dit qu’il ne faut pas rester là, à cet endroit. Que vous ne le sentez pas.

Si des signaux d’alarme se réveillent, c’est qu’il y a une raison. Et plus on est habitué à bivouaquer, plus on les connaît. En ce cas, n’hésitez pas à passer votre chemin jusqu’à la prochaine trouvaille ! 

Inspecter le sol et ses environs

C’est important de se méfier des éléments. J’aurais tendance à déconseiller de dormir trop près d’une rivière. On ne sait jamais, s’il y a un barrage plus haut ou un gros orage, des surprises peuvent survenir. Ils sont nombreux à l’avoir expérimenté, pas génial de se réveiller avec 60 cm d’eau dans la tente ! 

Ainsi, d’autres soucis peuvent provenir du sol. Des plantes épineuses prolifèrent à certains endroits, c’est comme ça que l’on termine avec un matelas à plat et un trou dans la tente. On l’a vécu notamment en Serbie, depuis, on n’hésite pas à tater le terrain avant de se poser.

Parler aux locaux

Parfois, le mieux pour trouver un endroit où poser sa tente, c’est tout simplement de demander conseil aux locaux. Souvent, ils finissent par nous donner une idée, une indication voire même nous inviter dans leur jardin. Le petit café d’un village est la meilleure option pour se renseigner.

Très utile pour les moins timides d’entre nous !

Des apps utiles pour le bivouac

Pour répérer des spots tranquilles, nous regardons souvent les images satellites sur Google maps.

D’autres apps peuvent aider :

Maps.me : en combinant avec les images satellites, on arrivait à trouver des beaux spots et même des campings abandonnés dans les balkans.

Ioverlander : pratique pour répertorier les bons spots à proximité

park4night : à l’occasion, si vraiment vous n’avez pas de solution car c’est plutôt dédié aux camping-cars et vans.

Welcome To My Garden : une app qui regroupe les particuliers prêts à vous accueillir dans leur jardin gratuitement.

Shelter : au Danemark uniquement, permet de répertorier tous les bivouacs des environs. Attention, certains shelters indiqués n’existent pas vraiment.

Schutzhütten & Biwakplätze repertorie les spots de bivouac dans les pays germanophones.

Tulikartta en Finlande regroupe tout ce dont vous avez besoin pour camper !

Wikicamps pour l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada

Vindskyddskartan une carte google qui répertorie les spots en Suède

 – RMK pour bivouaquer en Estonie

Bivouac rivière - Norvège
Bivouac - Tente
bivouac Paysages Skaftö

Comment sécuriser son bivouac ? 


La crainte du vol et des agressions font partie des peurs et des freins au bivouac. À vrai dire, si vous avez suivi nos conseils un peu plus haut, il y a peu de raisons d’être inquiet. Lorsque l’on est loin de toute activité humaine, la question ne se pose même pas. En réalité, on se sent plus facilement en sécurité en bivouac qu’en camping où tout le monde peut se servir dès que l’on s’absente !

Quelques astuces pour protéger votre bivouac :

  • Mettre les objets de valeur dans la tente avec soi
  • Mettre une bâche sur les vélos. C’est aussi efficace qu’une alarme vu le bruit que ça fait si on la bouge
  • Attacher quelques fils de la tente aux vélos
  • Prévenir les proches de votre position quand vous ne le sentez pas
  • Avoir toujours le numéro d’urgence local en tête

Pour se protéger de la faune :

  • Éloigner la nourriture de la tente et toute odeur qui pourrait l’attirer
  • La suspendre en hauteur dans un arbre
  • Avoir une bombe anti-ours dans les régions où vous risquez de les croiser

Quel matériel de bivouac emporter ? 


La check-list du matériel de bivouac

La base du matériel de bivouac

  • Une tente
  • Un matelas
  • Un sac de couchage
  • Un réchaud
  • Une popote
  • Des ustensiles de cuisine

    Les petits plus pour le confort

    • Une bâche
    • Un hamac
    • Une bassine pliable
    • Une poche à eau
    • Un filtre à eau
    • Un siège pliable
    • Un drap de sac

    La tente

    La tente est un outil essentiel pour le voyage à vélo car elle offre un gain de liberté et une autonomie certaine. On sait que de toutes façons, on finira toujours par trouver un endroit où poser la tente.

    Mais alors avec quelle tente partir ? Tout dépend finalement. Certains privilégient le confort en prenant une tente plus grande. D’autres ne s’encombrent pas et partiront avec la tente la plus légère qu’il soit. Il faut donc réussir à trouver SON équilibre entre le confort en taille, le poids, l’encombrement, le prix aussi. 

    Pour voyager à vélo, nous trouvons bien plus confortable, même si elles sont parfois un peu plus lourdes, de voyager avec une tente autoportée, c’est-à-dire une tente qui tient debout même sans les sardines. Ça nous a sauvé la mise à quelques reprises.

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    Tarp ou Tente ?

    Pour limiter le poids, notamment dans la pratique du bikepacking, certains voyageurs favorisent le tarp, plus léger que la tente. À la différence de la tente, il n’a pas de sol et permet de mettre simplement un toit au-dessus de nos têtes. Ce qui ne manque pas d’ajouter une certaine proximité avec la nature ! Aussi d’autres voyagent avec un tarp en complément pour avoir un abri en cas d’intempéries et pour se protéger du vent.

    Modèles de tente pour le voyage à vélo

    Nous sommes partis avec notre vieille tente Décathlon 5 années de rang. Elle nous a suivi dans nos treks, dans nos voyages à vélo et a résisté à des centaines de bivouacs. Nous l’avons changée alors qu’elle était à bout. Bien qu’elle soit un peu lourde, elle était ultra pratique et se montait en moins de deux minutes. Elle n’est aujourd’hui plus en vente sur le marché.

    Pour notre prochain voyage à vélo vers l’Asie, nous avons pris la tente Vaude Hogan 2P (dotation sponsor). Elle est un poil plus grande que la tente Décathlon mais est bien plus légère (-900g) et est éco-conçue. Nous vous donnerons des nouvelles en cours de route. 

    Description technique de notre tente

    Sur le papier, notre tente est très résistante à la pluie et au vent. Davantage que notre première tente qui a déjà largement fait le job. Elle a également été conçue avec des normes écologiques strictes du signe Bluesign©. Sa matière est très étonnante et vraiment légère. Nous avons hâte de la tester en réel. Normalement, nous devrions être à l’aise avec cette dernière, d’autant plus qu’il y  a un espace de rangement à l’avant. On peut également y ajouter une bâche de sol 

    Caractéristiques de la tente Vaude Hogan 2P
    • Poids : 1860g
    • Capacité : 2 personnes
    • Saisonnalité :3 saisons
    • Surface chambre (Lxlxh) : 220x130x100
    • Étanchéité :
      • toit : 3000mm
      • Tapis de sol : 10 000mm
    • Dimension rangement : 56×15 
    • Forte résistance au vent
    • Prix : 460€
    Des tentes qui peuvent aussi faire l’affaire 

    La MSR hubba hubba NX

    Caractéristiques de la tente MSR hubba hubba NX
    • Poids : 1720g
    • Capacité : 2 personnes
    • Saisonnalité :3 saisons
    • Surface chambre (Lxlxh) : 213x127x100
    • Étanchéité :
      • toit : 1200mm
      • Tapis de sol : 3 000mm
    • Dimension rangement : 46×15 
    • Forte résistance au vent
    • Prix : 470€

    La tente MSR Hubba Hubba NX est très réputée dans la communauté de voyageurs à vélo. C’est celle qui revient généralement dans les recommandations pour le long cours. Elle a l’avantage, si on ajoute l’achat d’un tapis de sol, de pouvoir servir en mode tarp (+50€ ; +200g) pour pouvoir se protéger de la pluie. En revanche, son processus de fabrication semble bien moins écologique.

    La tente de trekking Forclaz trek 900

    Caractéristiques de la tente de trekking Forclaz trek 900
    • Poids : 1950g
    • Capacité : 2 personnes
    • Saisonnalité :3 saisons
    • Surface chambre (Lxlxh) : 205x125x100
    • Étanchéité :
      • toit : >2 000 mm
      • Tapis de sol : >3 000mm
    • Dimension rangement : 39×12
    • Forte résistance au vent
    • Prix : 200€

    Pour le prix, la tente Forclaz Trek 900 est très intéressante et peut-être un excellent compromis pour les voyageurs qui n’ont pas le budget pour optimiser au maximum leur poids. Elle fait tout de même moins de 2kg, ce qui est déjà excellent, semble présenter une bonne résistance au vent et à la pluie avec des dimensions très convenables ! 

    Le matelas 

    Afin d’éviter les risques de crevaisons, certains préconisent les petits tapis de sol pliables, du type de ceux que l’on utilise pour le yoga ou la gym. Pour ma part, je pars du principe que je ne voyage pas pour me faire du mal et ai tout de suite investi dans un matelas gonflable. Denni a quant à lui préféré un matelas moins cher, plus compliqué à plier mais moins encombrant que le mien.

    En tout et pour tout, à nous deux et en quatre ans de voyage, nous comptons une crevaison, vite réglée avec une rustine. Mais nos matelas avaient plusieurs défauts non négligeables : ils étaient certes peu chers, mais ne résistaient pas beaucoup au froid (le mien résistait plus que celui de Denni). Mon matelas a fini par lâcher avec les cloisons internes. Résultant, j’ai dormi avec une grosse bulle au milieu du dos pendant quelques jours. C’était assez drôle, sauf pour mon dos de mémé 😉

    Cette année, nous avons changé pour deux matelas Vaude Performance 7L (dotation sponsor). Ils font le même poids que nos anciens matelas, sont aussi compacts que celui de Denni mais isolent bien jusqu’à -2°C. Mais surtout, ils sont bien plus confortables avec une largeur supérieure à ce que l’on avait jusqu’ici. Nous n’avons qu’une hâte, les tester ! On est passé au niveau au-dessus.

    Description technique de notre matelas  

    Caractéristiques du matelas Vaude 7L
    • Poids : 520g
    • Saisonnalité :3 saisons
    • Dimensions  : 59 X 196 X 7
    • Températures minimum : -2°C
    • Prix : 160€

    Nos matelas sont franchement confortables et on apprécie énormément le gain de taille (60cm de large) par rapport à ce que l’on avait avant. Nous ne les avons que peu testés, mais nous n’avons qu’une hâte : qu’ils deviennent notre quotidien. On vous en dit davantage très vite !

    D’autres matelas qui pourraient faire l’affaire

    Matelas Thermarest Neoair Uberlite

    matelas gonflable neoair uberlite
    Caractéristiques du matelas thermarest Uberlite
    • Poids : 250g (taille regular) – 340g (taille large)
    • Saisonnalité : 3 saisons
    • Dimensions  : 51 X 183 X 6,4 (taille regular) ou 64 x 196 x 6,4 (taille large)
    • Températures minimum : -0,9°C
    • Prix : de 190€ – 220€

    Le matelas Thermarest Uberlight est un petit concentré de technologie qui en fait le matelas le plus léger existant. Il est plus cher également mais permet de se ranger très facilement dans une sacoche. Il est fourni avec un sac de rangement et un sac de gonflage.

    Le matelas de trekking Forclaz 700

    Matelas trekking TREK 700
    Caractéristiques du matelas Forclaz trek 700 air L
    • Poids : 510g
    • Saisonnalité : 1 saison
    • Dimensions  : 180 x 52 x 5,5 cm
    • Températures minimum : >8°C
    • Prix : 40€

    Le matelas Forclaz Trek 700L air est la nouvelle version du matelas qu’avait acheté Denni pour notre tour d’Europe à vélo. Il est très bon marché mais n’est pas prévu pour des températures basses, ce qui lui a valu quelques nuits froids. Très compact, il est idéal pour ceux qui débutent dans le voyage à vélo.

    Un sac de couchage

    Facile de trouver un sac de couchage léger pour le bivouac si on voyage à vélo en été et que l’on sait que l’on ne sera pas confronté à des températures extrêmes. Au long cours, c’est un peu plus compliqué car l’hiver finit toujours par nous rattraper à un moment ou un autre. En témoigne les flocons de neige que nous avons eu en Norvège ou les températures froides que nous avons rencontrées en Espagne

    Pour des voyages uniquement à la belle saison, un bon sac de couchage avec une température confort de 5 à 10°C suffit amplement. Toutefois pour un voyage à vélo au long cours, nous avons favorisé la température de 0°C. Aujourd’hui, si nous devions choisir un nouveau sac de couchage, nous favoriserons un sac qui s’ouvre jusqu’aux pieds pour l’ouvrir en cas de chaleur. 

    Nos recommandations pour choisir un sac de couchage

    • Duvet ou sans duvet : le duvet est souvent plus léger, mais le synthétique est préférable dans les zones humides. Tout dépend de votre destination et de votre engagement envers les animaux.
    • À minima un sac température confort aux environs de 0°C pour les voyageurs au long cours. 5°C à 10°C pour les voyageurs qui préfèrent la belle saison. Attention à bien regarder la température confort et non la température limite !
    • Favoriser des sacs de couchage de moins de 1000g. Plus ils sont lourds, plus ils sont encombrants. 2 détails importants lors d’un voyage à vélo.

    Nos sacs de couchage pour le bivouac

    Denni avait un vieux sac de couchage pour le bivouac. Comme il a 30 ans, inutile de vous parler du modèle ou de la marque, nous ne le savons pas. Pour ma part, j’avais investi dans le Wilsa down ultralight 300. Notamment pour son rapport qualité-prix. Mais s’il fait le job, j’ai été déçue car je trouve que les données indiquées portent à confusion. Le -11°C en température extrême n’est même pas envisageable. Le 0°C en limite est plus que juste, j’ai eu froid bien avant ça ! Finalement, sa température confort de 6°C correspond plutôt à sa limite je trouve. Reste qu’au niveau du rapport taille – poids – efficacité, il est vraiment satisfaisant. Aussi, il est fabriqué en France, un argument qui a porté dans mon achat. J’ai toutefois hésité à changer pour notre prochaine aventure, puis je l’ai fait.

    Sacs de couchage Cumulus

    D’une petite boite polonaise et fabriqués en Europe, nos nouveaux sacs de couchage de la marque Cumulus (dotation sponsor) sont bien plus performants que ceux que nous avions. Tout d’abord, la matière est vraiment de bonne qualité et ils sont agréables au toucher. Ensuite, ils s’ouvrent jusqu’aux pieds, pour les cas où il fera plus chaud. Nous avons pris deux sacs différents car nous n’avons pas le même rapport au froid. On a hâte de partir avec.

    Le Panyam 450

    Cumulus Panyam 450
    Caractéristiques du sac de couchage Panyam 450
    • Poids : 810g 
    • Taille maximale utilisateur : 190cm
    • Température confort : 0°C
    • Température limite : -6°C
    • Température extrême : -23°C
    • Prix : 275€

    Le sac de couchage Panyam 450 est très compact par rapport à ses capacités vis-à-vis du froid. Il va me permettre de faire face aux températures basses et de même envisager le bivouac dans certaines zones de l’Europe en hiver.

    Le Lite Line 400

    Caractéristiques du sac de couchage Lite Line 400
    • Poids : 705g 
    • Taille maximale utilisateur : 185cm
    • Température confort : 2°C
    • Température limite : -4°C
    • Température extrême : -20°C
    • Prix : 249 €

    Le sac de couchage Lite Line 400 est également très compact et de bonne qualité. Denni l’a reçu en couleur gris et l’a pris un peu moins chaud car il supporte davantage le froid que moi. On sera tout de même en mesure de faire face à de très nombreuses situations !

    Les sacs de couchage de la marque Valandre peuvent également être d’excellents compagnons de voyage.

    Le matériel de cuisine

    Pour cuisiner quelque chose une fois que l’on est loin de tout, on favorise la popote et le réchaud. Sur le marché, il y a un choix énorme d’équipement pour le matériel de cuisine en bivouac. Rien qu’en ce qui concerne le réchaud, il faut choisir entre le réchaud à gaz, alcool, bois, essence, multi-combustible pour ceux qui cherchent à être très bien équipé. 

    De notre côté, nous avons opté pour le gaz même si c’est difficile de se fournir à certains endroits. Nous hésitons à prendre un petit réchaud à bois également, mais nous trouvons pénible de nettoyer les ustensiles de cuisine avec toute la suie que ça met ! C’est très léger et ça peut toujours servir en cas de besoin (quand on sera en pénurie de gaz et que l’on mettra un peu de temps à en retrouver par exemple 😉 ).

    À cela, nous ajoutons deux popotes, une bouilloire, quelques couverts (que nous évitons de prendre en plastique). La bouilloire est très efficace si nous avons besoin de chauffer des pâtes ou de la semoule.

    Le matériel de bivouac optionnel

    Une bâche

    La bâche est très pratique pour protéger au choix la tente ou le(s) vélo(s). Que ce soit en cas de très grosses intempéries, de risques de pluie, pour protéger le tapis de sol ou pour s’asseoir aussi de temps à autre. Notre bâche nous a beaucoup servi jusqu’ici! 

    Un hamac

    Le hamac peut être hyper confortable si vous vous arrêtez assez tôt dans vos journées. Ça permet de faire une petite sieste après les heures de vélo, ou, à l’occasion, de ne pas déplier la tente. 

    Une bassine pliable

    Celleux qui l’ont adopée nous en ont dit beaucoup de bien. La bassine pliable permet de faire la vaisselle plus facilement et de faire un brin de toilette dans la foulée, tout en étant peu encombrante. 

    Une poche à eau

    La poche à eau est très pratique si l’on s’éloigne de la civilisation et que l’on se retrouve dans des contrées lointaines comme c’était le cas en Norvège. Ça permet de la remplir et de faire un brin de toilette le soir.

    Un filtre à eau

    Plus on s’éloigne, moins on a accès à l’eau. Le filtre peut être une bonne option lorsque l’on se retrouve loin de tout.

    Les rivières sont facilement impropres à la consommation. Il suffit qu’il y ait un troupeau dans le coin ! C’est pourquoi, il est préférable de filtrer son eau lorsque l’on n’a pas accès à l’eau potable. Le filtre peut aider également dans les pays qui sont moins « développés ». En Europe, on trouve facilement de l’eau potable ceci dit. 

    Un siège pliable

    Le siègle pliable convient pour ceux qui recherchent le plus de confort et préfèrent se poser quelques heures dans un siège pour manger et lire. Certains sièges pliables sont devenus si légers que c’est très pratique de les embarquer sur le vélo. 

    Un drap de sac

    Selon nous, le drap de sac est indispensable afin de préserver le sac de couchage voire de le remplacer lors des nuits chaudes d’été. Il sert aussi quand on n’a pas confiance en les draps d’une auberge ou d’un lieu où l’on dort. Il se lave d’autant beaucoup plus facilement que le sac de couchage.

    Et vous, quels sont vos conseils pour le bivouac ? Avez-vous d’autres astuces ?

    Note : comme toujours, nous comptons bien compléter cet article au fil des mois avec des points plus complets sur le matériel 🙂

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