Récemment, on vous parlait des bonnes raisons de voyager à vélo. Alors, comme un article uniquement positif mérite son opposé, on s’est dit que c’était aussi le moment de vous parler des petits inconvénients de ce mode de voyage. En effet, le voyage à vélo a son lot de petites choses qui lui sont propres. Si nous avons réussi à trouver des inconvénients très vite, ces derniers ne nous empêchent pas d’apprécier le cyclotourisme. À la rigueur, ils nous font passer de mauvais moments, vite rattrapés par les bons moments !

Voici donc les 10 petits inconvénients que nous trouvons au voyage à vélo 

1. Nous sommes dépendants de la météo

Eh oui, voyager à vélo c’est chouette quand il fait beau. Mais dès qu’il pleut, ça devient vite galère. Même bien équipé, on peut avoir froid et avoir cette sensation désagréable d’humidité sur nous.

S’il y a du vent et qu’il est de face ou de côté, on le sent tout de suite et on en bave un peu plus. Bref, le climat n’est pas toujours notre ami. De notre côté, le vent nous fait tellement de mauvaises surprises que l’on considère que l’on s’est auto-proclamé #teamventdeface.

2. Difficile de planifier quoi que ce soit (et ce serait une erreur de le faire)

Organiser un rendez-vous avec des amis sur notre trajet relève du véritable challenge. On y a cru au début, mais depuis, on a arrêté. Le voyage à vélo, c’est tellement d’imprévus que l’on a du mal à donner une date à quelqu’un. Désormais, pour les rendez-vous, nous voyons large sur notre parcours, ce qui nous a permis d’arriver parfois en avance !

3. Le poids

Notre nouvelle mission : alléger nos sacoches. Nous avons 22 kg chacun au départ et Denni doit y ajouter la nourriture. On n’arrivera pas à nous séparer de notre matériel informatique, mais on va essayer de renouveler notre matériel de camping d’entrée de gamme. Cela nous permettra de gagner quelques kilos. Mais quand même, au bout d’un moment, les sacoches, ça pèse !

Même si vous avez moins de poids, c’est quelque chose que l’on ressent quand même et qui peut parfois être compliqué, surtout en montée !

Velodyssée - Landes - débuter le voyage à vélo

 4. Ça fait souvent mal aux fesses !

On vous en a déjà parlé, le vélo, ça fait mal aux fesses. Depuis que Denni a sa nouvelle selle, ça va carrément mieux. Il peut même pédaler sans cuissard. Malgré tout, à la fin de la journée, ça peut lui arriver d’avoir un peu mal. Quant à moi… eh bien… je n’ai toujours pas changé de selle. Donc, ça fait 10 000 km que j’ai mal 🙂

5. Prendre d’autres transports

Pour rejoindre une destination, revenir à la maison, prendre l’avion : quelle galère ! Si vous nous suivez sur Instagram, vous êtes au courant que notre crainte est de prendre un transport. Les TER sont parfois équipés d’emplacements vélos devant la porte les toilettes du wagon, mais ce n’est pas toujours si simple. Dans la gare, combien de fois nous avons dû porter nos vélos chargés pour gravir les marches ! Sans compter les vieux trains où il faut monter le vélo sur 3 marches… D’ailleurs, tout récemment, nous avons écrit un gros dossier pour vous aider à prendre le train en France avec votre vélo.

L’avion est encore plus compliqué. Il faut emballer le vélo dans un carton, bien le protéger, démonter des pièces, etc. Bref, avant même d’être arrivé à destination, on a fait l’équivalent de 2 jours de vélo rien qu’avec ça !

Escaliers de la gare

6. La fatigue…

On ne va pas se mentir, au bout d’un moment, on ressent de la fatigue sur le vélo. Enfin, ça dépend des gens, il y en a qui se sentent encore plus en forme. Nous, au bout d’un moment, on se ramollit. Au Monténégro, après 5 mois de voyage, les montagnes de la Macédoine et de l’Albanie, il nous arrivait de nous arrêter et de dormir une journée entière !

Chaque soir, on déballe tout, on monte notre tente, on déplie les matelas, on sort les sacs de couchage, la popote, les fringues. En fait, on défait nos sacoches pour mieux les remballer. Puis, on rouvre tout pour chercher la petite bêtise que l’on trouve toujours dans la dernière sacoche ouverte.

Cette année, il nous a fallu 2 semaines de repos pour vraiment récupérer de notre semi-tour de France.

Anecdotes - Croatie

 7. Faire les courses tous les deux jours

On peut prendre plus de réserves, tout dépend aussi de la charge qu’il y a sur le vélo. Comme nous partons avec 22 kg chacun, nous nous arrêtons souvent pour nous réapprovisionner. S’il y a une chose que je déteste, c’est de traîner dans les temples de la surconsommation (entendez, les supermarchés). Mais, en voyage à vélo, aller chercher un panier bio directement à la ferme ne semble pas forcément être la solution idéale, même si nous essayons au maximum. Tout dépend où l’on se trouve et où l’on voyage !

Bref, on doit souvent s’arrêter faire les courses, et ça, c’est de la torture !

8. Lutter contre le vol

C’est selon nous l’un des inconvénients des plus frustrants du voyage à vélo. Il faut dire que nous sommes partis avec beaucoup d’objets de valeur de notre côté (ordinateur, appareil photo…) et que l’on y fait super attention. Du coup, lâcher nos montures 2 h pour aller faire une randonnée en laissant nos sacoches ? Impossible. Visiter un monument et laisser les vélos ? Impensable. Eh oui, nous ne transportons pas nos affaires sur le dos non plus. En fait, c’est pour une bonne raison : c’est trop lourd. Il nous faudrait une sacoche top-case ou un sac à dos pour pouvoir le faire et sur de courtes distances.

Rares sont les lieux qui prévoient un espace sécurisé pour y laisser nos affaires. De mémoire, seul le Château du Clos Lucé et Nantes étaient équipés pour laisser tout ça en sécurité. En bref, comme nous sommes toujours obligés de surveiller nos affaires, il y a plein d’endroits que nous ne visitons pas. Frustrant je vous dis !

Si vous le souhaitez, nous avons écrit un article avec tous nos conseils pour éviter le vol en voyage à vélo.

L'Epte, Avenue Verte Londres Paris

 9. Les petits soucis mécaniques

Eh oui, forcément, lorsque l’on fait beaucoup de kilomètres à vélo, il arrive que le vélo ait quelques casses. Bon, on ne va pas s’étendre là-dessus, parce que l’on a toujours eu de la chance sur les 20 000 km parcourus. Deux crevaisons à notre compteur, une roue cassée, point.

10. Les dangers de la route

On vous en a déjà parlé dans notre article sur la sécurité à vélo : c’est l’un des inconvénients les plus difficiles à gérer psychologiquement. Les dangers de la route sont réels, surtout sur certains axes où les conducteurs n’ont aucun respect pour nous. Parfois, nous sommes obligés de penser à tous ceux qui ont réussi à parcourir des milliers de kilomètres pour se rassurer. On garde, par exemple, un très mauvais souvenir de la région de Dubrovnik. Pour tout vous dire, on a eu peur pour nos vies.

Bref, les automobilistes ne sont parfois pas habitués. Il peut arriver que nous soyons pour eux, un élément perturbateur qui n’a rien à faire là. Je ne sais pas d’où vient cette haine (oui, dans certains cas, on peut parler de haine), mais une chose est sûre : ils nous mettent régulièrement en danger.

Croatie à vélo

Mais si ces inconvénients font partie du voyage à vélo, ils sont loin de concurrencer les avantages de ce mode de voyage. Nous apprécions toujours voyager de la sorte, ne supportons plus avoir à transporter un backpack. La liberté apportée par le voyage à vélo n’a rien à envier aux autres modes de voyage.