Dubovac, Serbie, eurovélo 6

Si nous avons aimé la Serbie, c’est en partie grâce à ses habitants. Mais aussi, parce que le pays a beaucoup à offrir !

La Serbie (enfin, surtout ses habitants) nous a réservé un accueil des plus chaleureux. Les serbes sont des gens adorables qui parlent facilement anglais qui plus est ! Il n’est pas rare de se voir offrir le café, qu’ils nous disent bonjour dans la rue, ou encore de se faire offrir des fruits.

Mais ce n’est pas tout. La Serbie offre aussi de magnifiques paysages à observer pendant votre voyage à vélo. Dans le nord, que nous avons parcouru, nous sommes dans la plaine. On reste donc sur des paysages plutôt plats avec beaucoup de cultures. Maïs, paprika, tournesols🌻 : des champs à perte de vue !

Salut la Serbie, oh, et bonjour les moustiques !

En Serbie, le Danube est devenu un fleuve plutôt sauvage. Mais il sert aussi de lieu pour se rafraîchir durant la saison chaude. On y trouve de nombreuses plages sauvages et naturelles. Vous aurez l’occasion de vous y baigner à de nombreuses reprises. Pour l’anecdote, lorsque nous sommes arrivés en Serbie, nous suivions toujours la digue le long du fleuve dont nous vous parlions dans nos articles sur Bratislava et la Hongrie. Un soir, nous nous sommes éloignés de la digue en direction du Danube, pour aller poser notre tente.

Notre objectif ? Dormir au bord de l’eau pour se rafraîchir avec cette température de fou (comptez environ 40°C). Nous avons donc dévié de la digue devant la maison d’un berger, qui était sur le palier. En son fort intérieur, il a dû bien rire !!!

Danube, Serbie

Ben oui, parce que la zone était infestée de moustiques… Genre, une dose exceptionnelle ! Nous nous sommes retrouvés pris au piège, entourés de milliers de ces petites bêtes. Nous avons dû faire demi-tour d’urgence (en mode semi-grosse-panique). Je crois que nous sommes ressortis avec un litre de sang en moins et un kilo de démangeaisons sur les jambes en plus ! Nous avons terminé notre journée dans un champs de paprika au sol piquant et très dur. Cette nuit-là, mon matelas n’a d’ailleurs pas résisté. Notre pire spot de camping sauvage depuis le début du tour d’Europe.

Champs - Serbie
Le fameux champ au lever du soleil

 

Suivre l’eurovélo 6 ou suivre les variantes et avancer !

Le parcours de l’Eurovélo 6 en Serbie est plutôt sauvage, bien aménagé et assez bien signalé. Nous avons été surpris, car nous nous attendions à ce que ce soit pire qu’en Hongrie, voire pas signalé du tout. Mais, au contraire, en Serbie, il est possible de suivre de multiples variantes, par les campagnes ou par les routes. À nous de choisir !

Serbie - Eurovélo 6
Les fameuses routes !

Si vous vous aventurez par les digues, attendez-vous toutefois à quelques moments assez chaotiques. Les routes peuvent être très abîmées (en terre, surtout) et être difficiles à suivre donc. De plus, en suivant le Danube, le parcours sera plutôt assez long, car ce dernier fait pas mal de boucles. C’est en tout cas ce qui nous a convaincu de prendre finalement la route vers les prochaines villes. L’itinéraire est toujours bien indiqué et il y a peu de trafic. 

 

Baska Palanka, une petite ville avec de jolies plages sur le Danube

Du centre-ville de Baska Palanka, nous n’avons rien vu. En effet, notre hôte Airbnb était plutôt un Couchsurfeur avec l’envie de faire la fête. Nous nous sommes donc retrouvés à le suivre partout, tout le long de la journée. À la plage, au bar, au dîner… Alors, on ne peut pas vous dire si la ville est belle, mais en tout cas, on peut vous dire que la petite baie est magnifique.

Baska Palanka, Serbie
Baska Palanka, Serbie – Les Splav en arrière plan

Non loin du Danube, il y a des marais avec des maisons traditionnelles. Notre hôte nous a expliqué que les toits sont fabriqués directement avec les végétaux du marais. C’est plutôt joli et assez cool à voir.

Baska Palanka - Eurovélo 6 - Serbie

À Baska Palanka, quelques maisons se trouvaient également sur l’eau au milieu de la rivière. Ce sont des Splav, quelque chose que l’on retrouve surtout à Belgrade normalement. Ce sont tout simplement des bars ou des restaurants ou même des lieux de vie qui se trouvent sur l’eau. Un peu comme nos péniches parisiennes, en moins péniches, mais en plus “maison flottante” !

Baska Palanka

 

Novi Sad, une ville magnifique à découvrir absolument

S’il y a bien un stop (ou deux, avec Belgrade) que vous devez faire en Serbie, c’est Novi Sad. La ville est particulièrement jolie. Avec ses petites rues pavées, ses couleurs, sa grande cathédrale. Vous y trouverez de quoi se pavaner. Pour prendre un verre, vous pourrez trouver des bars cachés dans des cours. Il faudra prendre les passages et être observateur pour les dénicher.

Non loin, le Danube, puis sur l’autre rive, Petrovaradin. L’ancienne ville de Novi Sad, avec sa forteresse, ses maisons d’époque et une vue imprenable. Certes, avec les vélos chargés, l’ascension vers les remparts vous demandera pas mal d’efforts. Mais ça vaut vraiment le coup.

Novi Sad - Serbie

C’est d’ailleurs à cet endroit que nous avons rencontré Paul et Fabian, deux cyclovoyageurs allemands. Nous les avons souvent croisés par la suite. Dès qu’ils s’arrêtaient, nous les rattrapions. Nous avons terminé la journée ensemble.

On vous conseille également de passer une nuit (ou deux) à Eko Kurir, l’association qui nous a hébergés via Warmshowers. Nous y avons passé un bon moment, avec plein de gens, les chatons et un coq un peu bête !

Eko Kurir - Chat - Eurovélo 6

 

Après Novi Sad, ça grimpe ! Et gare aux mauvaises blagues… 

Après Novi Sad, il faut suivre la route ! Elle est plutôt fréquentée, donc, ce n’est pas forcément plaisant. Mais les serbes sont généralement respectueux avec les cyclistes en voiture, il n’y a donc pas de raison de s’inquiéter. En revanche, cette étape grimpe plutôt pas mal. Comptez 410m de dénivelé positif en cumulé de Novi Sad à Belgrade. Ce n’est pas surhumain, mais ce n’est pas non plus ce à quoi l’Eurovélo 6 nous a habitués. En revanche, les paysages sont d’autant plus grandioses, et ça, c’est la bonne nouvelle.

 

paysage Serbie - eurovélo 6

Attention toutefois, restez sur la route. En Serbie, les panneaux indiquent parfois l’eurovélo par ci ou par là, vous avez souvent plusieurs options. Parfois, avec la circulation, vous penserez que ce serait mieux de suivre celui qui vous emmène sur la petite route à gauche. Mais, sur cette partie de l’eurovélo 6, n’y songez pas. Et oui, c’est un enfer ! De notre côté, nous nous sommes retrouvés sur de toutes petites routes, peu entretenues, avec des côtes soudaines de plus de 15%. Denni est même tombé à cause du poids de ses bagages (rien de grave hein !). Moi, j’ai dû pousser. Les copains allemands ont voilé leurs roues. Bref, on est passé de la petite route tranquille, mais fréquentée, à la route pas du tout fréquentée, mais on comprend largement pourquoi !

 

forteresse Novi Sad
La forteresse de Petrovaradin

Et puis, il y a beaucoup plus de kilomètres que prévus, car nous avons parcouru 130 km au lieu des 95km initialement indiqués. Nous avons donc stoppé à Belegis, un coin du Danube particulièrement magnifique, avant de repartir vers Belgrade.

Belgrade, une ville coup de coeur !

Nous sommes restés deux semaines à Belgrade, en attendant que mon passeport, bloqué par la douane, arrive. En fait, il est arrivé en même temps que moi à Belgrade, mais il ne ressortait pas de leurs bureaux. Nous avons reçu le paquet même pas ouvert, avec une amende à payer et sans raison (certes, c’était 2€, mais quand même…). Heureusement, nous en avons profité pour nous reposer et découvrir Belgrade (et surtout la piscine en fait).

Belgrade, coucher de soleil
Un coucher de soleil sur Belgrade

Nous allons rédiger un article entièrement dédié à cette ville. Pour vous donner nos petits coups de coeur, les villes à faire et les bonnes adresses (nous avons fait 5 logements sur place). Aussi, premier conseil, évitez d’y aller début août. La ville est compliquée à visiter avec 40°C !

La fin de notre aventure en Serbie, un poil trop tôt !

Comme nous vous l’expliquions dans notre article sur les portes de fer, nous avons dû quitter la Serbie plus tôt que prévu. Tout ça pour une question de distributeur de billets ! En gros, après Belgrade, l’eurovélo 6 se transforme en no man’s land. Et c’est plutôt pas mal !

Dubovac, Serbie, eurovélo 6

 

S’il y un lieu atypique que nous vous recommandons, c’est Dubovac. Nous y avons dormi une nuit, c’est un camping un peu particulier (en fait, c’est le jardin de sa maison), mais le propriétaire est super sympa. Il a créé plein de choses pour pouvoir se baigner (un radeau, une douche maison, etc.) et c’est plutôt rigolo. En temps normal, il loue des bateaux pour les pêcheurs. L’endroit est particulièrement sublime et donne sur un Danube, alors très sauvage

Danube, Dubovac, Eurovélo 6

La Serbie, quelques infos à savoir !

Les serbes sont super accueillants et ouverts sur le monde. Ils sont nombreux à parler anglais. Donc, à moins que vous ne parliez pas anglais, vous devriez toujours trouver quelqu’un avec qui communiquer. Ils sont souvent ravis de vous voir avec votre vélo. Alors, ne soyez pas étonné de vous voir offrir une pastèque par ci, un melon par là, un café par ci ! C’est le pays où nous avons le plus parlé avec les habitants. 

Comme nous le disions un peu plus haut, l’eurovélo 6 est bien signalé en Serbie. Ce qui est super. En revanche, en arrivant dans le pays, les dizaines de détour qu’il vous fait faire vont vous emmener rapidement à prendre les routes. Il n’y a rien d’inquiétant car les serbes sont très habitués aux vélos. Ils sont nombreux là-bas à l’utiliser. C’est un moyen de transport très commun et même si les gens ont des voitures, il n’est pas rare qu’ils aient également un vélo. Les automobilistes sont donc plutôt respectueux. 

Vélo - Serbie

En revanche, je voulais vous prévenir/préparer car la Serbie nous a frappés par le nombre d’animaux morts sur ses routes. Franchement, c’est un désastre. Ça fait peine à voir. Il y a beaucoup de chiens des rues dans le pays et ce sont les premières victimes des automobilistes. En pleine canicule, c’est surtout l’odeur nauséabonde qui nous a frappés. Maintenant, on la connaît bien. Pauvres bêtes. 

Le second élément, ce sont les poubelles (partout partout partout). Il faut vous rappeler que l’on sort de l’Europe et que l’on est dans un pays considéré comme “en voie de développement”. L’avantage, c’est qu’il y a des associations qui luttent pour l’environnement. Donc, tout ça se mettra en place au fur et à mesure. 

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