Découvrir la Véloroute de la Vallée de la Somme – V30

La V30 que l’on appelle aussi la véloroute de la Vallée de Somme est un parcours intéressant et surprenant. Nous nous attendions à suivre le cours de l’eau comme c’était le cas tout récemment sur la Voie Bleue ou encore le long de la Loire à Vélo. Mais, nous ne nous attendions pas à ce que le cadre naturel soit si préservé.

Denni l’a répété souvent le long de cette véloroute : « je n’ai jamais vu autant d’eau ». Entre les marais, les étangs ou la Somme qui s’étend, la faune s’emballe et mène une petite vie paisible et rafraîchissante le long des cours d’eau. C’est ce qui fait que cet itinéraire est si riche, si intense, si beau. Nous y avons saisi chacun de nos instants sur la V30 avec délice.

L’itinéraire de la V30

Nous avons suivi la véloroute de la Vallée de Somme uniquement dans le département du même nom. L’itinéraire suit d’abord le Canal du Nord que nous avions déjà rencontré sur notre chemin l’année dernière, à Noyon dans l’Oise.  Ce canal, fréquenté par les  gros navires marchands, est large et facile à suivre. Il rejoint la Somme (rivière) vers Voyenne et jusqu’à Péronne puis prend son propre chemin vers le nord de la France. 

Par la suite, c’est la Somme que nous suivons jusqu’à Saint-Valery-sur-Somme. Nous traversons alors des jolies cités comme Péronne, Corbie, Amiens, Long et Abbeville.

Trace GPX de l’itinéraire

La connexion avec d’autres itinéraires cyclables

La V30 se connecte très bien avec plusieurs itinéraires qui peuvent même être complémentaires. Si vous venez de Paris par exemple, il y a de quoi faire une belle boucle des Hauts-de-France car :

  • Elle est facilement accessible depuis la Scandibérique (ou EuroVelo 3) soit en déviant directement à Tergnier dans l’Aisne, soit en rattrapant la V30 par le Canal du Nord depuis Noyon dans l’Oise. 
  • À Saint-Valery-sur-Somme, la véloroute de la Vallée de Somme est directement connectée avec la Vélomaritime (EuroVelo 4) qui va davantage vers le nord (Dunkerque puis jusqu’à Kiev en Ukraine) ou vers le sud (Roscoff en Bretagne). En prenant la Vélomaritime vers le sud, il est aussi possible de rattraper l’Avenue Verte Londres-Paris à Dieppe (pour retourner à Paris par exemple) ou la Vélodyssée (EuroVelo 1) à Roscoff pour faire un long voyage à vélo le long de la côte française si le coeur vous en dit !
  • Elle est également connectée à la V32, la véloroute de la mémoire, un itinéraire de 90 km où l’on retrouve de nombreux sites liés à la première guerre mondiale et notamment, à la présence de nombreux soldats australiens dans la région.

Difficulté et état d’avancement de l’itinéraire

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170 km environ

200 km avec les détours

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+ 80 m

– 120 m

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3 à 4 jours

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Parcours facile

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Bien signalé et balisé, sauf la variante par Sancourt qui est en construction.

À Ham, seule une variante est signalisée, celle qui va vers le Sud. Si l’on souhaite rejoindre Sancourt (où nous avons dormi la première nuit), il est préférable d’avoir une trace car le parcours n’est ni réalisé ni balisé. 

La véloroute de la Vallée de Somme est encore en partie en construction, notamment dans sa partie la plus à l’est. Toutefois, une fois que nous avons trouvé les panneaux de signalisation, nous n’avons eu aucune difficulté à nous repérer. 

Concernant le revêtement, nous alternons entre chemins de halage non goudronnés, petites routes peu fréquentées et pistes cyclables bien asphaltées. Le rythme varie selon le terrain. Nous conseillons le VTC ou le vélo de randonnée pour cet itinéraire. 

Enfin nous n’avons pas rencontré de difficultés majeures sur le parcours. L’itinéraire est accessible et plutôt facile ! Il y a très peu de dénivelé. En revanche, pour les visites aux alentours du chemin de halage, c’est possible de rencontrer quelques difficultés ! 

Les guides de l’itinéraire – La Véloroute de la Vallée de la Somme 

Nous sommes partis sur l’itinéraire avec un Vélo Guide des éditions Ouest France. Ce n’est pas la première fois que nous avons un guide de ces éditions, nous trouvons que ce sont de loin les meilleurs. 

La Somme en roue libre, de la source à la Baie se lit avec plaisir, donne les renseignements essentiels à la compréhension du parcours et propose de nombreuses balades complémentaires. On recommande ! 

Préparer son voyage à vélo sur la V30

Quel équipement pour la V30 ?

Concernant le vélo, il est préférable de partir avec un bon vélo de randonnée, un VTC ou un VTT pour la première partie jusqu’à Péronne. Nous ne conseillons pas de réaliser cet itinéraire avec un vélo de route. Pour éviter les désagréments, il vaut mieux s’équiper de bons pneus (de toutes manières, ça vaut pour tous les voyages).

Concernant la tenue, une petite veste de pluie et contre le vent est la bienvenue pour se protéger du temps qui peut être assez instable dans la région. Comme souvent lorsque l’on se dirige vers la mer, le vent est plutôt de face si on prend la V30 de Ham à Saint-Valery-sur-Somme !

-> nos vélos

-> notre équipement

Comment rejoindre l'itinéraire ?

En train : Les TER Picardie sont super bien. Nous avons été surpris de découvrir des ascenseurs dans toutes les gares et des trains très faciles d’accès avec le vélo. Ce n’est peut-être pas partout comme ça, mais en tous cas, de notre expérience, c’était vraiment comme dans un rêve !

-> En savoir plus sur la formule train + vélo en France

À vélo, on peut rejoindre facilement l’itinéraire en suivant plusieurs véloroutes qui partent de Paris comme la Scandibérique ou l’Avenue Verte London – Paris qui amène à rejoindre le littoral à Dieppe, non loin de la Baie de Somme.

La V30 avec des enfants ?

Oui, aucun problème. La véloroute est très bien sécurisée, abordable et ne comporte pas de difficultés majeures, notamment après Péronne. De plus, il y a beaucoup de visites à faire qui peuvent éveiller la curiosité des plus jeunes ! 

Où loger sur le parcours ?

Il y a encore peu d’hébergements labellisé « Accueil Vélo » sur le parcours dans la partie vallée mais une belle offre en Baie de Somme. L’offre devrait s’étendre au fur et à mesure ! 

De nombreux campings se trouvent sur l’itinéraire. Il y a donc de quoi dormir aisément si vous voyagez avec votre tente. Les hébergements sur la V30 sont également habitués à accueillir des touristes à vélo. Il y a du choix et il y a des logements vraiment abordables dans les parties moins fréquentées. En revanche, à Saint-Valery-sur-Somme, les hébergements sont bien plus chers.

Est-il possible de bivouaquer sur la véloroute?

Il y a une belle offre de campings pas chers sur l’itinéraire, donc le bivouac n’est pas forcément nécessaire. Mais si vous le souhaitez, il y a quelques espaces assez cools le long de la Somme. 

Où trouver davantage d'informations ?

Sur le site de Somme Tourisme, vous retrouverez la description de l’itinéraire, étape par étape ainsi que toutes les informations nécessaires à la bonne préparation du voyage : les lieux à visiter, les restaurants à découvrir ou encore les hébergements !

Carnet de voyage – La V30, de Ham à Saint-Valery-sur-Somme


Jour 1 – de Ham (Sancourt) à Chipilly


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76 km

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+ 80 m

– 100 m

 

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5 à 6h

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Parcours facile 

Variante Ham – Péronne intermédiaire

Étape 1 – Ham – Sancourt – Péronne – 40 km

La veille de notre voyage à vélo, nous arrivons à Ham en train. Nous prenons le temps d’explorer la vieille forteresse du XVIème siècle dont il ne reste que la tour principale et son centre-ville historique avant d’enfourcher nos vélos vers Sancourt. L’itinéraire balisé de la V30 prend la direction opposée de la nôtre. Nous décidons alors de prendre une variante non balisée et non réalisée.

Après une douce nuit de sommeil à la ferme, nous continuons dans notre lancée pour rejoindre Béthencourt-sur-Somme où nous rattraperons le parcours officiel. Nous nous retrouvons alors au milieu des terres agricoles vallonnées de la Somme. Les champs de betteraves, maïs, pommiers et poiriers sont prêts pour la récolte en cette saison. Par-ci, par-là, nous empruntons des chemins en terre. La rosée matinale est bien présente. La saison évolue, nous voici officiellement au début de la fin de l’été !

Juste avant Béthencourt-sur-Somme, une succession d’étangs retient notre attention. L’environnement est calme, paisible et bien entretenu. Nous enjambons la Somme puis rejoignons alors le Canal du Nord et la signalisation de la V30 par la même occasion. Pour nos premiers coups de pédale sur l’itinéraire, nous sommes accompagnés par une péniche sur laquelle deux personnes font la bronzette, livre à la main. 

Pour se rendre à Péronne, il faut dévier de la véloroute sur 2 km. Le temps de visiter cette ville qui a été entièrement détruite puis reconstruite après la première guerre mondiale puis bombardée en 1940. Cette ville a été le théâtre de nombreux affrontements. Son Historial de la Grande Guerre était malheureusement fermé pour travaux lors de notre passage mais devrait rouvrir sous peu. Une visite à ne pas manquer.

Étape 2 – Péronne – Chipilly – 36 km

Au départ de Péronne, nous tombons sur son petit port de plaisance. Puis c’est le Canal du Nord qui prend une nouvelle direction et nous laisse longer la Somme, désormais toute petite sur notre droite. L’univers évolue complètement. D’un canal entretenu et taillé régulièrement, cette petite Somme est bien laissée au naturel, pour notre plus grand bonheur (et celui des poules d’eau apparemment). Les arbres nous entourent, nous évoluons à l’ombre. Ce doit être plaisant par de fortes chaleurs en plein mois d’août !

À l’Écluse de Sormont, nous dévions de l’itinéraire pour nous rendre à Cléry-sur-Somme admirer de longues étendues d’eau où des milliers d’oiseaux ont établi leur camp de base. Si on garde un oeil bien ouvert, il est même possible de voir des grenouilles ! 

De retour sur la véloroute de la vallée de Somme, le paysage devient de plus en plus vallonné autour de nous. Le terme « vallée » prend alors tout son sens, des falaises verdoyantes s’étendent sous nos yeux. Ce qui nous surprend d’autant plus, c’est la clarté de l’eau. Nous y voyons aisément le fond, les poissons et les algues !

À Frise, Denni trouve la petite randonnée menant au belvédère. Ce dernier lui offre un point de vue magnifique sur cette longue étendue d’eau qui nous entoure en contrebas. Emballés par la vue de ce dernier, nous décidons de nous rendre également au Belvédère de Vaux quelques kilomètres plus loin. Ce dernier est bien moins facile d’accès et demande de réaliser un détour de 4km aller-retour avec 50 m de dénivelé positif. Le point de vue est cependant lui aussi très chouette. 

Où manger et dormir à Sancourt?

Sancourt est un petit village proche de la ville de Ham sur la variante que nous avons emprunté. Nous avons passé une agréable nuit aux chambres d’hôtes Les Canards De La Germaine. Les hôtes proposent, pour le dîner, un menu avec des produits frais de la ferme.

Sur place, à coté de l’étang où vivent plusieurs canards, il y a aussi une boutique où les gérants vendent leurs produits ainsi que des produits locaux. Pour info, le logement est à un excellent rapport qualité – prix : 53€ la nuit avec le petit déjeuner !

 

 

 

Où dormir à Chipilly?
  • Nous avons dormi au camping Le Pont Rouge et les Vignes à Chipilly. Le camping est calme et convivial. Sur place, il y a un petit kiosque ou l’on peut manger et se restaurer. La piscine chauffée c’est le petit plus pour se détendre et bien terminer la journée (ça l’a été d’autant plus que nous l’avons eu pour nous tous seuls). L’été, on peut également profiter du SPA et de pleins de services. Les patrons sont sympas en plus, alors on recommande vivement cette petite adresse qui mérite d’être connue !

Jour 2 – De Chipilly à Picquigny 


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60 km

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+ 0 m

– 20 m

 

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4h

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Parcours facile 

Étape 1 – de Chipilly à Amiens 

Ce matin le temps est très nuageux, mais heureusement il ne pleut pas. Nous restons échanger un instant avec les adorables propriétaires du camping avant de prendre le départ pour cette nouvelle journée à vélo. Au départ de Chipilly, nous rejoignons à nouveau la Somme. Cette partie de la vallée est magnifique et très arborée. Nous évoluons toujours le long de la rivière et de ses nombreux étangs. Nous avons rarement vu tant d’eau !

Et tant d’oiseaux aussi dont des dizaines que nous ne connaissons pas ! Décidément le parcours de la V30 nous amène à évoluer au coeurs d’espaces naturels préservés. Nous notons avec étonnement que certains arbres ont déjà commencé à revêtir leur tenue automnale, que le houblon sauvage est très présent et qu’il y a encore de l’aigremoine (que l’on fait sécher et que l’on utilise chez nous en Italie pour faire du thé).

En chemin pour Amiens, nous marquons un temps d’arrêt à Corbie où l’on peut découvrir l’abbatiale Saint-Pierre, vestige de l’ancienne abbaye au rayonnement européen fondée au VIIème siècle. Si l’édifice restant fait aujourd’hui 36 m de long, à l’époque il en faisait 117 ! D’ailleurs sa porte, à quelques coups de pédale de l’abbatiale, permet de s’en rendre compte. D’autres bâtiments de la petite ville méritent le coup d’oeil, comme l’hôtel de ville !

Les derniers kilomètres à vélo qui nous séparent d’Amiens se passent toujours dans cet univers boisé et sauvage. Nous rencontrons quelques complexes industriels par-ci par-là, certains à l’abandon, d’autres tournant à plein régime. Puis les premiers hortillonnages apparaissent.

Étape 2 – D’Amiens à Picquigny

L’entrée dans Amiens nous permet d’avoir un aperçu des hortillonnages, ces espaces maraîchers tous plus beaux les uns que les autres. C’est à croire que c’est à celui qui aura le plus beau potager ! Nous manquons la visite de l’intérieur de peu, faute de temps. Il paraît que des artistes se sont également appropriés les lieux et y ont ajouté de nombreuses oeuvres d’art. C’est probablement pour l’eau qu’Amiens a été habitée dès l’antiquité. Nous ne savons pas quand a été construit cet espace d’hortillonnage mais une chose est certaine : c’est très ancien. 

Un autre édifice est impressionnant et unique à Amiens : sa cathédrale du XIIIème siècle qui fête cette année ses 800 ans. Fait étonnant, elle a été construite en 68 ans ! Elle est reconnue pour son harmonie (obtenue grâce à sa construction rapide), son style gothique classique et son impressionnante hauteur sous voûtes de 42 m ! Épargnée par les évènements du temps, elle n’a pas été touchée pendant la Révolution française ou encore par l’incendie qui a ravagé 70% de la ville en 1940. Elle a aussi survécu à l’obus qui a atterri dans l’une de ses chapelles mais qui ne s’est pas déclenché, ne faisant que très peu de dégâts. Cette chapelle touchée est désormais consacrée à la mémoire des soldats venus combattre depuis l’Australie pendant la guerre. 

La sortie d’Amiens se fait doucement et de manière paisible. La véloroute de la Vallée de Somme longe toujours la rivière sur une petite route peu fréquentée puis à nouveau sur le chemin de halage. Désormais la V30 est bien asphaltée et roulante. Sur l’itinéraire, nous croisons le parc de Samara, un parc naturel et archéologique qui peut être une belle découverte si vous en avez l’envie. 

Où manger à Amiens ?

Dans la ville basse d’Amiens, le AD’HOC Cafépropose des assiettes bien travaillées, à bon prix avec un menu du jour et des produits frais. Ce restaurant est dynamique, jeune et le staff sympa. 

Où dormir à Picquigny ?
  • Le camping de l’Abîme à Picquigny, pas loin de la véloroute de la vallée de la Somme et au pied des ruines du château et de sa collégiale. Un endroit pratique pour se poser une nuit avec ce petit camping familial et convivial. Nous y avons été très bien reçu.

     

    Note : Attention toutefois, si vous êtes sensible au bruit, le camping se trouve non loin de la voie de chemin de fer et le clocher de Picquigny sonne beaucoup 😉 ! Pensez aux bouchons d’oreille ! 


Jour 3 – De Picquigny à Saint-Valery-sur-Somme 


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61 km

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+ 90 m

– 90 m

 

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4h30 – 5h

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Parcours facile 

Étape 1 : de Picquigny à Long

Le soir précédent, la pluie s’est jointe à nous à la fin de la journée. Nous avons filé au camping afin de nous réfugier sous notre tente. Ce n’est qu’en ce début de matinée que nous profitons d’une accalmie pour visiter la petite ville de Picquigny avec son château, sa vue sur la vallée et sa collégiale Saint-Martin. 

C’est l’heure de repartir sur les routes pour cette dernière belle étape du parcours de la V30. Direction la mer. Mais auparavant les paysages confirment ce que dit Denni depuis le début de l’aventure : nous n’avons jamais vu autant d’eau. Nous passons à travers les marais de Long, et de l’eau, il y en a partout. Que ce soient de petits étangs privés ou de grands étangs accessibles à tous depuis la voie verte ! Le paysage est absolument fantastique. 

Nous arrivons à Long à l’heure de midi. La pluie nous a fait patienter dans un café et nous a fait prendre un peu de retard. L’occasion d’échanger avec un joyeux écossais venu en vacances dans le coin. À Long, un rayon de soleil vient illuminer les magnifiques jardins du château ! Ça donne envie d’y flâner. 

Le château de Picquigny sur la V 30

Étape 2 : De Long à Saint-Valéry-sur-Somme

Les écluses s’enchaînent à la sortie de Long, elles sont joliment fleuries et donnent un petit air bucolique aux lieux. Quelques virages plus tard, Denni se met à chercher des grenouilles. Il en a vu quelques-unes plonger, il a envie de les voir de plus près ! La faune et la flore nous entourent toujours autant : entre les poules d’eau, les canards de toutes sortes, quelques rapaces, la nature ne cesse de nous surprendre. 

La Somme quant à elle est toujours aussi claire. Elle donnerait presque l’envie de s’y baigner ! Il paraît que des saumons la remonte à nouveau, c’est bon signe. Denni lui rêve de pêcher des brochets, il en a aperçu dans l’eau ! 

Nous arrivons finalement assez vite à Abbeville où nous ne traînons pas. C’est vendredi à l’heure de pointe. La circulation est dense, nous n’avons pas le temps de nous poser. Le temps de jeter un coup d’oeil sur la collégiale Saint-Vulfran et le Beffroi et c’est reparti. 

La V30 est désormais en ligne droite ! Nous ressentons l’approche de la mer. Mais avant de la rejoindre, nous effectuons un dernier stop à la réserve ornithologique de Grands Laviers afin de découvrir les nombreux oiseaux vivant ici. Cachés dans des petites cabanes, nous pouvons observer de nombreuses espèces d’oies sauvages, des canards plongeurs, des papillons, des grenouilles aussi.

Étape 3 : l’arrivée à Saint-Valery-sur-Somme

Nous arrivons à Saint-Valery-sur-Somme fatigués en fin de journée. Finalement nous avons parcouru 200km en 3 jours. Ce n’est pas dingue vous nous direz, mais avec une petite crève en arrière-plan, nous sommes heureux d’arriver enfin dans la petite ville. 

La véloroute de la vallée de Somme se termine en beauté avec l’entrée dans le port de Saint-Valery-sur-Somme puis le long de la digue. Finalement ici il y a un peu plus de monde : les touristes du week-end sont au rendez-vous, la promenade le long de l’estuaire est noire de monde. Quel contraste ! 

Nous allons poser nos vélos dans un petit camping familial avant de revenir visiter la ville à la tombée de la nuit. Sa petite cité médiévale avec sa vue sur la Baie de Somme et ses vieilles ruelles est magnifique. À cette heure nous sommes complètement seuls dans les rues. Nous descendons à la plage pour profiter d’un instant surprise : juste avant la tombée de la nuit, le ciel s’est dégagé juste ce qu’il faut pour laisser passer quelques lueurs du soleil couchant ! Une belle conclusion à cette découverte mémorable de la V30. 

Où dormir à Saint-Valéry-sur-Somme ?
  • Camping de la Croix l’Abbé : une fois arrivés à Saint-Valery-sur-Somme, après avoir longé la mer à vélo, admiré les jolies villas et la baie de Somme, c’est le premier camping que nous avons croisé sur notre route. Le camping est grand et proche du centre ville. Les gérants, qui sont d’ailleurs bien sympas, proposent une bon rapport qualité-prix. Les douches datent certainement de l’ouverture du camping, mais ça ajoute un petit charme au lieu ! 
  • Au camping le Walric : Nous n’y sommes pas allés, mais plusieurs personnes nous l’ont conseillé. 

Bilan de notre aventure sur la Véloroute de la Vallée de Somme – V30 


La V30 a été une belle surprise tant pour l’un que pour l’autre. Nous l’avons parcourue notamment parce que nous avions envie d’aller voir la Baie de Somme depuis très longtemps. Finalement, c’est la véloroute de la Vallée de Somme toute entière qui nous a ravis. La baie n’a été que le final époustouflant à un voyage à vélo riche en découvertes. 

Les passages dans le silence de l’activité humaine le plus complet qu’il soit, la richesse des paysages vallonnés qui nous entourent, les milliers d’étangs et d’oiseaux qui y vivent, ainsi que la gentillesse et la bonne humeur des habitants, font de la V30 une destination unique.

Pour notre part, le voyage ne s’arrête pas là. Nous partons pour la Pointe du Hourdel via la Vélomaritime que nous suivrons jusqu’à Dieppe !

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Cet article a été rédigé suite à un partenariat avec Somme Tourisme. Nous relatons notre expérience de la V30 telle que nous l’avons vécue.

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