La Corrèze à vélo – 3 jours sur la Vagabonde – V87

par | Mis à jour le 07/09/2022 | Publié le 26/08/2022 | France | 0 commentaires

À peine inaugurée sous le nom de La Vagabonde – V87, cette véloroute existe depuis quelques années déjà mais n’avait pas de nom jusqu’à tout récemment. Elle permet de visiter la Corrèze à Vélo, ainsi que 5 autres départements.

À l’occasion de notre trip avec la Mad Jacques Vélo Millevaches, que nous avons prolongé par une visite de la Corrèze à vélo, nous avons pu parcourir une portion de cet itinéraire. Un réel plaisir pour nous car il est à un niveau intermédiaire (comptez 600 à 900m de dénivelé par jour de vélo) et quasiment tout le temps à l’ombre. 

Nous vous emmenons sur les traces de ce joyeux itinéraire aux paysages époustouflants, que nous avons pimenté par quelques circuits vélo emblématiques de la région.

Découvrir la Corrèze à Vélo

Si l’axe majeur et central du département est la Vagabonde, la Corrèze est une terre de vélo. Avec de nombreuses boucles familiales, VTT ou cyclosportives, le cycliste a un vaste choix pour explorer ses paysages vallonnés et verdoyants.

Il faut savoir également que les boucles sont balisées, ce qui les rend faciles à suivre pour notre plus grand bonheur. Avec une forte tradition du cyclisme, vous pouvez partir sur les traces du Tour de France et ses cols emblématiques. Toutes les informations sur les circuits vélo se trouvent sur le site correzerando.com

La Vagabonde – V87

Elle permet de relier Montluçon à Montech sur un itinéraire de plus de 500 km ! Une vraie traversée du centre de la France à travers l’Allier, la Creuse, la Corrèze, le Lot et le Tarn-et-Garonne.

Itinéraire inauguré en juin 2022, le tracé n’est pas encore entièrement disponible en ligne. Nous avons néanmoins pu le retracer pour une grande partie ! Presque entièrement balisé, l’itinéraire est la promesse d’une belle aventure. 

Connexion de La Vagabonde – V87 avec d’autres itinéraires vélo

La Corrèze à vélo - La Vagabonde V87

Grâce à ces connexions, elle offre l’opportunité de faire une belle boucle en partant par exemple de Nantes ou Saint-Brévin-les-Pins en suivant La Loire à Vélo, la V75, la Vagabonde, le Canal des Deux Mers puis La Vélodyssée. On peut aussi faire une boucle davantage dans les terres en optant pour La Scandibérique (avec un départ de Tours par exemple) plutôt que La Vélodyssée !

La Corrèze à vélo : infos pratiques

Quel vélo pour la Vagabonde ?

L’itinéraire se déroule entièrement sur voies partagées peu fréquentées, il convient donc à tous types de vélos. Nous vous conseillons plutôt un vélo roulant : vélo de voyage, gravel ou vélo de route. 

Bien entendu, si vous partez au long cours, nous vous recommandons de jeter un œil à notre article sur le vélo de voyage et à notre comparatif de 25 modèles de vélos de voyage.

 

Un équipement spécifique pour la Corrèze à vélo ?

Nous vous conseillons d’avoir un tout petit peu de développement sur vos vélos pour les montées, surtout si vous êtes chargé. Des tenues pour temps chaud et temps frais également. Les matinées sont fraîches lors de certaines étapes plutôt en altitude (le point culminant de la Corrèze est presque à 1000 m). 

De bons sacs de couchage, minimum 10°C même en été, sont largement recommandés. Pour les jours de mauvais temps, pensez également à prendre une bonne tenue de pluie, un poncho ou quelque chose qui vous protège en cas d’averses orageuses (ça ne dure pas longtemps, mais ça mouille bien !)

Si vous souhaitez en savoir davantage, retrouvez notre dossier sur l’équipement pour voyager à vélo.

Comment rejoindre la Corrèze ?

Des trains avec des espaces vélo vous mènent directement de Paris à Limoges. A partir de là, il est possible de rejoindre Lacelle-Corrèze, une petite bourgade qui mérite vraiment le stop d’autant plus que son camping est gratuit (seule la douche est payante) et qu’elle dispose d’un gîte d’étape. 

Les gares d’Uzerche ou Tulle proposent de nombreuses options également ! 

 

Quand partir sur la Vagabonde ?

La région étant bien vallonnée et plutôt en altitude à certains endroits, nous vous conseillons d’envisager d’y pédaler entre début mai et fin octobre. Du fait de la géographie, les températures sont assez douces l’été (sauf épisodes caniculaires comme nous avons connu cette année).

La Vagabonde – V87 en famille ?

Comme évoqué en intro, il existe des boucles familiales en Corrèze, toutefois la Vagabonde n’est pas tout à fait familiale. Tout dépend du niveau de vos enfants car l’itinéraire est uniquement en voies partagées peu fréquentées et est assez sportif.

Carnet de route : La Corrèze à Vélo via La Vagabonde V87

La Corrèze est le genre de territoire qui recèle de nombreuses surprises tout en restant totalement préservé d’un tourisme trop important. Avec ses paysages boisés, son parc naturel régional de Millevaches en Limousin, la Corrèze se savoure à chaque instant. Classée Réserve Internationale de Ciel Étoilé, la nuit, son ciel dégagé des pollutions lumineuses nous offre un spectacle scintillant et nous berce hors du temps.

C’est également une destination où l’on ne s’ennuie pas car les villages gardent de la vie grâce aux pèlerins avec de chouettes petits commerces locaux où les prix sont vraiment abordables. Destination idéale pour l’été, nous avons grandement apprécié de parcourir la Vagabonde ainsi que quelques circuits de la Corrèze à vélo : grâce aux forêts, nous étions quasiment constamment à l’ombre. 

Jour 1 : Embarquement pour la Vagabonde – V87


Le week-end précédent, nous avons suivi la Vagabonde en Creuse à l’occasion de la Mad Jacques Millevaches. Nous avions quitté la V87 à Peyrelevade, c’est donc tout naturellement que nous la reprenons dans cette zone.  

Aujourd’hui, le dénivelé sera conséquent mais toujours doux. Nous nous lançons à quelques kilomètres de Peyrelevade, au lac du Chammet situé à la limite de la Corrèze et la Creuse. Ce magnifique lac artificiel offre de beaux panoramas qui nous font penser à la Suède. 

Le temps de s’arrêter dans un café animé par les pèlerins et les locaux à Peyrelevade et nous reprenons la route où nous croisons la fascinante Croix du Mouton des templiers ! Elle daterait d’une période située entre les 13 et 14ème siècle. S’ensuit un parcours vallonné où l’on croise d’autres cyclistes mais aussi de nombreuses vaches. Rien de plus normal sur le Plateau de Millevaches me diriez-vous ? C’est sans compter sur la vraie origine du nom Millevaches qui signifierait plutôt “le plateau de mille sources” ! 

À Saint-Merd-les-Oussines, nous passons pas bien loin des ruines gallo-romaines des Cars (+4,5 km sur votre itinéraire). De notre côté, tourbières et landes nous mènent vers Variéras, un village un peu excentré de la Vagabonde (mais dont la visite peut se compléter aisément avec les ruines de Cars). Variéras vaut le détour, nous nous y croyons dans un village de Schtroumpf avec ses maisons rondes en toit de chaume. Village privé et préservé, ce sont les habitants eux-mêmes qui jouent le jeu. 

Le Mont Bessou – point culminant de la Corrèze

Lorsque vous passerez Saint-Merd-les-Oussines, vous serez assez proches du Mont Bessou qui se trouve à environ 12km de la petite commune. Point culminant de la Corrèze et du plateau de Millevaches, une tour d’orientation a été placée à son sommet afin d’atteindre les 1000 m d’altitude. En effet, avec ses 976 m d’élévation, ce sommet était tout proche de la barre symbolique !

Après l’étape de Variéras, nous arrivons assez vite à Bugeat où des cyclos que nous avons croisés le matin nous saluent. C’est un charmant village avec ses maisons en granite et l’église Saint-Pardoux, classée aux Monuments Historiques et connue pour ses beaux vitraux. 

Non loin, se trouve Gourdon-Murat avec ses 116 habitants et son café – bar – restaurant “l’Arrêt-bus” qui donne vie à la petite commune. Un détour peut se faire jusqu’à l’église Saint-Pierre-aux-Liens (+2km) connue pour son clocher à trois arcades. 

L’itinéraire devient un peu plus sportif lorsque nous quittons le plateau de Millevaches pour le massif des Monédières. Nous délaissons alors la Vagabonde pour aller voir l’église en toit de chaume de Lestards et nous diriger vers Veix où nous passons la nuit après une dernière partie de parcours plutôt sportive. 

Où manger sur l'itinéraire de La Vagabonde ?

Profitez d’une halte à Gourdon-Murat avec Lisa et Steve, un adorable couple d’anglais qui vient d’ouvrir le café, concert, chambre d’hôtes “l’Arrêt-bus”. Une vraie bouffée d’air frais pour ce village qui n’avait plus de lieux d’animation depuis longtemps.

Proposant de nombreux événements, activités et soirées à thème, il est étonnant d’apprendre que Lisa et Steve ont conservé un emploi en complément de l’établissement qu’ils gèrent ! Pour déjeuner, prévenez avant d’arriver afin que Lisa vous prépare un excellent petit plat. En tous cas, nous nous sommes régalés !

Arrêt Bus - Gordon-Murat

Camping à la Ferme des Borderies

Jérôme et Jean-Michel élèvent depuis 7 ans des vaches highlands, espèce rustique réputée pour la qualité de sa viande. Avec un élevage raisonné et de plein air, le troupeau a une belle vie, même si certains bœufs sont destinés à être mangés. Pour que l’animal soit le moins stressé possible, l’un des éleveurs l’accompagne jusqu’au petit abattoir communal qu’ils ont trouvé et le remercie.  
Jean-Michel - Fermes Les Borderies Highlands - ferme les broderies
La Ferme des Borderies se trouve également sur une voie secondaire des chemins de Compostelle. Ce passage de pèlerins a poussé Jean-Michel et Jérôme à installer des yourtes ainsi qu’à proposer une table d’hôtes aux voyageurs de passage. Nous avons d’ailleurs passé une superbe soirée en leur compagnie, nous vous recommandons l’adresse chaleureusement. 
Yourte - Fermes Les Borderies Camping - ferme les broderies

Jour 2 : le circuit du bol d’or, la folie des Monédières !

Avec les jambes en meilleur état que la veille (les restes de la Mad Jacques), nous nous décidons à aller découvrir les hauteurs des Monédières. La montée depuis Les Borderies est franche, nette, difficile. Nous sommes tous les deux en danseuse malgré nos vélos assez légers pour cette fois. 

Le circuit du bol d’or des Monédières, circuit historique

Le circuit du bol d’or des Monédières est un circuit historique car il a constitué pendant de nombreuses années un critérium de l’après Tour de France. En 2020, le Tour de France y est d’ailleurs revenu pour une étape. Si le parcourir en une fois ne fait pas trop mal, il faut savoir que l’épreuve était de réaliser 7 fois ce circuit. Avec environ 500 m de dénivelé positif par boucle, le faire 7 fois en fait une belle course.

Circuit des Monédières

Nous commençons par prendre la direction de Chaumeil. Les paysages sont spectaculaires aux alentours, le circuit sportif se transforme en promenade déambulatoire. Au pied du massif des Monédières, le cirque de Freysselines s’ouvre à nous. Puis le village de Chaumeil apparaît au milieu des arbres.

La montée pour accéder au bourg est difficile. Ça tombe bien qu’il y ait un café d’ouvert à l’arrivée, la pause est bienvenue ! Nous en profitons pour visiter la jolie église de Chaumeil, faire un petit tour dans le centre historique avant de repartir pour l’ascension du col des Géants.

À quelques tours de roue du sommet, nous nous détournons pour aller pique-niquer au fanum des Jaillants, un site gallo-romain très agréable et libre d’accès. Le col des Géants n’est désormais plus très loin et nous le passons quelques minutes après notre retour en selle. 

Nous complétons le circuit du Bol d’Or par une ascension du Suc au May, à 908 m d’altitude. Une chance que la vue soit si dégagée, car elle nous offre un point de vue magique à 360° sur les paysages alentours. Une belle conclusion pour cette nouvelle journée découverte de la Corrèze à vélo. Il ne reste désormais plus qu’à rejoindre Treignac et son camping !

La Monédière et la glace à la myrtille

Entre le col des Géants et la route qui permet d’atteindre le Suc au May, des indications pour la ferme de la Monédière nous intriguent. Une étape s’impose. Ici, la ferme est célèbre pour deux raisons : ses myrtilles sauvages et son goûter à la ferme. 

Le changement climatique menace depuis plusieurs années la production de myrtilles sauvages ici. Cédric nous indique : “mon père récoltait 15 tonnes de myrtilles par an, aujourd’hui nous sommes heureux quand nous en récoltons 1,5 tonne”. Alors la ferme s’est diversifiée. 

Aujourd’hui, avec son épouse Stéphanie, ils élèvent des brebis de race limousine et proposent de nombreux légumes de la ferme. Un magasin de vente directe avec des produits frais ou transformés sur place est d’ailleurs ouvert toute l’année.

En saison, Cédric et Stéphanie proposent une halte fraîche aux gens de passage avec des glaces et des tartes aux myrtilles sauvages (faites sous nos yeux). Une pause à ne pas manquer sur votre chemin !

glace à la myrtille sauvage - Monédière
glace à la myrtille sauvage - Monédière
glace à la myrtille sauvage - Monédière

Jour 3 : La découverte de Treignac et de son lac

Pour ce troisième jour à découvrir la Corrèze à vélo, nous partons visiter la Petite Cité de Caractère® de Treignac. Au départ du camping, situé au bord de la plage, nous empruntons un itinéraire qu’il faut connaître (suivez le parcours sur Komoot) pour arriver à Treignac. Sur un chemin en terre, nous passons à proximité des 2 cimetières et de la fontaine de Saint Méen que l’on dit bénéfique pour les problèmes de peau.

L’entrée à Treignac est époustouflante avec une vue imprenable sur cette petite ville établie dans les gorges de la Vézère. Son pont historique et emblématique a un charme incomparable. Le centre-village se visite bien à pied. Nous laissons les vélos devant l’Office de Tourisme et allons découvrir les différentes bâtisses historiques (un parcours est d’ailleurs disponible à l’Office de Tourisme). Avec ses églises, sa tour panoramique en accès libre, son clocher tors et les bords de la Vézère, la visite est pleine de surprises. Véritable institution, un stop s’impose également à sa chocolaterie.

Nous complétons la journée de découverte par un tour du lac des Bariousses à vélo.  Formé par un barrage sur la Vézère, le lac est entouré de paysages vallonnés et boisés. Nous profitons de jolis points de vue même si nous évoluons en majorité à l’ombre bienvenue des arbres. Encore une fois, nous pensons à la Suède !

Au milieu du tour, un pneu de mon vélo crève. Cela faisait bien longtemps que ça n’était pas arrivé, mais on a un peu pris la main. En 15 minutes, le problème est réglé. Tant mieux ! Cela ne nous retarde pas pour profiter de la plage des Bariousses avec son restaurant et sa structure gonflable de la station Sports Nature.

Où dormir à Treignac ?

Au Flower Camping La Plage 

À 4 km du centre-ville de Treignac et à deux pas de la plage, le camping est super agréable et familial, avec sa petite piscine, ses grands emplacements et un accueil chaleureux.

Ils nous ont d’ailleurs beaucoup aidé en nous prêtant un matelas après que le nôtre ait littéralement explosé !

 

Où manger à Treignac ?

  • Au restaurant La Brasserie, à la sortie de Treignac. Le restaurant est décoré avec beaucoup de goût, fraîchement refait, et propose une très bonne cuisine. Nous nous sommes régalés. C’est également ce restaurant qui nous a fourni les pique-niques pour le circuit du Bol d’Or, c’était parfait (je garderai un très bon souvenir du muffin). À noter : le restaurant est également un hôtel ! 

  • Au Barriou’s : restaurant sur la plage du Lac des Bariousses, à deux pas du camping, on y mange très bien avec de la cuisine très variée, allant des buddha bowl, au poulet au curry, aux plats traditionnels de brasserie. Le restaurant dispose aussi d’un espace pour ceux qui souhaitent emporter avec d’excellents burgers pour moins cher qu’un Mac Do (et bien meilleur, il va sans dire). Un excellent rapport qualité / prix, nous le recommandons. On y est allé 3 fois !

Conclusion sur notre périple en Corrèze à vélo 

La Corrèze à vélo nous a beaucoup plu. En écoutant le récit de vie de Jean-Michel et Jérôme, nous avons eu envie de faire comme eux : tout quitter pour emménager dans ce paisible département. Nous imaginons bien qu’il faut du temps aux nouveaux venus pour s’intégrer, mais ils font également partie de la dynamique des lieux en entreprenant et en ouvrant des commerces. C’est très tentant ! 

Nous avons reçu un accueil chaleureux partout où nous sommes allés. Les habitants sont super sympas. Les calvaires et les croix de granite parsemés un peu partout sur le terrain nous ont beaucoup fait penser au Finistère, les Monts d’Arrée, ses légendes. C’est le genre d’endroits que l’on aime plus que tout : un peu de dénivelé sans trop pousser, le calme, l’ombre, de beaux paysages, les températures vivables même à la toute fin juillet et une vraie chaleur humaine !

Cet article fait suite à un partenariat avec Corrèze Tourisme et Terres de Corrèze qui peuvent vous aider à préparer votre séjour en Corrèze à Vélo. Nous avons rédigé cet article librement et livrons notre expérience telle que nous l’avons vécue.

Ces articles vous intéresseront aussi 

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.