Bilan année 2021 – Heureux qui comme Ulysse

par | Mis à jour le 12/01/2022 | Publié le 12/01/2022 | Nos réflexions sur le voyage | 1 commentaire

Que dire de notre année 2021, à part qu’elle a été très riche et que nous avons vécu pas mal de petites galères que nous n’avions pas connues les années précédentes ? Que ce fut une année pleine de péripéties, tant en voyages et qu’en rencontres ? L’année 2021 est, encore une fois, une de nos plus belles années. Certes, nous commençons notre année 2022 avec les poches presque vides (ça nous arrive souvent, ne vous en faites pas pour nous), mais riches en expériences diverses. 

Alors que s’est-il passé en 2021 pour nous ? Quelles ont été les évolutions que nous pouvons partager avec vous ici ? Comment voyons-nous la suite ? L’heure du bilan annuel est arrivée.

1. Janvier – La restructuration du blog

Je n’arrive pas à croire aujourd’hui que ça fait près d’un an que nous avons refait complètement notre blog. Pour tout vous dire, la raison de cette remise à neuf est liée à deux problématiques que nous avions : 

1 -Notre blog était hyper lent à cause de son thème qui n’était pas optimal. 

2 -Nous avions de gros soucis à mettre nos articles en page car le thème était très lourd.

C’est difficile de mesurer le temps que nous prenons à travailler sur notre petit blog quand on ne connaît pas les coulisses de ce que ça implique. De notre côté, nous ne sommes pas experts en création de sites, loin de là. Il nous fallait environ une journée à l’époque pour mettre un article en ligne. Encore plus sur des dossiers comme notre guide sur le voyage à vélo ou le bivouac. 

C’est pourquoi, en janvier 2021, un peu désespérés, nous avons fini par faire appel à nos copains de Wait & Sea (qui tiennent l’agence Créazam) pour nous sauver de ce désastre. Il y a encore du boulot à faire sur cette nouvelle version, mais nous sommes très satisfaits du résultat. Mettre un article en ligne nous prend désormais 1 à 2h, imaginez le changement ! 

2. Février – Trip dans les Langhe

Un trip en hiver à vélo dans une zone montagneuse, est-ce tentant ? Nous avons voulu tester en tout cas. Bilan : ça nous a plu à fond. Même si nous nous sommes retrouvés sous la neige en plein milieu des célèbres vignes des Langhe dans le Piémont. C’était très agréable de voyager à une saison où les touristes sont très peu nombreux. Nous avons profité d’être un peu moins contraints dans ces périodes de confinement pour le faire, et ce fut génial.

3. Mars – Vélocéan

En mars dernier, je suis partie en solo pour la Vélocéan. Manque de chance, j’ai aussi contracté la maladie dont tout le monde parle dans le train. À la dernière minute, j’ai dû m’isoler dans un hôtel et reporter ma présence en Loire-Atlantique. Par chance, je n’ai pas perdu le goût. Trois fois par jour, le restaurant de l’hôtel me fournissait un plateau repas exquis ! Ça aurait été bien dommage de ne pas pouvoir savourer tout ça. Toutefois, je paie encore ce foutu covid depuis mars. L’odorat n’est pas totalement revenu, mon cerveau me joue des tours sur certains parfums. Surtout, la fatigue et le manque de souffle se sont installés durablement. 

Après avoir retrouvé ma liberté, j’ai apprécié grandement mon petit tour sur la Vélocéan. C’était magique de respirer l’air frais à nouveau. Exceptionnellement, je suis partie en VAE, malgré mes doutes à ce sujet en voyage. Mais vous pouvez bien imaginer les raisons de ce choix 😉 !

4. Avril – ne te découvre pas d’un fil

C’était l’heure du départ pour nous. Le 15 avril, nous devions partir. Mais comme je le précisais plus haut, la covid m’a mise KO et je ne me sentais pas encore apte à prendre la route. De plus, s’est déclenchée une chose étrange : une douleur à l’appendice, importante mais pas violente. Pas assez forte pour me faire opérer en tout cas. Nous avons préféré reporter le départ en attendant que la santé revienne. Spoil : elle n’est jamais totalement revenue.

5. Mai – las d’attendre, on se lance

Douleur à l’appendice toujours présente, fatigue chronique également, je me dis que pour aller mieux, il n’y a pas 36 solutions : c’est l’heure de prendre le départ. Les trois premières semaines sont douloureuses pour moi. Les poumons me font souffrir dès que je force de trop. Mais la douleur s’atténue au fur et à mesure que les kilomètres s’enchaînent, puis finit par disparaître. 

Nous voici enfin en route pour l’aventure, vers les routes de la Soie. Un projet que nous avions à cœur depuis 4 ans. Nous traversons déjà l’Italie en nous perdant dans le pays. À vrai dire, la plupart des frontières sont encore fermées aux voyageurs, nous prenons plutôt notre temps en attendant leur réouverture.

6. Juin – la Grèce, paradis cycliste

En juin, nous arrivons en Grèce sans programme. Les paysages, les plages sauvages, les douches et la facilité de circuler pour les cyclistes que nous sommes nous font tomber sous le charme du pays. Nous évoluons en nous dirigeant toujours plus au sud, ne pensant qu’au jour le jour à notre aventure. 

Ainsi, nous longeons la côte, traversons les îles de Leucade et Céphalonie, descendons dans le Péloponnèse. Il s’agit de l’un de nos meilleurs souvenirs de ce voyage.

7. Juillet – la Grèce nous pèse

Changement de décor en juillet, nous sommes désormais au sud du Péloponnèse, trop au sud. La canicule fait rage et, chaque jour, le thermomètre affiche entre 37 et 45°C. Les touristes sont arrivés également, les lieux sont plus fréquentés, la chaleur nous pèse et nous passons nos journées à chercher de l’ombre. 

Nous tentons de remonter au nord au plus vite pour fuir la chaleur et nous diriger vers la Géorgie par un ferry qui part à la fin du mois de juillet. Alors que nous faisons un stop dans les Météores et que nous nous apprêtons à sortir du pays, nous faisons la rencontre qui va totalement bouleverser notre voyage : celle de notre nouveau compagnon, Ringo.

8. Août – embarquer Ringo

Après 3 semaines d’attente en Grèce, toujours sous une chaleur cuisante, nous voici désormais équipés d’une carriole et accompagnés d’un chiot d’environ 3 mois, vacciné, pucé, vermifugé, et doté d’un passeport pour voyager. 

Nous prenons ENFIN la route vers la Bulgarie. Voilà un mois et demi que nous ne dormons pas correctement à cause de la chaleur et que nous n’avançons plus à notre rythme. Mais la Grèce a un dernier cadeau à nous offrir. Alors que l’on s’approche de la Bulgarie, un camion s’arrête auprès de nous pour nous proposer de nous embarquer jusqu’en haut du col. De fil en aiguille, nous discutons avec Maria et Tomas, qui nous invitent à prendre le café, puis à dormir chez eux. Ce soir-là, c’est tout le village qui fait la fête et partage ses histoires avec nous. 

Nous passons la Bulgarie rapidement après avoir fait un break de 10 jours dans un petit appartement à 1000m d’altitude et embarquons, avec un mois de retard, vers la Géorgie.

9. Septembre – Belle Géorgie

Ringo n’est plus le chiot que nous avons rencontré. Il a triplé de volume et commence à entrer dans une phase de chien têtu ! Cool dans sa carriole toutefois, il s’énerve face à tout ce que l’on croise : arbres morts, rochers, vaches, chèvres, chevaux, etc. 

En Géorgie, les animaux vivent dehors. Ringo ne manque pas de nous causer des problèmes en s’attaquant à deux reprises à des poules. Il n’en loupe pas une notre ado ! Les paysages sont hallucinants, sauvages, boisés, préservés. Nous sommes étonnés de découvrir que sur la côte de la mer Noire, le climat est subtropical. C’est incroyable de penser au Panama en Géorgie !

Nous quittons la côte pour monter vers Mestia et Ushguli, route traditionnellement empruntée par les cyclos. La montée est rude pour nous, avec la carriole qui pèse désormais bien lourd et un harcèlement que nous subissons par… les chiens errants ! Nous ne faisons pas un bivouac sans qu’il n’y en ait un qui traîne autour de notre tente. Il ne se passe pas une journée sans qu’il n’y en ait un qui nous suive. L’un d’entre eux nous a tellement suivi (sur près de 100 km) que nous avons décidé de tenter de le sauver via une asso locale. Action réussie, il vit désormais en France dans un foyer aimant !

10. Octobre – La désillusion

Nous sommes désormais en Turquie, un pays qui nous faisait languir depuis longtemps. Les frontières sont toujours fermées vers l’Asie. Nous apprenons que l’Iran ouvrira bientôt ses portes, mais un problème se pose désormais. Ringo commence à mal vivre le voyage. Nous nous rendons compte qu’il est heureux lorsque nous sommes en pause. Mais, surtout, il commence à être difficile en voyage. 

Le coup de grâce viendra en Cappadoce où il se fait mordre violemment par un chien errant. La semaine suivante, il reçoit à nouveau un coup de croc d’un chien qui, visiblement, a été éduqué à l’attaque. Nous qui avions bien réussi à le sociabiliser, son comportement est désormais ultra agressif envers ses congénères (dans l’approche, parce qu’il ne ferait pas de mal à un autre chien en réalité).  

Les chiens errants étant extrêmement nombreux, il aboie toute la nuit en bivouac, nous déchire tente et matelas, s’énerve dans sa carriole au point de nous déstabiliser sur nos vélos. Décidément voyager avec un chiot n’est pas chose aisée. Nous décidons de rentrer à la maison au plus vite pour l’éduquer dans un environnement plus serein. La traversée de la Turquie se passe en grande partie en bus. Du rêve à la réalité, la chute est un peu brutale !

11. Novembre – L’amour de la Grèce

Nous revoici en Grèce, sur l’EuroVelo 8, pour cette dernière ligne droite avant un retour à la maison. Après avoir subi la canicule pendant l’été, le mois de novembre est doux et agréable. Tout comme en juin, nous retombons sous le charme du pays, de ses habitants, de ses plages immenses et désertes à cette époque de l’année.

Nous n’avons presque pas de dénivelé ce qui nous rend la route bien agréable. Alors que Ringo fait désormais 20kg, nous avançons aisément. Nous reprenons confiance en nous. La dernière partie du voyage se passe plutôt bien, sauf en bivouac ! Nous favorisons alors les logements en dur qui, avec un chien, sont plus faciles à trouver en Europe. 

Le retour à la maison a lieu le 16 novembre. Avec un sentiment à la fois de soulagement et de frustration. Nous aimons Ringo plus que tout, mais nous aurions aimé pouvoir continuer un peu plus longtemps. Il nous faut donc réussir à mettre temporairement nos rêves de côté !

12. Décembre – retour au calme pour de nouveaux projets

Le train-train quotidien est de retour à la maison avec un Ringo bien énergique mais qui s’est très bien accoutumé à la vie sédentaire. Son approche agressive est toujours là, à notre grand désarroi, mais nous y travaillons et essayons de rester patient. Le loulou pèse désormais 26kg ! Un poids considérable pour nos prochaines aventures. Heureusement, il apprécie toujours autant sa carriole lors de nos sorties d’entraînement !

Nous repartirons à vélo (probablement en avril) vers la France. Mais en 2022, nous avons décidé de prendre une nouvelle résolution : nous aimons le voyage à vélo, mais nous aimerions davantage varier les plaisirs. Ces dernières années, nous avons tout fait à vélo. De nombreux projets, un peu différents cette fois, sont donc dans les cartons 😉 Et les dates déjà actées. Nous avons hâte de vous en dire davantage !

Bonne année à toutes et à tous 🙂

1 Commentaire

  1. Fabienne

    Magnifique ce bilan! Je ne commente pas beaucoup sur Insta, mais ça a été un réel plaisir de vous suivre dans votre aventure à vélo… et que dire de l’aventure Ringo! Vous êtes des vrais warriors d’avoir poursuivi l’aventure à vélo avec Ringo si longtemps! Pour nous le van aura été le parfait compromis avec le chien (ok en vrai le vélo et moi cela fait 18 de toute manière mais pscht…) Mais sinon je comprend bien votre frustration vis-à-vis des chiens errants. Avec Winchy nous avons un peu les mêmes problématiques. En Suisse et en Galice (dans un cadre sédentaire) il s’était vraiment bien sociabilisé et commençait à être très relax avec les autres chiens. De retour en Espagne et surtout dans les zones rurales, nous avons eu pas mal de couacs avec des chiens errants/de ferme agressifs. Winchy s’est également fait mordre à plusieurs reprises de manière assez sèche et il a maintenant développé une attitude beaucoup plus défensive au premier contact avec les chiens de grandes tailles (plus de 20kg dirons-nous). C’est dur, car t’as beau essayer de multiplier les expériences positives, il te suffit ensuite d’une rando où tu croises un chien agressif et pouf, tu retombes un peu à la case départ. Bref, hâte de voir vos nouveaux projets, et je vous souhaite plein de bonheur pour la suite. La bise à vous 3 (et une léchouille de Winchy à Ringo) 😉

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