Baignade lac d'Ohrid - tour à vélo Ohrid
Nov 26, 2017
Posted by: Mila

Notre tour à vélo du lac d’Ohrid dans le parc naturel de Galicica

Le lac d’Ohrid à vélo : du lac Prespa à la frontière albanaise

 

À l’Ouest de la Macédoine, nous avons traversé le parc naturel de Galicica pour atteindre le lac d’Ohrid au cours de notre voyage à vélo. Nous sommes partis de la jolie ville de Bitola, dont nous vous parlions dans notre précédent article sur la traversée de la Macédoine à vélo, pour prendre un avant-dernier col avant d’arriver au lac de Prespa. Les villages aux alentours étaient vraiment tous très mignons. Ils avaient tous leurs clochers et leurs minarets, un chouette mixte que l’on a retrouvé partout ailleurs dans le pays et que l’on a vraiment apprécié. Malheureusement, les images de ces petits villages sont tombées dans les méandres d’un bug et sont perdues à jamais…

Pour vous expliquer brièvement, au sud de la Macédoine, au milieu des montagnes, on trouve deux lacs immenses. Ils sont partagés entre la Macédoine, la Grèce (pour Prespa) et l’Albanie. Mais, c’est la Macédoine qui en possède la majorité. C’est d’ailleurs le principal site touristique du pays. Le premier, le lac Prespa, est le moins connu. Il se situe à 850 m d’altitude et nourrit le lac d’Ohrid, situé 150m plus bas, de l’autre côté des montagnes et du parc Galicica.

Dans cette partie de la Macédoine, l’ambiance change. Nous sommes au coeur des montagnes, à la fois au milieu de nulle part et à la fois dans une zone fréquentée comparé au reste du pays.

Lac prespa - Galicica
Lac prespa - Galicica

Carnet de voyage – La région d’Ohrid à vélo

Le lac Prespa, son immensité et son côté sauvage

 

Plus préservé du tourisme que son voisin, le lac Prespa est plus sauvage. D’ailleurs, il faut dire qu’en temps normal, on serait totalement sous le charme de cet immense lac au coeur des montagnes. Mais, dans ce cas particulier, le lac Prespa fait un peu grise mine par rapport à son magnifique voisin, car son eau est grise et ses plages boueuses.

Nous sommes entrés dans le parc de Galicica par ce biais et avons dormi au bord du lac. En fait, il y a de nombreux campings abandonnés dans le coin. Alors, vous pouvez facilement y entrer pour poser la tente si vous le souhaitez. Aussi, les routes étaient vraiment agréables dans cette partie de la Macédoine. Il y avait peu de trafic !

Une ascension compliquée dans le parc de Galicica

 

Si on devait vous citer le pire moment de cyclisme de notre tour d’Europe à vélo, ce serait celui-ci (update : c’est toujours le cas en 2020, pire moment de tous nos voyages). Nous sommes littéralement devenus fous en gravissant ce col ! Nous sommes partis le matin de Stenyé, au bord du lac de Prespa, en direction de Trpeysta (Treuhpèhista? Trapèsta? Euh…), une petite ville sur le lac d’Ohrid. Au programme, un petit col pour atteindre 1612 m d’altitude avec 950 m de dénivelé positif.

Jusqu’ici, la matinée s’annonçait simplement difficile physiquement dirons-nous. Mais tout ça, c’était sans compter sur une bande de moucherons acharnés qui nous ont harcelés tout le long de la montée !!!! Imaginez-vous : vous souffrez déjà avec vos 20 kg de bagages et puis, d’un coup, comme ça, il y a des centaines de petites mouches qui décident de venir danser une ronde (hyper rapide) devant vos yeux. Eh oui, elles étaient seulement devant nos yeux ! Nous avons tout essayé : pédaler dans tous les sens, tenter de faire des mouvements pour les éloigner, mettre la dose de produit anti-moustiques…

Nous avons fini la montée, la tête en bas, gluants de produit, un nuage noir autour de la tête, attendant que ça passe. Heureusement, il n’y avait quasiment aucune voiture car on ne roulait pas vraiment droit pour le coup. Cet enfer a duré une bonne heure avant que l’on prenne suffisamment d’altitude pour qu’elles nous lâchent.

Lac prespa - Galicica
Parc Galicica - lac d'Ohrid

Une randonnée à faire pour une vue sur les deux lacs !

Nous ne l’avons pas faite, mais elle nous a été recommandée par absolument tout le monde ! Sur la route que nous avons prise dans le parc, nous avons croisé un petit parking. De là, il est possible de faire une petite randonnée de 3h pour monter à 1 985m et ainsi, atteindre la “View of two Lakes”. Vous l’aurez compris, vous pouvez voir le lac d’Ohrid et le lac Prespa en même temps de là-haut (trop génial).

Clairement à faire, si vous n’avez pas peur de lâcher votre vélo chargé pendant quelques heures sur le parking. Dans tous les cas, si vous restez sur la route, vous aurez une belle vue sur les deux lacs, même si vous ne les voyez pas en même temps. Dommage pour nous, le jour où nous sommes passés, la visibilité était très limitée…

Avant d’entreprendre la descente, nous avons pu admirer la vue sur le lac d’Ohrid. Nous étions comme au bord d’une falaise, tellement la montagne plonge. Autant vous dire qu’on s’est éclaté dans la descente. En revanche, je pense que la montée doit être très dure si l’on fait la route dans le sens opposé au nôtre !

Dans la descente vers la ville au nom imprononçable, Trpeysta, il est possible de tourner à gauche. Ce qui permet d’aller directement au Monastère de Saint-Naum. Un “must see” que l’on a loupé du lac d’Ohrid, avec des sources et tout et tout.

Vue Lac d'Ohrid

Le lac d’Ohrid : l’un des plus vieux lacs du monde

Vieux de 3 millions d’années, le lac d’Ohrid est le plus vieux lac d’Europe. Il est même aussi vieux que le lac Titicaca à ce qu’il paraît ! Il est également le lac le plus profond des Balkans. Mais ce qui fait son originalité, c’est sa couleur. En effet, son eau est si transparente que l’on peut voir, semble-t-il, jusqu’à 28 m de profondeur ! Maintenant, vous comprenez pourquoi je disais plus haut que Prespa faisait un petit peu grise mine à côté ?

Lac d'Ohrid à vélo
eau lac d'Ohrid
Ohrid

Au bord du lac, il y a de nombreuses petites stations balnéaires. Il y a quelques petites choses à visiter comme la Bay of the Bones, un musée sur l’histoire du lac, ou les petites plages de galets. D’ailleurs, les plages sont si surprenantes que l’on se croirait presque en bord de mer !

Notre passage par Ohrid : une petite ville chargée d’histoire

 

La ville d’Ohrid est souvent surnommée le joyau de la Macédoine. Elle est riche en histoire et certainement moins bling bling que Skopje. On y trouve un théâtre antique datant de 70 av. JC, de nombreux monastères orthodoxes, dont les premiers datent du Xème siècle, des mosquées. Encore une fois, ce qui me surprend dans cette région, c’est la mixité de cultures, d’influences et de religions. C’est magnifique !

Ohrid - Lac d'Ohrid

Il y a beaucoup à dire sur la ville, c’est pourquoi nous avons rédigé dédié à la visite de la ville d’Ohrid. On vous partage quelques jolies découvertes ;-).

Le plus beau bivouac au bord du lac

Avant de passer en Albanie, nous avons suivi le lac d’Ohrid jusqu’à la frontière. Nous sommes passés par plein de jolis petits villages, des petites stations balnéaires dépeuplées. Nous avons aussi croisé le chemin de Struga, une grosse station balnéaire sans grand intérêt. Enfin si, il y avait une piste cyclable (la seule que l’on ait vu en Macédoine) ! La route jusqu’au camping était plutôt chouette. Nous sommes même tombés sur un monastère plutôt joli.

Monastère lac d'Ohrid
Bords du lac d'Ohrid
Bords du lac d'Ohrid

Le camping était indiqué par Maps.me, à l’écart de la ville de Radojda, au bout de la R1208 (pour ceux qui veulent y aller). Mais ce dernier était totalement dépeuplé et abandonné. Chouette un camping sauvage avec un sol tout plat ! On s’est retrouvés au bord d’une plage sauvage, sans personne. Forcément, on s’est baignés tout nus (enfin Denni l’a fait...) et on est restés regarder les poissons, au bord de l’eau. Un beau souvenir !

C’est également ce soir-là que j’ai appris que les crabes d’eau douce existaient. Ainsi, une espèce unique vit au bord du lac d’Ohrid et se balade un peu partout, sauf dans l’eau. J’ai donc pu faire face à ma phobie ultime (oui, j’ai une peur bleue des crabes, voilà, vous savez tout…) en tentant de ne pas trop hurler.

Lac d'Ohrid - Bivouac
Bivouac - Ohrid
Bivouac - Ohrid

Malheureusement pollué…

Après 5 mois de voyage à vélo, on fait plus facilement abstraction de certaines choses, notamment de la pollution. Néanmoins le camping abandonné servait clairement de déchetterie. Une chose que l’on a eu du mal à comprendre. Si vous vous souvenez de notre précédent article sur la Macédoine, on racontait s’être perdus dans les montagnes, sur une route impraticable. Même à cet endroit, des sacs poubelles avaient été vidés ! Un désastre qui fait parfois vraiment peine à voir. 🙁 On reste optimiste en se disant que ça évoluera, mais quand même…

camping abandonné Ohrid
crabe lac d'Ohrid

Évidemment, nous avons cru que l’on dormait à la frontière et que l’on pourrait la passer après une douce nuit de sommeil par une petite route alternative. Mais un spot magique comme ça, ça se paie le prix fort et pour le coup, ça a été la non-existence d’une frontière parallèle (on était trop habitués à l’espace Schengen nous).

Au programme : un demi-tour de 15 km et un dénivelé positif de 600 m pour arriver au poste de frontière. Et c’est parti pour l’Albanie !

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Comments ( 4 )

  • Rivalier vero

    Merci pour tes commentaires. C’est top
    Bien écrit et précieux !

    • Mila

      Merci beaucoup 😀

  • Estelle

    Ben chapeau d’avoir d’avoir traversé le parc de Galičica en vélo. Dans mes souvenirs ça grimpe pas mal et je l’ai fait en voiture. J’ai fait la randonnée two lakes view point pour me retrouver dans le brouillard. Pour le point de vue on repassera, lol. Mais il est vrai qu’à plein d’endroits du parc national on a des super vues sur un lac à la fois. J’avais adoré.
    Egalement ça m’avait choqué les ordures jonchées au sol dans des spots naturels (canyon de Matka). Ils ont de gros efforts à faire dans ces pays là.

    • Merci !! On a pris la montée du bon côté, alors ça allait (à part les moucherons).
      Ah oui, le canyon de Makta était particulièrement rempli de déchets dans mes souvenirs. C’était un vrai désastre, trop triste… Il y a malheureusement pas mal de zones comme ça :-/ En espérant que ça change rapidement dans les prochaines années.

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