Découverte - réseau points-noeuds - Nord à vélo
Sep 12, 2019
Posted by: Mila

2 jours à la découverte du premier réseau points-noeuds de France

Nous sommes partis à la découverte du premier réseau points-noeuds de France !

Depuis le temps que l’on vous en parle sur le blog : nous avons enfin testé un réseau points-noeuds. Il s’agit de celui des Monts de Flandre et de la Vallée de la Lys, le tout premier réseau de France ! Nous avions déjà pas mal côtoyé les points-noeuds en Wallonie, sans toutefois les suivre 🙂 

Ce modèle existe déjà aux Pays-Bays, en Belgique ou encore en Allemagne et il est actuellement en train de se développer en France. Il simplifie largement la lecture des parcours et permet de se repérer très vite aux intersections lorsque l’on est à vélo. 

De notre côté, c’est également l’occasion de visiter un petit peu la région. Nous étions déjà venus à Lille à l’occasion du WAT19, mais n’avions pas eu le temps de visiter. Nous avons été invités par Nord Tourisme à faire cette découverte. Spoiler : nous avons été agréablement surpris 🙂 !

À la découverte du Nord à Vélo 

Le réseau cyclable dans le Nord 

Il existe de nombreux choix pour parcourir le Nord à vélo. Trois pistes EuroVelo (3 – 4 et 5) traversent le département. Depuis quelques mois, il est également possible de découvrir les Monts de Flandre et la Vallée de la Lys via un réseau points-noeuds de 830 km. Cela permet de voyager à vélo facilement via des petites routes peu fréquentées et des voies vertes.

Le réseau points-noeuds, kézako ?

Nous vous avons déjà donné de bons éléments de réponse un peu plus haut, nous allons vous expliquer plus précisément en quoi ça consiste.

Inventé en Belgique à Genk, le concept consiste à donner un numéro aux intersections importantes.

Par exemple, nous voulons nous rendre à l’intersection numérotée « 60 ». Pour y aller, on suit donc les panneaux qui nous indique la direction du point-noeud 60. Et au numéro 60, on pourra choisir d’aller au numéro 61 ou 84, selon l’itinéraire que l’on a envie de suivre. Vous voyez l’idée ?

réseau points noeuds

Les avantages du réseau points-noeuds

  • Au lieu de vous perdre à lire les panneaux où il sera indiqué des dizaines de directions, il suffit de suivre un numéro. La visibilité est bien plus facile.
  • Contrairement aux grands itinéraires qui nous amènent d’un point A à un point B, le système de points-noeuds confère une grande liberté. On peut adapter son parcours selon ses envies et son niveau. 

Comment suivre les points-noeuds ? 

Pour le moment, il faut se procurer la carte du réseau soit en se rendant dans les Offices de Tourisme soit en la commandant sur le site www.lenordavelo.fr. La carte est vendue au prix de 7€. 

Une fois la carte en main, il suffit de réaliser son parcours en notant les numéros que l’on souhaite suivre. Nous avons reçu des petits papiers à accrocher au guidon du vélo pour notre part. Nous garantissons qu’ils tiennent la route, même sous la pluie. Testé et approuvé !

Notre mini-guide du Nord à Vélo 

Avant de partir sur le réseau points-noeuds, nous avons posé nos sacoches au camping la Ferme des Saules, à quelques kilomètres de Bailleul. Nous avons pris le train depuis Jeumont. N’ayant pas déjeuné, nous nous sommes arrêtés dans un fast-food agréablement décoré sur la route entre la gare et le centre-ville de Bailleul. 

Au restaurant, les gens étaient fascinés de nous voir là, avec nos vélos chargés. Nous n’avons plus trop l’habitude. Sur l’itinéraire de l’EuroVelo 3, les cyclovoyageurs font partie du paysage !

L’un des clients du restaurant était particulièrement fasciné par notre mode de vie et nous a demandé si nous pensions pouvoir gravir le Mont Noir, car lui n’y arrivait pas. Il nous en parlait comme quelque chose de titanesque. C’est drôle, mais ça nous a donné l’envie d’aller le voir ce Mont Noir… 

Les gérants étaient super sympas. Ils nous ont réservé un accueil digne du Nord.  Nous vous recommandons l’adresse : Restaurant le ch’ti creux, Bailleul

Jour 1 : les Monts de Flandre – 39,5 km

Quand on nous a dit que la région pouvait être difficile, nous n’y avons pas cru. Mais nous devons l’admettre, notre visite des Monts de Flandre nous a amenée à donner la note de 3/5 en ce qui concerne le niveau de difficulté de l’itinéraire. 

Notre map n’annonçait rien au-dessus de 160 m. Et pourtant, les Monts de Flandre demandent quelques bons coups de pédales. Nous y avons rencontré des montées parfois sèches, intenses, mais jamais bien longues. 

Le mont Noir – altitude 152m

Notre première étape de la journée nous amène sur le Mont Noir. Nous ne sommes pas les seuls d’ailleurs, il y a de nombreux cyclistes qui s’y entraînent. La montée est plutôt raide. Heureusement, elle ne dure pas bien longtemps !

Au sommet, nous cherchons un point de vue. Ce ne sera pas pour cette fois-ci. En effet, les arbres nous entourent (nous n’allons pas nous en plaindre) et nos prochains points-noeuds se trouvent vers la gauche. En revanche, nous tombons sur une drôle de grotte qui sert de petite chapelle. Sa construction est incroyable !

La descente du Mont Noir nous permet d’avoir des beaux points de vue sur les environs. Nous apercevons même au loin deux terrils, ces montagnes artificielles bien connues du nord de la France.

grotte chapelle Mont Noir
grotte chapelle Mont Noir
Mont Noir - réseau points-noeuds
Au départ vers le Mont Noir
Sur le Mont Noir

Le Mont des Cats – altitude 158 m

La suite de la route est géniale. Nous découvrons les champs de houblon. C’est la première fois que nous en rencontrons sur notre chemin, ce qui éveille notre curiosité. Le houblon est une plante rampante, elle se présente comme une forme de guirlande. 

Nous reconnaissons déjà le Mont des Cats avec son antenne, posée au sommet. Son nom ne fait pas référence à nos chers animaux de compagnie, mais à un peuple allemand, les cattes. Ils vivaient ici au Ve siècle. Une abbaye est aussi érigée sur le Mont. Il est possible d’y séjourner mais elle n’est pas facilement visitable. En revanche, juste devant, vous trouverez l’une des plus belles vues des monts de Flandre. 

Houblon - Nord à vélo
Houblon - Nord à vélo - réseau points noeuds
Houblon - Nord à vélo
Houblon - Nord à vélo - réseau points noeuds
Point de vue depuis le Mont des Cats
Point de vue depuis le Mont des Cats

Le Mont de Boeschèpe – 141 m d’altitude

La suite de notre aventure nous mène vers le Mont de Boeschèpe. Nous y allons pour une raison très précise : son moulin. Je suis toujours très fascinée par ces derniers ! Celui de Boeschèpe est un beau moulin à vent, classé patrimoine historique. 

Nous restons manger un bout à l’estaminet de Vierpot qui se trouve au pied du moulin. Les estaminets sont des lieux typiques du nord où l’on sert généralement des plats typiques et des rafraichissements. Nous en avons rencontré un peu partout ! D’ailleurs, si vous le souhaitez, il existe le label « estaminets flamands » pour retrouver les produits authentiques.

Notre retour vers le camping nous amène à admirer les petits villages construits en briques rouges, parfois perchés sur une colline. Nous alternons avec des passages en forêt. Une belle journée qui se termine !

Moulin de Boeschepe - points noeuds à vélo
Moulin de Boeschepe - points noeuds à vélo
Monts de Flandre - Nord à vélo
estaminet Moulin de Boeschepe - points noeuds à vélo
point de vue - points noeuds vélo
Monts de Flandre - Nord à vélo

Dormir à Bailleul

Le camping de la ferme des Saules est labellisé « Accueil Vélo ». Les propriétaires construisent actuellement des petites cabanes pour randonneurs. Ce sont de véritables petits cocons pour la nuit. Dans le camping, une grande cuisine est proposée à tous, avec babyfoot. L’ambiance est plutôt chouette. Dans la ferme, on trouve également un magasin de producteurs locaux.

Les cabanes sont aux alentours de 45€ la nuit pour 2.

Camping la ferme des saules
Camping la ferme des saules
Camping la ferme des saules

Jour 2 : la vallée de la Lys – 41,5km

Bailleul 

Nous décidons de retourner à Bailleul par le biais du réseau points-noeuds. C’est une ville intéressante et très jolie (à notre grande surprise). Entièrement détruite durant la 1ère guerre mondiale, elle a été reconstruite plus belle encore. Certaines façades s’inspirent directement de celles de Brugges et ce sont les habitants qui ont pu les choisir à l’époque. 

Nous prenons le temps un instant de nous perdre un peu dans les rues de la ville et d’admirer ses beaux bâtiments en briques rouges. La mairie et la médiathèque sont particulièrement impressionnantes.

Bailleul Nord
Bailleul Nord
Bailleul Nord
réseau points-noeuds

La forêt domaniale de Nieppe

Depuis Bailleul, nous reprenons la route vers la forêt domaniale de Nieppe. Nous traversons désormais la campagne du Nord de la France. Sur notre route, nous tombons sur le village de Merris, qui a été reconstruit également. Son église est unique en son genre et mérite son petit coup d’oeil. 

Nous arrivons assez rapidement à la forêt. Une longue piste droite la traverse, mais malheureusement pour nous, la pluie tombe désormais. Sur les bas côtés de la route, nous voyons plusieurs accès pour aller explorer la forêt en profondeur. Ça doit être sympa de se perdre dans ce vert, mais difficile pour nos vélos ! 

Eglise Merris
Eglise Merris
Merris
Forêt Nieppe
Nord à Vélo
réseau points-noeuds

La Vallée de la Lys – Merville 

Nous arrivons désormais dans la Vallée de la Lys et plus particulièrement à Merville. Comme de nombreuses villes de la région, elle a également connu le sort terrible de la 1ère guerre mondiale et a quasiment été entièrement détruite. Néanmoins, sa reconstruction est, comme à Bailleul, plutôt réussie avec son hôtel de ville, construit dans le style de la renaissance flamande ou encore l’église Saint-Pierre. 

C’est ici que nous rencontrons la Lys, cette rivière qui naît à Lisbourg. Nous la suivons jusqu’à notre point d’arrivée : Haverskerque. Certaines parties sont vraiment sauvages, superbes. C’est un bon bol d’air frais et de détente dans la région. 

La Lys - Merville
Merville
Merville
Lys sauvage
Lys sauvage

La base nautique de Haverskerque 

Nous dormons aux écolodges de la base nautique. Des petites cabanes toutes mignonnes au toit végétalisé. Ce qui est top, c’est que le ciel se dégage au fur et à mesure. Nous avons le droit à un beau coucher de soleil cette fois. 

Avant de repartir sur l’EuroVelo 3, nous profitons de la base nautique, pour pédaler à nouveau, mais sur l’eau cette fois. Nous prenons du plaisir à découvrir la Lys au fil de l’eau. On s’imagine alors traverser l’Atlantique à pédalo. Ah non, ça nous semble beaucoup trop fou, rentrons à la base !

base nautique haverskerque
base nautique haverskerque
base nautique haverskerque
pédalo base nautique haverskerque
pédalo base nautique haverskerque

Les écolodges

Les écolodges, c’est un super plan pour les cyclovoyageurs. Au prix de 36€/nuit les écolodges de Haverskerque sont plutôt spacieuses et peuvent accueillir jusqu’à 4 personnes. Tout y est : la petite cuisine, le frigo. Elles sont en bois, ce qui ajoute beaucoup de charme au lieu. Il n’y a pas d’eau courante, mais il est possible d’utiliser l’espace de la base nautique, à une centaine de mètres. La douche est au tarif de 2€. 

L’inconvénient de l’écolodge, c’est qu’il faut attendre minimum 7h30 pour pouvoir rendre les clefs. C’est potentiellement problématique pour certains cyclos. De notre côté, cela nous a posé souci.

écolodge
écolodge

Bilan de notre découverte du réseau points-noeuds 

Franchement, le système des points-noeuds est bien étudié. Les Monts de Flandre et la vallée de la Lys sont agréables à parcourir. Point important, nous ne nous sommes pas perdus une seule fois ! Les panneaux sont clairs et c’est vraiment super simple à suivre. 

Récemment, nous étions en Allemagne où il y a plein de signalisation partout. Nous nous y sommes constamment perdus. Au point même d’abandonner l’idée de suivre les panneaux. Lorsque l’on est à vélo, les points-noeuds simplifient la lecture, c’est impressionnant. 

Durant ces deux jours, nous avons été d’une excellente humeur. Le fait aussi de pouvoir prévoir son itinéraire avec ses petits détours comme on l’entend, c’est génial. 

Quant à la destination, elle nous a surpris. C’est loin des idées préconçues que nous avions sur le Nord à vélo. Il y a de jolies villes, ça grimpe un peu et l’accueil des locaux est très chaleureux.

En bref, c’était une belle découverte. Nous espérons que les autres départements français vont prendre exemple. C’est une excellente initiative !

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Le premier réseau points-noeuds de France - cyclotourisme
Le premier réseau points-noeuds de France - cyclotourisme
Le premier réseau points-noeuds de France - cyclotourisme

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Comments ( 4 )

  • gobois64

    Bonjour Mila,
    allez j’enchaîne sur ce nouvel article. Bon encore une fois : super, superbe etc… Oui en effet la culture du houblon est impressionnante, un brasseur de ma région cultive son propre houblon et j’ai été surpris moi aussi ! Lorque vous êtes passé à l’Abbayde de Val-Dieu vous avez dû boire une petite « bierrotte », ils en font de la bonne les moines cisterciens.
    Concernant le réseau points-noeuds c’est super intéressant je ne connaissais pas. Voyons voir combien de temps pour que nos régions s’équipent de ce balisage. Un autre point intéressant de ton reportage Mila est le concept des écolodges. Ah si je pouvais trouver des hébergements à ce prix (36€) cela serait le pied car dans n’importe quel hotel il faut compter entre 50 et 75€, il faut un vrai budget lors d’un voyage de plusieurs jours et surtout pas à la portée de toutes les bourses. Et je pense que la majorité des gens qui voyagent à vélo ne sont pas tous des descendants de Rockfeller 🙂
    Merci encore une fois pour ce partage, bonne continuation à vous deux !
    Gérard

    • Gérard

      – Tu a fait quoi comme rando ?
      – 12 – 36 – 58 – 22 … c’était super.

      Personnellement je n’aime pas le système des points noeuds. On fini par ne même plus savoir où on est passé. Rien ne vaut des indications en clair avec des noms de lieu-dits !

      • Mila

        Eh bien, je ne suis pas vraiment d’accord. C’est pertinent pour celui qui est de la région et qui a des notions du territoire. Néanmoins, pour celui qui vient de loin, c’est à s’arracher les cheveux. On le sait bien car on a fini par abandonner les indications en Allemagne, c’est trop compliqué à suivre au bout d’un moment. On se perdait systématiquement !

        Sur des parcours de 5000km comme les nôtres, on ne peut pas retenir tous les petits villages et lieux-dits où l’on va se rendre. Et puis, les points-noeuds ne nous ont pas empêché pour autant de savoir où nous sommes passés dans le Nord. Au contraire même, puisque l’on a pu écrire cet article 😉 Chacun ses préférences après tout !

    • Mila

      C’est vrai que les écolodges étaient particulièrement à un prix attractif. En fait, nous avons déjà vu plusieurs aménagements de ce type peu cher en France. Ils sont souvent hors des sentiers battus et loin du tourisme de masse et c’est super de pouvoir les trouver de temps à autre.

      Nous n’avons malheureusement pas gouté la bière. Quand on roule, on évite car on se trouve mou après. Nous avons d’ailleurs beaucoup de difficultés à cerner le concept de rando bière, on ne tiendrait pas une minute ^^

      À bientôt et encore merci pour tes petits mots Gérard 😀

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